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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Parti de la liberté.

Parti de la liberté de Corée
자유한국당
Jayouhan-gouk dang
Image illustrative de l’article Parti de la liberté de Corée
Logotype officiel.
Présentation
Président Hwang Kyo-ahn
Fondation
(Grand Parti national)

(Parti Saenuri)

(Parti de la liberté de Corée)
Fusion de Union démocrate libérale
Alliance pour l'espoir futur (en)
Parti de l'avancement de la liberté
Evergreen Korea Party (en)
Siège 18, Gukhoe-daero, 70-gil
Yeongdeungpo-gu, Séoul
149-871
Leader Na Kyung-won (en)
Secrétaire général Han Sun-kyo
Président du Comité de planification des politiques publiques Jeong Yong-ki
Slogan « Ensemble, dans le futur »
Positionnement Actuellement :
Droite[1],[2] à extrême droite[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12]
Historiquement :
Centre droit[13],[14],[15],[16] à droite[17]
Idéologie Conservatisme[18],[19],[20]
National-conservatisme[21]
Conservatisme social[22]
Populisme de droite[23],[24],[25]
Anticommunisme[26],[27],[28]
Libéralisme économique[29]
Factions :
Néo-conservatisme[30],[31],[32]
Paléo-conservatisme[33]
Affiliation régionale Union démocrate d'Asie et du Pacifique
Affiliation internationale Union démocrate internationale
Adhérents approximativement 3 500 000[34]
Couleurs rouge
Site web libertykoreaparty.kr
Présidents de groupe
Assemblée nationale Kim Sung-tae
Représentation
Parlementaires
110 / 300
Maires municipaux et gouverneurs
2 / 17
Maires municipaux
53 / 226
Élus locaux
1 146 / 3 750

Parti de la liberté de Corée
Hangeul 자유한국당
Hanja 自由韓國黨
Romanisation révisée Saenuri-dang
McCune-Reischauer Saenuri-dang

Grand parti national
Hangeul 한나라당
Romanisation révisée Hannara-dang
McCune-Reischauer Hannara-dang

Le Parti de la liberté de Corée (hangeul : 자유한국당, hanja : 自由韓國黨 , prononcé Jayuhankuk dang), anciennement Parti Saenuri ou Parti de la nouvelle frontière (hangeul : 새누리당, hanja : 새누리黨, prononcé Saenuri dang), est un parti politique conservateur sud-coréen, l'un des deux grands partis de gouvernement depuis les années 1990, traditionnellement opposé aux différents partis libéraux qui se sont succédé. Il s'est appelé Grand parti national (GPN, ou GNP selon l'acronyme anglais, hangeul : 한나라당, hanja : 한나라黨) jusqu'en [35], puis Parti Saenuri jusqu’en février 2017, le scandale Choi Soon-sil l'obligeant à changer de nom. Il est dirigé par In Myung-jin par intérim depuis le [36]. Au niveau international, il est membre de l'Union démocrate internationale.

Le parti est décrit de différentes manières comme de droite[1],[2], de droite populiste[23], ou d'extrême droite[3],[4]. Il a également été décrit comme socialement conservateur[22], économiquement libéral[37] et anticommuniste[38],[39],[40]. Certaines factions internes du parti ont des tendances racistes[41], homophobes[42],[43], xénophobes[44] et pro-dictature militaire[45].

HistoireModifier

Le Grand parti national est créé le , en vue de l'élection présidentielle du 19 décembre suivant pour soutenir la candidature de Lee Hoi-chang, par la fusion du Parti de la nouvelle Corée (lui-même né en 1995 sur la base du Parti démocrate libéral de Kim Young-sam, héritier du Parti de la justice et de la démocratie de Roh Tae-woo et donc avant cela du Parti démocratique républicain, l'ancien parti unique de Park Chung-hee) et du plus petit Parti démocratique (à ne pas confondre avec le Parti démocrate du millénaire, alors formation de centre gauche qui défend la candidature de Kim Dae-jung, élu président face à Lee Hoi-chang).

En tête aux élections législatives du , il obtient 133 sièges et 39 % des voix, parvenant à mettre en minorité, en 2004, le président Roh Moo-hyun avec l'appui d'élus du Parti démocratique du millénaire (majoritaire).

La crise politique qui en a résulté est résolue par les élections législatives le . Celles-ci se sont traduites par une courte défaite du GPN (121 sièges sur 299 et 35,8 % des suffrages, contre 152 et 38,3 % au Parti Uri de Roh Moo-hyun). Toutefois, les revers de la majorité parlementaire et présidentielle, lors des élections partielles organisées entre 2004 et 2007, ont renforcé le GPN.

Les élections locales du 31 mai 2006 se sont soldées par une nette avancée du Grand parti national, critique vis-à-vis de la politique du président Roh Moo-hyun à l'égard de Pyongyang, jugée trop conciliante par le GPN, avant que le parti ne se rallie, en juillet 2007, au principe d'un développement des échanges intercoréens[46]. (voir l'article détaillé sur les Relations entre la Corée du Nord et la Corée du Sud). Mais les scandales politiques et les inégalités sociales restent le principal facteur d'impopularité du président Roh Moo-hyun.

L'échec du GPN aux élections législatives partielles du 25 avril 2007 a affaibli sa position de favori pour l'élection présidentielle sud-coréenne de 2007[47].

Lors de la primaire interne d'août 2007 en vue de l'élection présidentielle, Park Geun-hye, ancienne présidente du parti et fille de Park Chung-hee, est battue par l'ancien maire de Séoul Lee Myung-bak par 48,1 % des voix contre 49,6 %[48].

Ce dernier a remporté l'élection présidentielle du , consacrant ainsi le retour du GPN au pouvoir après dix ans dans l'opposition. Il gagne ensuite très largement les élections législatives du (153 sièges sur 299, 43,45 % au vote par circonscription et 37,48 % à la proportionnelle). Il est allié avec le Parti de l'avancement de la liberté de Lee Hoi-chang (qui a quitté le GPN à la suite du succès de sa candidature dissidente à l'élection présidentielle de 2007, 18 députés élus en 2008) et la Coalition pro-Park (créée par des dissidents du GPN partisans de la candidature de Park Geun-hye, 14 députés élus en 2008 qui rejoignent le Parti Saenuri en ).

En décembre 2011, Park Geun-hye prend la direction du parti à l'approche des élections législatives de 2012. Le parti cherche alors à se démarquer du président Lee Myung-bak et il propose, comme le principal parti d'opposition, une aide sociale universelle. Le parti gagne les élections législatives du avec une courte majorité absolue (152 sièges sur 300, 43,3 % au vote par circonscription, 42,8 % à la proportionnelle). Il est toujours allié au Parti de l'avancement de la liberté (dont la représentation est réduite à seulement cinq députés).

Le , Park Geun-hye laisse la présidence du parti à Hwang Woo-yea (ko) afin de se concentrer sur sa campagne aux primaires pour l'élection présidentielle du . Elle remporte très largement ces primaires le , avec 83,97 % des suffrages exprimés, face au gouverneur de Gyeonggi, Kim Moon-soo (8,68 %), au député (et un temps proposé par Lee Myung-bak au poste de Premier ministre en 2010, il avait dû se retirer avant le vote de confirmation du Parlement en raison de la forte levée de boucliers face à sa candidature) Kim Tae-ho (3,2 %), à l'ancien ministre, et collaborateur de Lee Myung-bak, Yim Tae-hee (2,69 %) et à l'ancien maire d'Incheon Ahn Sang-soo (1,55 %).

Compromis par le scandale de corruption qui a conduit à la destitution de la présidente Park Geun-hye, le parti décide de changer de nom[49].

Résultats électorauxModifier

Élections présidentiellesModifier

Année Candidat Voix % Rang
1997 Lee Hoi-chang 9 935 718 38,7 2e
2002 Lee Hoi-chang 11 443 297 46,5 2e
2007 Lee Myung-bak 11 492 389 48,7 1er
2012 Park Geun-hye 15 773 128 51,6 1er
2017 Hong Jun-pyo 7 841 017 24,1 2e

Élections législativesModifier

Année Sièges Voix % Rang
2000
133 / 273
7 365 359 39,0 2e
2004
121 / 299
7 613 660 35,8 2e
2008
153 / 299
6 421 727 37,4 1er
2012
153 / 300
9 130 651 42,8 1er
2016
122 / 300
7 960 272 33,5 2e

Notes et référencesModifier

  1. a et b South Korea conservatives planning boycott over North Korea. United Press International. Author - Elizabeth Shim. Published 7 February 2018. Retrieved 13 June 2018.
  2. a et b South Koreans set to continue backing President Moon’s agenda in local elections. Foreign Brief. Published 13 June 2018. Retrieved 13 June 2018.
  3. a et b (en) Elizabeth Shim, « South Korea politicians to urge special prosecutor for 'Druking' scandal », sur UPI (consulté le 1er juin 2018).
  4. a et b (en) Steven Denney, « Anti-Communism Endures: Political Implications of ROK Political Culture », sur sino NK (consulté le 8 mai 2017).
  5. (en) « At Confirmation Hearing, Woman Chastised for Being Childless », sur Newser, .
  6. (en) « [Election 2017] Gay rights neglected on Korea campaign trail », sur The Korea Herald, .
  7. (en) Park Se Yeol, « South Korea's Party Isolated in 'Youngnam' Becomes 'Asphalt far-right' », sur pressian (consulté le 1er mai 2019).
  8. (en) Lee Man-Soo, « The Korea Party, from the 'far-right' swamp to the 'pro-Park new party' theory. », sur YTN (consulté le 16 février 2019).
  9. (en) Elizabeth Shim, « South Korea conservatives clash with Gwangju Uprising activists ».
  10. (en) Park ji-won, « Voices of far-right groups strong in LKP leadership race », sur The Korea Times (consulté le 21 février 2019).
  11. (en) Kim Bo-gyung, « [Newsmaker] Tensions escalate over Liberty Korea Party floor leader Na Kyung-won’s remarks on President Moon », sur The Korea Herald (consulté le 13 mars 2019).
  12. (en) Park ji-won, « LKP's embrace of far-right individuals raises concern », sur The Korea Times (consulté le 14 novembre 2018).
  13. Mark E. Manyin, South Korean Politics and Rising "Anti-Americanism": Implications for U.S. Policy Toward North Korea, Congressional Research Service, (lire en ligne[archive du ]).
  14. The Economist, print edition, April 11, 2008, South Korea's election: A narrow victory for the business-friendly centre-right « https://web.archive.org/web/20141018101515/http://www.economist.com/node/11036781 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), , Accessed Oct 19, 2013.
  15. Patrick M. Cronin, Global Strategic Assessment 2009: America's Security Role in a Changing World, INSS, (ISBN 9780160876554, lire en ligne[archive du ]).
  16. Global Security: Japan and Korea; Tenth Report of Session 2007-08, Chambre des communes du Royaume-Uni, (ISBN 9780215525130, lire en ligne[archive du ]).
  17. Routledge Handbook of Criminology, Routledge, (ISBN 9781135193850, lire en ligne[archive du ]), p. 443.
  18. Mark E. Manyin, U.S.-South Korea Relations, Congressional Research Service, (ISBN 9781437944167, lire en ligne), p. 26.
  19. Gi-Wook Shin, One Alliance, Two Lenses: U.S.-Korea Relations in a New Era, Stanford University Press, (ISBN 9780804763691, lire en ligne), p. 208.
  20. Mark Peterson et Phillip Margulies, A Brief History of Korea, Facts On File, (ISBN 9781438127385, lire en ligne), p. 242.
  21. (en) Jun-Hyeok Kwak, « Nationalism and Democracy Revisited », sur Soongsil University, .
  22. a et b (en) Jin-Kyu Kang, « Gay rights get a negative spin at fourth presidential debate », Joongang Daily.
  23. a et b (en) Jang Hoon, « Liberty Korea Party, conservative populism has no future », sur JoongAng Ilbo (consulté le 5 avril 2018).
  24. (en) Cho Soon-hyun, « Speak roughly, populist Hong Joon Pyo », sur InjuryTime (consulté le 3 mars 2017).
  25. http://www.hani.co.kr/arti/politics/assembly/898504.html
  26. (en) Lee Man-Soo, « The Liberty Korea Party has no countermeasures. », sur Ohmynews (consulté le 2 mai 2019).
  27. (en) Hwang Yong-Ho, « Jeong Mi-kyung said, "Lee Hae-chan's 240-seat remark, intended to amend socialism.". », sur 세계일보 (consulté le 19 avril 2019).
  28. (en) « Hwang Kyo-ahn, "Unification of liberal right is precious thing." », sur JoongAng ilbo.
  29. (en) « Economic transition strategy of LKP », sur Liberty Korea Party.
  30. http://www.ifs.or.kr/bbs/board.php?bo_table=YTT_board&wr_id=365
  31. http://libertykoreaparty.kr/web/extend/card/mainCardBoardView.do?bbsId=CDB_000000001265857
  32. (en) Hong Sung Yong, « Korea party declared 'Neoconservatism' », sur the Korea Economic Daily (consulté le 28 décembre 2017).
  33. (en) Woo Jong Rok, « Hwang Kyo-ahn said, "History is failing... requiring Park Jung-hee's Spirit.". », sur Newsis (consulté le 2 février 2019).
  34. 원내대책회의 주요내용[보도자료]
  35. « Le parti au pouvoir rebaptisé « Saenuri », sur french.yonhapnews.co.kr, (consulté le 15 mars 2016).
  36. (en) « Greetings », sur saenuriparty.kr, (consulté le 2 juillet 2018).
  37. (en) « Economic transition strategy of LKP », Liberty Korea Party.
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  39. (en) Hwang Yong-Ho, « Jeong Mi-kyung said, "Lee Hae-chan's 240-seat remark, intended to amend socialism.". », 세계일보 (consulté le 19 avril 2019).
  40. (en) « Hwang Kyo-ahn, "Unification of liberal right is precious thing." », JoongAng ilbo.
  41. (en) « Hwang's racist comment is spreading through far-right youtubers.(In Korean) », Media Today, .
  42. (en) « LKP's Homophobia(In Korean) », hankookilbo, .
  43. (en) « Min Kyeon-wook, member of LKP's'coming out' comment raises dispute about Homophobia. », YTN, .
  44. (en) « Kimn Jin-tae "People who applied refugee status should be ousted by force." », News1, .
  45. (en) « Na Kyung-won's comment about good dictatorship and bad dictatorship. », JTBC, .
  46. (en) « The GNP's Leftwing Makeover », sur Chosun Ilbo, .
  47. (en) « Election loss damages GNP's presidential campaign" », sur yna.co, .
  48. (en) « Lee Surges After Win in South Korean Primary », sur angus-reid.com, .
  49. « Corée du Sud: le parti Saenuri cherche un nouveau nom pour garder le pouvoir », sur geopolis.francetvinfo.fr, (consulté le 29 janvier 2017).