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Parti chrétien-démocrate (France)

HistoriqueModifier

Fondation (2001)Modifier

Le Forum des républicains sociaux (FRS) est déclaré au Journal officiel le [2]. Sa présidente est Christine Boutin, qui est également membre de l'UDF.

Débuts (2001-2009)Modifier

Christine Boutin annonce en sa candidature à l'élection présidentielle de 2002. Pour cette raison, elle est suspendue de l'UDF, qui soutient la candidature de François Bayrou[2]. Elle obtient 1,19 % des suffrages exprimés (339 112 voix)[3].

Après l'élection, il est l'un des partis fondateurs de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), et a ensuite été considéré comme un parti associé.

Lors de sa convention nationale du , le Forum des républicains sociaux a décidé de rejeter le Traité établissant une constitution pour l'Europe à une majorité de 75,88 % des voix. Christine Boutin invoque notamment trois raisons pour expliquer sa position :

  • l'absence de reconnaissance des racines judéo-chrétiennes de l'Europe ;
  • le caractère selon elle « excessivement libéral » du traité, qui ne prendrait pas « en compte la personne humaine, une erreur qui a amené en France la fracture sociale » ;
  • le fait que le traité permette le clonage thérapeutique et « ouvre la porte aux mariages homosexuels et à la possibilité pour ceux-ci d'adopter des enfants ».

Entre 2007 et 2009, dans les gouvernements Fillon I et Fillon II, Christine Boutin est ministre du Logement et de la Ville.

Changement de dénomination (2009)Modifier

Lors de sa convention nationale du , le parti a changé d'appellation pour devenir le FRS - La démocratie chrétienne sociale[4].

Le , les adhérents du FRS ont adopté un nouveau nom, « Parti chrétien-démocrate », proposé par Christine Boutin[5], qui déclare : « Il nous permet d'avoir une identité plus forte et plus explicite. Il sera proposé aux adhérents le lors de notre conseil national. À droite, beaucoup ont abandonné les valeurs chrétiennes. (...) [Pour] intégrer cet électorat au sein de la majorité présidentielle, il faut porter haut et fort ces valeurs chrétiennes. Il ne suffit pas de préempter un électorat pour en représenter les valeurs ! »[6].

Le parti est membre du Comité de liaison de la majorité présidentielle.

Succession de Christine Boutin (2013)Modifier

Le , Christine Boutin annonce qu'elle présente sa démission de la présidence[7]. Celle-ci est acceptée à l'unanimité. Charles-Henri Jamin assure alors l'intérim à la tête du parti jusqu'à l'élection de Jean-Frédéric Poisson lors de Convention nationale du .

Lors de sa convention nationale du , le parti a proclamé les résultats du vote qui a eu lieu du au pour élire un nouveau président à la suite de la démission de Christine Boutin. Deux candidats étaient en lice, Frédéric Delaitre cadre du parti et Jean-Frédéric Poisson déjà député et vice-président du parti. C'est Jean-Frédéric Poisson qui a été élu par 73,28 % des voix[8], Frédéric Delaitre ayant obtenu 25,43 % des voix. Le pourcentage de voix restant (0,79 %) correspond au vote blanc que le parti a choisi de comptabiliser dans les suffrages exprimés.

Primaire de la droite de 2016Modifier

En tant que président du PCD, Jean-Frédéric Poisson se présente à la primaire de la droite de 2016, organisée pour désigner un candidat à la présidentielle de 2017. Terminant sixième à l'issue du premier tour où il obtient 1,5  % des voix, il soutient François Fillon pour le second tour[9]. Après l'élimination de ce dernier au premier tour de l'élection présidentielle, Jean-Frédéric Poisson et Christine Boutin refusent pour le second tour d'appeler au « front républicain » contre Marine Le Pen en soutenant Emmanuel Macron[10],[11]. Christine Boutin déclare voter pour Marine Le Pen mais la position du parti demeure le « ni-ni »[12].

Le parti investit 120 candidats pour les élections législatives françaises de 2017[13]. Il n'a plus aucun élu au terme du scrutin.

PositionsModifier

Ce parti se rattache au courant démocrate-chrétien, et met un accent important sur le conservatisme social. Christine Boutin s'était opposée à l'établissement du PACS en 1999. En 2013, le parti a pris position contre le projet de loi visant à ouvrir le mariage et l'adoption aux couples de personnes de même sexe. Le PCD revendique environ 10 000 adhérents et 60 000 sympathisants au début de l'année 2013[14], et plus de 20 000 adhérents fin 2013.

Allié du parti Les Républicains à l'Assemblée nationale, l'actuel président du parti Jean-Frédéric Poisson se dit toutefois plus proche des idées de la députée FN Marion Maréchal que de sa collègue de groupe parlementaire Nathalie Kosciusko-Morizet[15].

PrésidentsModifier

ÉlusModifier

Le Parti chrétien-démocrate compte actuellement (en 2017) cinq conseillers régionaux, cinq conseillers départementaux et environ 250 élus locaux (maires et conseillers municipaux).

ParlementairesModifier

Lors de la mandature 2007-2012, quatre députés sont membres du parti : Christine Boutin, Jean-Frédéric Poisson, Jean-François Chossy et Dino Cinieri[2]. Jean-Frédéric Poisson est battu lors d'une législative partielle dans la 10e circonscription des Yvelines, le . En , Jean-François Chossy cède son siège à son suppléant Paul Salen, non membre du PCD.

Lors des élections législatives de 2012, Dino Cinieri est réélu et Jean-Frédéric Poisson retrouve son siège de député. Dino Cinieri prenant ses distances avec le PCD, Jean-Frédéric Poisson est le seul représentant de ce parti au Parlement durant la mandature 2012-2017. Il n'est pas réélu en 2017.

En , peu avant la fin de son mandat, la députée européenne (ex-FN) Joëlle Bergeron rejoint le parti[16]. En juin 2019, Paul-Marie Coûteaux devient chargé des publications[17].

Aucun sénateur ne s'est jamais revendiqué du PCD.

Maires et conseillers municipauxModifier

Jeunes chrétiens-démocratesModifier

Les Jeunes chrétiens-démocrates sont la branche jeune du Parti chrétien-démocrate[18]. Ils ont une vision de la politique où « le respect de la vie tient une place prédominante et où on réaffirme les valeurs de chaque homme »[18].

Les responsables du mouvement sont :

  • 2006 - juin 2010 : Jacques Lefort[19]
  • juillet 2010 - septembre 2012 : Maxence Poumaere[19], cadre dans l'industrie
  • - octobre 2013 : Vivien Richard[20], conservateur du patrimoine (promotion 2010[21].)
  • depuis octobre 2013 : Jean Roucher[22]

Relations avec les autres mouvementsModifier

Le PCD a longtemps été associé à l'UMP, tout en restant totalement indépendant. Ainsi les Jeunes du PCD étaient également indépendants des Jeunes Populaires[23],[24],[25].

Aujourd'hui, le PCD a été membre du mouvement des Amoureux de la France, en collaboration avec le parti Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan[26].

LogosModifier

Résultats électorauxModifier

Élections présidentiellesModifier

Année Candidat Premier tour
Voix % Rang
2002 Christine Boutin 339 112 1,19 15e
2007 soutien à Nicolas Sarkozy
2012 soutien à Nicolas Sarkozy
2017 soutien à François Fillon

Élections législativesModifier

Année Premier tour Second tour Sièges
Voix % Voix %
2002
2007
2012
2017 10 375 0,05 14 250 0,08
0 / 577

Élections européennesModifier

Année Voix % Sièges Rang
2004
2009
2014 138 708 0,74 %
0 / 74
12e

Notes et référencesModifier

  1. « » Chiffres clés », sur lepcd.fr (consulté le 11 mai 2019)
  2. a b et c « Forum des Républicains Sociaux FRS », sur www.france-politique.fr (consulté le 10 août 2016).
  3. « Décision n° 2002-109 PDR du 24 avril 2002 », sur Conseil constitutionnel (consulté le 8 novembre 2018)
  4. Dépêche AFP du .
  5. « Boutin crée le parti chrétien-démocrate », sur Le Figaro, .
  6. « Site officiel du FRS »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), reprise d'un article paru dans Le Figaro. Site consulté le .
  7. « Parti Chrétien démocrate. Christine Boutin démissionne de la présidence », sur Ouest-France.fr, (consulté le 6 mai 2016).
  8. Le Monde, AFP, « Jean-Frédéric Poisson succède à Christine Boutin à la tête du Parti chrétien-démocrate », sur lemonde.fr, (consulté le 16 novembre 2013).
  9. Anne-Aël Durand, Pierre Breteau, Enora Ollivier et Alexandre Pouchard, « Second tour de la primaire : les parlementaires de droite penchent pour François Fillon », lemonde.fr, 21 novembre 2016.
  10. Victor Dhollande-Monnier, « Nadine Morano refuse le front républicain pour le second tour de l’élection présidentielle », sur lelab.europe1.fr, .
  11. Paul Chaulet, « Guaino, Ciotti, Sens Commun... cette droite qui n'appelle pas à voter Macron », lexpress.fr, 24 avril 2017.
  12. Emmanuel Berretta, « Poisson : "Il n'y a plus de consensus chez Les Républicains" », sur lepoint?fr, (consulté le 27 avril 2017).
  13. « Élections législatives de 2017 », sur lepcd.fr.
  14. Christine Boutin, « La Manif pour tous : Le PCD appelle à une large mobilisation dimanche », sur Le PCD.fr, (consulté le 4 janvier 2014).
  15. Clémence Barral, « Candidat à la primaire de la droite, Jean-Frédéric Poisson se sent plus proche de Marion Le Pen que de NKM », (consulté le 10 août 2016).
  16. « Une ancienne dissidente du FN rejoint le parti conservateur PCD », sur lefigaro.fr (consulté le 3 mai 2019).
  17. https://www.bvoltaire.fr/paul-marie-couteaux-il-faut-recreer-une-veritable-droite-avec-lalliance-des-partis-de-droite/
  18. a et b « Perpignan Les jeunes du PCD 66 avec Christine Boutin », sur le site du quotidien L'Indépendant, (consulté le 4 avril 2013).
  19. a et b « Maxence Poumaere à la présidence du PCD », sur le site d'Europe 1, (consulté le 24 mars 2013).
  20. « Vivien Richard élu président des Jeunes du PCD » [archive du ], sur le site des jeunes PCD, (consulté le 24 mars 2013).
  21. « Les conservateurs du patrimoine de la promotion 2010 », sur le site de l'Institut national du patrimoine, (consulté le 24 mars 2013).
  22. « http://latableronde.wordpress.com/2013/11/12/entretien-jean-roucher-president-jeunes-pcd/ »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  23. Vivien Richard, « La nouvelle campagne de Christine Boutin et du PCD », sur le site plus.lefigaro.fr, (consulté le 4 avril 2013).
  24. Éric Martin, « Le dérapage de Lancar dérange au PCD », sur le site ndf.fr, (consulté le 4 avril 2013).
  25. Bertrand Lescure, « Maxence Poumaere (PCD) : « Les responsables des jeunes populaires sont déconnectés des vrais enjeux pour notre pays » », sur le site de l'agence de presse InfosBordeaux, (consulté le 4 avril 2013).
  26. « «Les amoureux de la France», la plateforme anti-Macron qui rêve d'une «union des droites» hors partis », sur www.20minutes.fr, (consulté le 6 août 2018).

Liens externesModifier