Parc des Capucins de Coulommiers

Le parc des Capucins est le plus grand jardin public de la ville de Coulommiers, en Seine-et-Marne. Il est situé à l'emplacement du château et des terres du couvent des capucins fondés par Catherine de Gonzague à partir de 1613[1].

Parc des Capucins
Image illustrative de l’article Parc des Capucins de Coulommiers
Église Notre-Dame-des-Anges vue depuis le parc des Capucins
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Commune Coulommiers
Quartier Centre-ville
Superficie 4 ha
Caractéristiques
Type Jardin public
Accès et transport
Bus Arrêt Marcel Clavier
Coordonnées 48° 48′ 39″ nord, 3° 05′ 11″ est

HistoireModifier

 
Tours des gardes, pavillons d'entrée du château

En 1588, Catherine de Gonzague épouse Henri Ier d'Orléans-Longueville[2] et lui apporte en dot le fief de Coulommiers[3]. Veuve en 1595, elle acquiert la prairie des Margats et y fait construire un château d'agrément sur les plans de Salomon de Brosse à partir de 1613[4]. La direction des travaux est confiée au maître-maçon Charles Du Ry et à son fils Mathurin Du Ry[4]. À la mort de Catherine de Gonzague en 1629, les travaux ne sont pas terminés[4]. En 1631, son fils, Henri II d'Orléans-Longueville décide de confier l'achèvement des travaux à François Mansart[4].

Le château est situé sur une île, elle-même séparée de la ville par une avant-cour[3]. Les jardins, réalisés par Claude Mollet à partir de 1624, sont placés en amont dans la perspective de la Fausse Rivière, le bras artificiel du Grand Morin creusé à la même époque[3].

En parallèle, Catherine de Gonzague fait construire à proximité de son château un couvent pour l'ordre des capucins.

Le château est détruit à partir de 1736 et le couvent est abandonné lors de la Révolution française[1].

Le maître-tanneur Thomas-Joseph Desescoutes acquiert du seigneur de Montesquiou l'emplacement de l'ancien château puis le couvent des capucins lors de sa vente comme bien national[5]. Ils passèrent, par succession, à son gendre, Antoine-Jean-François Ménager, puis au gendre de ce dernier, le marquis de Varennes. En 1865, la propriété est vendue à Abel Stanislas Leblanc, meunier des Grands Moulins de Pantin. À la mort de son fils, Édouard Abel-Leblanc, en 1915, la ville en hérite et en fait un jardin public[5],[6].

Le parc aujourd'huiModifier

Patrimoine historiqueModifier

Il ne subsiste du château que les pavillons des gardes construits par Mansart et deux portiques concaves qui étaient situés au fond de la cour[4]. L'église du couvent accueille le musée municipal des Capucins. Le jardin public s'étend sur l'île du château et sur l'avant-cour. Des équipements sportifs ont été construits au XXe et au XXIe siècles à l'emplacement des jardins de Mollet.

FloreModifier

Depuis 1945, le parc se divise entre un jardin à la française et un jardin à l'anglaise[7]. D'une superficie de 4 hectares[7], il est endommagé lors des tempêtes de 1999[8]. Un séquoia géant, un févier d’Amérique, un magnolia et des chênes rouges y sont plantés[9].

FauneModifier

Des cygnes, des canards, des rats musqués et un jars sont présents dans le parc.

RéférencesModifier

  1. a et b Yves Richard, Coulommiers et ses villages, Étrépilly, Presses du village-C. de Bartillat, , 64 p. (ISBN 978-2-84100-039-5 et 2-84100-039-7), p. 14
  2. « Gonzague, Catherine de », sur hls-dhs-dss.ch (consulté le 2 juin 2020)
  3. a b et c Parcs et jardins de Seine-et-Marne (lire en ligne), p. 74-78
  4. a b c d et e « Château de Coulommiers (Coulommiers, 1649) », sur Structurae (consulté le 2 juin 2020)
  5. a et b Ernest Dessaint, Histoire de Coulommiers, Coulommiers, Imprimerie Ernest Dessaint, , 292 p., p. 132-135
  6. Yves Richard, Coulommiers, Les Presses du Village, , 224 p. (ISBN 2-84100-232-2), p. 33
  7. a et b « Coulommiers et le parc des Capucins - Site des Archives départementales de Seine-et-Marne », sur archives.seine-et-marne.fr (consulté le 31 mai 2020)
  8. « L'histoire de Coulommiers », sur Coulommiers, site officiel (consulté le 16 novembre 2014)
  9. « Parc des Capucins – Ville de Coulommiers », sur www.coulommiers.fr (consulté le 31 mai 2020)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Ernest Dessaint, Histoire de Coulommiers, Imprimerie Ernest Dessaint,
  • Yves Richard, Coulommiers et ses environs, Imprimerie Saint-Paul,
  • Yves Richard, Coulommiers, Les Presses du Village,

Articles connexesModifier