Le Palio est un concours entre quartiers d’une cité ou entre entités territoriales voisines, en général disputé avec des chevaux ou autres animaux. Il existe aussi des Palio en barques. L’origine de ce type de manifestation remonte à l’époque des communes libres italiennes. Aujourd’hui la course du Palio est devenue une tradition très ancrée dans beaucoup de villes d'Italie, surtout les anciennes villes médiévales.

Le Palio de Sienne, le plus célèbre.

Le Palio de Sienne est le plus célèbre. Cette manifestation estivale traditionnelle se dispute deux fois par an (le , en l’honneur de la Madonna di Provenzano, et le , en l’honneur de l'Assomption); éventuellement, il peut y avoir un troisième Palio, couru à une date bien précise, pour célébrer un événement particulier (comme le Palio extraordinaire de 1969, couru pour célébrer le premier pas de l’homme sur la lune). Le Palio de Sienne consiste en une course de chevaux montés à cru (sans selle ni harnachement).

Au Palio, au premier vainqueur est, en général, assigné le drapeau aux couleurs de la cité et/ou de son saint patron. Exception faite du Palio de Legnano, où on assigne le Crocione (grosse croix), que le quartier vainqueur a le droit de garder jusqu’au prochain Palio. Au Moyen Âge, on donnait par dérision, au dernier arrivé, un jambon (baffa) dans plusieurs villes (Vérone, Pavie, Ferrare, Venise en particulier). « En 1238 à Sienne, un noble (eux seuls peuvent alors participer au palio) préfère payer une amende plutôt que de recevoir le porc auquel son dernier rang l’avait condamné  » [1].

ÉtymologieModifier

Le terme Palio provenant du latin pallium. Cette pièce d’étoffe rectangulaire portée comme pardessus (au-dessus de la tunique romaine) désignait au début la pièce d’étoffe précieuse qui était déposée au point d’arrivée et qui était remise au vainqueur de l’épreuve. Par la suite, sa signification fut étendue par métonymie à la fête en général et le Palio finit par désigner l’ensemble des rituels et des coutumes étroitement rattachés à la course.

OriginesModifier

Le plus ancien des Palio est celui de Ferrare. Les chroniques de l'époque rapportent qu'en 1259, pour célébrer la victoire de Azzo VII sur Ezzelino III da Romano à Cassano d'Adda, les Ferrarais organisèrent à travers les rues de la cité des courses de serviteurs et servantes, d'ânes et de chevaux, tradition qui perdura pendant vingt ans jusqu'à la création du Palio en 1279. La fête fut officialisée dans les Lois de 1287, le premier véritable ensemble de lois acté par les guildes de la ville. Il fut établi que la course aurait lieu deux fois l'an, une fois en l'honneur de Saint George, saint patron de la cité, et une fois le jour de l'Assomption. La récompense pour le vainqueur était un palio, un vêtement en matière délicate, tandis que le second et le troisième prix étaient respectivement un cochon et un coq[2].

Différents PalioModifier

Liste des Palii en ItalieModifier

Avec chevauxModifier

Avec ânesModifier

Avec bateauxModifier

Autres PaliiModifier

Nations prochesModifier

RéférencesModifier

  1. Voir Marino Zampieri, Il Palio, il porco e il gallo : la corsa e il rito del «drappo verde» tra Duecento e Settecento, Sommacampagna, Cierre, 2008, pp. 89-93. Cité in Richard Olivier, « Le jeu des aveugles et du cochon. Rite, handicap et société urbaine à la fin du Moyen Âge. », Revue historique 3/2015 (n° 675) , p. 525-556. URL : www.cairn.info/revue-historique-2015-3-page-525.htm. DOI : 10.3917/rhis.153.0525.
  2. (en) Giovanni Battista Tomassini, The Italian Tradition of Equestrian Art, Franktown, Virginia, USA, Xenophon Press, , 288 p. (ISBN 9780933316386), Equestrian traditions in Ferrara (page 103)

SourceModifier