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Palais royal de Portici
Image illustrative de l’article Palais royal de Portici
la Reggia di Portici
Nom local Reggia di Portici
Période ou style Baroque
Architecte Antonio Canevari (it)
Début construction 1738
Fin construction 1742
Propriétaire initial Bourbons de Naples
Destination initiale palais royal
Propriétaire actuel République italienne
Destination actuelle siège de la faculté d'agronomie de l'Université de Naples - Frédéric-II et musées
Site web www.centromusa.it/itVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées 40° 48′ 41″ nord, 14° 20′ 34″ est
Pays Italie
région Campanie
ville métropolitaine Ville métropolitaine de Naples
commune Portici

Le palais royal de Portici (en italien, Reggia di Portici) est une demeure historique que Charles de Bourbon a fait construire comme résidence pour la dynastie des Bourbons de Naples, avant d'édifier le plus imposant palais de Caserte.

Il se trouve à Portici, commune attenante à Naples, à l'intérieur d'un vaste parc doté d'un jardin à l'anglaise et d'un amphithéâtre.

Sommaire

HistoireModifier

 
L'intérieur du palais

Il paraît que le roi Charles III de Bourbon et son épouse Marie-Amélie de Saxe, en visite à la villa (it) du duc d'Elbeuf, ont été tellement impressionnés par le charme du lieu, qu'ils ont décidé peu après de construire un palais qui puisse leur servir de résidence officielle.

Les travaux ont été lancés en 1738 sous la forme d'un projet de construction confié à Antonio Canevari (it), rappelé en Italie par Charles de Bourbon lui-même, dans le cadre de son ambitieux programme de travaux publics et de son souci de la représentation du Royaume de Naples.

Parmi les artistes qui ont travaillé à cette réalisation, il y a le peintre Giuseppe Bonito, qui a décoré les salles, et le sculpteur Joseph Canart, qui a réalisé en marbre de Carrare les sculptures du parc.

Un certain nombre de palais et de demeures de nobles existaient auparavant sur le site et ont fait l'objet d'expropriations. Les travaux d'excavation ont permis de trouver de nombreuses œuvres d'art de valeur archéologique, parmi lesquelles un temple de marbre de 24 colonnes. Ces œuvres ont été placées à l'époque dans un musée mis en place pour l'occasion, le musée de Portici, annexe de l'Accademia Ercolanese (it) où se trouvent les objets provenant des fouilles archéologiques d'Herculanum.

La cour royale ne pouvait être hébergée complètement dans la reggia de Portici, c'est ainsi que de nombreuses autres demeures historiques ont été construites au voisinage : les villas vésuviennes du Miglio d'oro.

En 1799, avec la révolution napolitaine, la cour fuit à Palerme en emportant 60 caisses pleines d'objets historiques. En 1806, lors d'une nouvelle fuite, elle emporte 11 autres caisses d'antiquités. Joseph Bonaparte ordonne le transfert des antiquités restées à Portici au musée de Naples. En 1818, lorsque la cour de Bourbon rentre à Naples, les caisses conservées à Palerme sont transférées dans le nouveau musée de Naples, ce qui scelle le sort du musée de Portici ; en 1827, le déménagement des tableaux muraux est achevé. Joachim Murat refait l'ameublement à partir de zéro avec des meubles français et un goût porté sur le luxe.

Sous Ferdinando II de Bourbon, le domaine est relié par chemin de fer à Naples avec la ligne de chemin de fer Naples - Portici. Il héberge le pape Pie IX, puis commence à être de moins en moins fréquenté avec les années.

Entre 1863 et 1867, des peintres, membres de l'école de Resìna, y demeurent[1].

Aujourd'hui, la reggia héberge le siège de la faculté d'agronomie de l'université de Naples - Frédéric-II et quelques musées.

DescriptionModifier

Le palaisModifier

 
Vue depuis la cour interne

La façade du palais est ample et majestueuse, dotée d'une terrasse et de balustrades. Un atrium auquel on accède par une grille de fer depuis la « route des Calabres » (aujourd'hui renommée en rue de l'Université), qui découpe en deux le parc. L'atrium est soutenu par neuf voûtes à piliers.

La cour du palais, de dimensions imposantes, a sur son flanc gauche la caserne des gardes royaux et la chapelle palatine (1749). Un majestueux escalier monumental (1741) conduit depuis le vestibule au premier étage, où se trouve l'appartement de Caroline Bonaparte.

Le petit salon Louis XIV est richement décoré. Le petit salon de porcelaine de Marie-Amélie de Saxe (it), un boudoir dont les parois sont couvertes de porcelaine de Capodimonte, a été conçu pour la reggia di Portici, mais a été remonté en 1866 dans la reggia di Capodimonte (it) à Naples.

Le boisModifier

 
Le bois du palais

Le bois de la reggia a été agrandi jusqu'à atteindre une étendue considérable. Il allait pratiquement jusqu'à la zone de Pugliano du côté du Vesuve, et en bas jusqu'au Granatello, du côté de la mer.

Dans le jardin à l'anglaise, d'amples chemins tournants passent entre des œuvres, dont la fontaine des sirènes, le kiosque du roi Charles, la fontaine des cygnes et un amphithéâtre.

À l'intérieur du parc, il y avait un zoo doté d'animaux exotiques que le roi Ferdinand IV faisait venir de l'étranger.

De nos jours, la zone qui va vers le Granatello est restructurée, à la suite de l'élimination d'une vaste étendue de bois en faveur d'un tapis d'herbe.

GalerieModifier

Voir aussiModifier

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RéférencesModifier

  1. (it) Nuova antologia di lettere, scienze ed arti, tome CXIX, série IV, 16 septembre 1905.

BibliographieModifier

  • (it) Angelo Calemme, « Per ritornare a vedere… la Reggia di Portici », Vesuvio Live,‎ (lire en ligne)
  • (it) Angelo Calemme, « Le Ville Vesuviane dal XVI secolo ai giorni nostri », Vesuvio Live,‎ (lire en ligne)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier