Pablo Emilio Moncayo

militaire colombien
Pablo Emilio Moncayo
Naissance (43 ans)
Sandoná (Nariño, Colombie)
Nationalité colombienne
Pays de résidence Italie[1]
Profession
militaire
Formation
école de sous-officiers de Tolemaida
Ascendants
Gustavo Moncayo (en), María Estela Cabrera

Pablo Emilio Moncayo, né le à Sandoná (Nariño) est un militaire colombien ayant le grade de brigadier (cabo), enlevé par les FARC le et libéré unilatéralement le [2].

BiographieModifier

Pablo Emilio Moncayo naît et grandit à Sandoná, dans le sud-ouest de la Colombie. Il est l'aîné des cinq enfants de la famille. Après son service militaire, il décide de s'engager dans l'armée, et est fait prisonnier peu après par les FARC au cours de la prise de la base de télécommunications du Cerro de Patascoy. Avant sa libération, il était avec Libio José Martinez le plus ancien otage détenu par la guérilla[2]. Son père Gustavo Moncayo a mené une action énergique pour faire connaître le sort de son fils et des autres otages, portant symboliquement des chaînes comme celles des otages, et réalisant une marche de plusieurs semaines le menant à Bogota pour sensibiliser l'opinion publique à cette question. Cette marche lui vaut le surnom de « Marcheur pour la paix » (caminante por la paz).

Les FARC annoncent le leur intention de libérer unilatéralement Pablo Moncayo et de le remettre à une commission dirigée par la sénatrice Piedad Córdoba, représentante du groupe « Colombiens et colombiennes pour la paix » qui a déjà obtenu précédemment la libération de six otages en . Dans la même communication, la guérilla annonce qu’elle renonce à sa demande de démilitarisation de certaines régions du territoire colombien comme prélable aux négociations pour la libération des otages politiques. Le président colombien Álvaro Uribe dénonce quant à lui un « show politique » de la part des FARC[3].

Moncayo est finalement libéré le et remis à une commission de garants, dont la sénatrice Piedad Córdoba, l'évêque Leonardo Serna et un représentant du Comité international de la Croix-Rouge (CICR)[4].

Notes et référencesModifier

  1. El temor de la familia Moncayo, semana.com/BBC Monde, 27 août 2010
  2. a et b Pablo Emilio Moncayo, eltiempo.com, 24 septembre 2009
  3. Les Farc vont libérer l'un de leurs plus anciens otages sur le site de Libération le 16 avril 2009
  4. El secuestro más largo de la historia, Semana, 2 avril 2010