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Les images du capteur satellitaire SeaWiFS illustrant l'évolution de la production primaire océanique ont permis d'évaluer que les zones désertiques de l'océan ont progressé depuis 1998 de 6,6 millions de km2 (15 %), soit douze fois la superficie de la France[1].

La pêche durable (anciennement soutenable, en traduction littérale de l'anglais sustainable) est l'application à la pêche des principes du développement durable ou soutenable tels que reconnus par la communauté internationale à Rio de Janeiro en juin 1992.

Elle s'appuie sur des disciplines théoriques, telle que la dynamique et gestion des pêcheries et des méthodes de capture qui visent à atténuer la surpêche, les prises accessoires et la destruction des fonds.

Sommaire

HistoriqueModifier

La prise de conscience par le plus grand nombre de l'existence d'une surexploitation des ressources halieutiques est récente. En 1609 dans son Mare Liberum (en), le juriste Grotius, fondateur d'un droit international basé sur le droit naturel, écrit : « La pêche en mer est libre, car il est impossible d’en épuiser les richesses ». En 1851, on peut lire dans le Moby Dick d'Herman Melville à propos des baleines : « Bien qu’il y ait si peu de temps — la valeur d’une courte vie d’homme — la population des bisons en Illinois ait dépassé la population humaine actuelle de Londres, et bien qu’il n’en reste plus ni une corne ni un sabot, et bien que cette extermination soit due à la lance des chasseurs, la nature si différente de la chasse à la baleine interdit absolument une fin aussi indigne au Léviathan ». En 1883, Thomas Henry Huxley déclare lors de l’ouverture de l’exposition des pêcheries à Londres : «J e crois pouvoir affirmer avec confiance que, avec nos modes de pêche actuels, un bon nombre des plus importantes pêcheries de mer — comme celles de la morue, du hareng et du maquereau — sont inépuisables »[2].

Les questions de dynamique et gestion des pêcheries préoccupent les sociétés depuis des siècles. Une réglementation de la pêche existe ainsi en Norvège depuis le XVIIe siècle[3].

Si la mise en place d'une pêche durable respectueuse de l'environnement et subvenant aux besoins alimentaires des hommes semble être une préoccupation largement partagée, la transition vers ce type de pêche peut être différente d'un pays à l'autre, d'une région à l'autre, et d'une pêche à l'autre[4]. Ainsi, selon les chiffres rendus publics par l’Ifremer en 2019, 48 % des volumes pêchés en France en 2018 proviennent de stocks de poissons (en) exploités de manière durable, 27 %[5] des volumes proviennent de stocks surpêchés[6].

Principales causes de la chute de la biodiversité marineModifier

Les principales causes de la chute de la biodiversité marine sont la surpêche, la destruction des habitats, les impacts du changement climatique (acidification des océans, réchauffement et de la couche de surface et plus forte stratification qui entraîne une désertification des océans, un déplacement des espèces et des déphasages chronobiologiques), la pollution marine, les maladies et parasites des poissons (en)

Notes et référencesModifier

  1. (en) Jeffrey J. Polovina, Evan A. Howell, Melanie Abecassis, « Ocean's least productive waters are expanding », Geophysical Research Letters, vol. 35, no 3,‎ (DOI 10.1029/2007GL031745)
  2. « Quand le poisson se fait rare… », sur echomagazine.ch, .
  3. Affaire des pêcheries (Royaume-Uni C. Norvège), International Court of Justice, , p. 247.
  4. OCDE, Les mécanismes du marché au service de la pêche, OECD Publishing, , p. 227.
  5. Les 25% restants correspondent à des stocks pour lesquels il manque des données.
  6. Franck Stassi, « Moins de la moitié des poissons débarqués en France sont issus de la pêche durable », sur usinenouvelle.com, .

Voir aussiModifier