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Péguilhan

commune française du département de la Haute-Garonne

Péguilhan
Péguilhan
L'église.
Blason de Péguilhan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Saint-Gaudens
Intercommunalité Cœur et Coteaux du Comminges
Maire
Mandat
Michel Brocas
2017-2020
Code postal 31350
Code commune 31412
Démographie
Gentilé Péguilhanais
Population
municipale
295 hab. (2016)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 56″ nord, 0° 42′ 29″ est
Altitude Min. 218 m
Max. 345 m
Superficie 18,48 km2
Localisation

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Péguilhan
Liens
Site web peguilhan.fr

Péguilhan (Peguilhan en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie.

C'est depuis le une commune nouvelle après sa fusion avec Lunax, devenue commune déléguée[1].

GéographieModifier

Commune située dans le Comminges à 35 km au Nord de Saint-Gaudens. C'est une commune limitrophe avec le département du Gers par la Gimone.

Communes limitrophesModifier

 
Communes voisines.

Depuis 2017, la commune touche Saint-Blancard suite à l'absorption de Lunax.

HydrographieModifier

La Gesse son affluent le Ruisseau de Larjo et la Gimone dont une partie du lac de la Gimone passent sur la commune.

ToponymieModifier

Péguilhan vient de Puy Guilhem, c'est-à-dire : "Puy Guillaume".

HistoireModifier

Des vestiges romains attestent un habitat de cette époque hypothétiquement du début de l'ère chrétienne.

Le village de Péguilhan fut au Moyen Âge la première baronnie de Comminges et plus tard un comté.

Le premier seigneur connu de Péguilhan est Astorg de Péguilhan né vers 1125. La branche initiale de ces premiers seigneurs de Péguilhan s'est éteinte au début du XIIIe siècle. À cette époque, la terre de Péguilhan était possédée en indivision par le comte de Comminges et par les seigneurs de Montpezat et de Coarraze.

Lors de son mariage en 1380 avec Belle de Cédons, c'est Bernard de Coarraze - également co-seigneur d'Encausse - qui est cité comme seigneur de Péguilhan. Son fils Raymond-Garcie de Coarraze meurt avant lui.

C'est la fille de Raymond-Garcie de Coarraze - Jeanne de Coarraze - qui transmet en 1420 par contrat la terre de Péguilhan à son mari Aymery V de Comminges. Il est vraisemblable qu'il s'agit de la dot de Jeanne de Coarraze.

C'est un descendant d'Aymery V de Comminges - Roger de Comminges - qui fit ériger en 1613 la terre de Péguilhan en comté par lettres patentes.

La famille de Comminges-Péguilhan est une des cinq grandes familles françaises qui - dit-on - pourraient prétendre au trône de France, si leur filiation ne comportait pas de manques[réf. nécessaire]. Cette illustre famille se distingua au cours des croisades. Ses racines remontent au IXe ou Xe siècle

Avant la Révolution, le village actuel de Saint-Ferréol faisait partie de Péguilhan. C'est pour cela qu'une partie de la population vivant aujourd'hui en Péguilhan, au quartier des Lurines, est administrativement de Péguilhan mais toujours inhumée à Saint-Ferréol.

Chapelle Sainte-GermaineModifier

C'est dès l'origine sainte Camellie, qui imprime au quartier son nom de Camelle. La Révolution française la fit détruire presque entièrement et la renomma Notre-Dame-de-la-Gimone. Ce fut vers 1860 que sa reconstruction fut acquise dans l'élan conjugué de la canonisation de sainte Germaine de Pibrac, et fut définitivement dédiée et connue en Sainte Germaine. Elle est ouverte au culte et des cérémonies y sont célébrées à la demande.

Politique et administrationModifier

 
Mairie de Péguilhan

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes du Boulonnais et du canton de Saint-Gaudens (avant le redécoupage départemental de 2014, Péguilhan faisait partie de l'ex-canton de Boulogne-sur-Gesse et avant le elle faisait partie de la communauté de communes du Boulonnais).

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1944 1959 Marcel Teulé    
mars 1959 1965 Aimé Adam    
mars 1965 1972 Marcel Carrère    
mars 1972 1977 Jean Cestac    
mars 1977 2008 Alex Castex    
mars 2008 En cours
(au 30 avril 2014)
Michel Brocas   Retraité

population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 218 habitants, en diminution de -12,45 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
672650647669805763785800810
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
780675655688669644631600551
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
532527512409439441427403364
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
355334259250232221222249218
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[7] 1975[7] 1982[7] 1990[7] 1999[7] 2006[8] 2009[9] 2013[10]
Rang de la commune dans le département 173 228 271 310 305 360 344 361
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Les archives communales attestent que la population de Péguilhan, au début du XIXe siècle dépassait les 800 habitants. On note, pour cette période, quelques cas d'émigration vers l'Espagne ou l'Amérique du Sud. source = INSEE[11].

ÉconomieModifier

 
Le moulin de Péguilhan en 1900.
 
Le château de Villeneuve.
 
La chapelle Sainte-Germaine.

Elle est essentiellement rurale. L'agriculture et l'élevage constituent un fort potentiel d'activité pour de jeunes agriculteurs qui maintiennent des exploitations ancestrales, nécessairement mécanisées pour être compétitives. Cultures céréalières, pâturages, élevages bovins, ovin. De nouvelles orientations attestent d'un engagement vers des modes de production biologiques. La volonté municipale soutenue par la population a permis de créer une zone artisanale au fort potentiel de salariés. L'habitat ancien qui avait été abandonné, fut peu à peu acquis par de nouveaux venus du nord de l'Europe. Ce regain de population et de cultures différentes revitalise le pays et fait naitre aujourd'hui des projets de constructions nouvelles. C'est la vocation du PLU - Plan Local d'Urbanisme - en cours d'élaboration. Grâce au partage consenti entre agriculture, petites industries et artisanat, s'insère la zone artisanale géographiquement à mi-chemin entre Toulouse et Tarbes, deux grands pôles économiques de Midi-Pyrénées. Diverses activités y ont été créées, à savoir :

  • Transports Barrère,
  • Garage réparations automobiles,
  • Station de lavage,
  • Centrale à béton,
  • Entreprise S.A.T.O.B. spécialisée dans le concept de maisons et structures à ossatures bois,
  • CUMA des Coteaux, Silos UAC.(antenne de Péguilhan)

EnseignementModifier

Péguilhan fait partie de l'académie de Toulouse.

SantéModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Sur le site de la chapelle Sain- Germaine, l'association "CAMEL'ARTS" génère, sur ce lieu bucolique, d'importantes activités culturelles et artistiques (renseignements à la mairie). Les mois de juillet et août, tous les week-ends, les amateurs d'arts, (peinture, sculpture, décoration et autres) tout comme ceux qui aiment la musique et le chant, viennent proposer leurs talents et savoir-faire. C'est là le cadre d'activités culturelles estivales canton en juillet et août, tous les week-ends.

SportsModifier

Écologie et recyclageModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'intérieur de l'église.
  • Au nord du village se dresse le château de Bonrepos XIVe siècle, ayant appartenu à l'ancienne famille de Saint Pastou. L'antique demeure est aujourd'hui restaurée par son nouveau propriétaire ;(privé).

Au centre du bourg est un autre château du XVIIIe siècle avoisinant de l'église, dit le château de Villeneuve (privé). fut la résidence des Haget et puis celle des de Villeneuve. trois membres de cette famille furent maires de Péguilhan. Pons de Villeneuve fut également préfet de la Corrèze et des Hautes-Pyrénées.

  • L'Église fut remaniée au XIXe siècle. La voûte à croisées d'ogives est entièrement décorée sur le thème de la feuille d'acanthe sur fond bleu marial. Cette commande de la fabrique fut, très probablement exécutée par les frères Pedoya, spécialistes de ce style que l'on retrouve dans bien d'autres églises de la région.
Fonts baptismaux en pierre (classés Monument historique décoré de figures humaines et animalières curieuses. La grande cuve, à huit pans coupés, est posée sur le socle d'un autel votif romain trouvé dans le village voisin. Les trois personnages sculptés figurent la famille.
Fresques modernes dans le chœur, réalisées en 1951[Note 2]. Vierge en pied peinte par Jacques Fauché. L'église est dédiée à la Vierge Marie, et c'est en cela que la fête patronale du village est toujours fixée au premier dimanche de septembre. Autre peinture latérale dans le chœur représentant l'Arbre de Jessé en son entier, fresque exceptionnelle dans ses dimensions et par l'exhaustivité du récit biblique, exécutée par Pierre Igon, Jacques Fauché et Pierre Saint-Paul[Note 3]. Ils sont tous trois fraichement sortis des Beaux Arts de Toulouse, par la suite Jacques Fauché y sera professeur puis directeur. Ces trois peintres, de l'école toulousaine des années 50, ont réalisé à Péguilhan leurs plus grandes fresques[Note 4].
  • Chapelle castrale avec vitraux armoriés du XIXe siècle dont celui de la famille de Villeneuve dont le château est contigu. Un autre vitrail nous présente le blason du pape Pie IX.
  • Autel votif en marbre blanc des Pyrénées conservé à Péguilhan à la chapelle de Bétis (propriété privée).
  • Au début du XXe siècle il fut réutilisé et creusé en manière de bénitier pour la dite chapelle. La dédicace de ce dieu des « chars » (en patois local un char se dit car, transporter se dit « caréjar ») peut être assimilée au fameux "Saint-Christophe" tombé en désuétude.

Liens externesModifier

  • Au cimetière, chapelle funéraire de la famille de Villeneuve. Il s'agit en fait du chœur, inachevé, de la première église du village église. Bel autel en pierre de Péguilhan. Piliers latéraux et colonnes engagées donnent à penser que le projet était vaste et grandiose pour un petit village. La commune possédait une carrière de pierre qui servit à édifier de nombreuses constructions dans le village, comme aussi l'église de Boulogne-sur-Gesse ou la chapelle de Saint-Sabin à Escanecrabe.

Autres pièces remarquables : Pietà en bois peint, probablement du XVe siècle (IMH) (propriété privée), ainsi que le fragment d'autel votif dit "le bénitier de Bétis". Il s'agit de la partie haute d'un autel romain dont on a modifié et réutilisé en manière de bénitier, placé à l'entrée de la dite chapelle de Bétis (privée) au hameau d'Ambrosi. Ce petit bloc de marbre de Saint-Béat, porte la dédicace "Carpinto Deo". Les moines de l'abbaye de Nizors, près de Boulogne, possédaient dès le XIe siècle les fermes des Busquets à Péguilhan. BUSQUET-d'EN-HAUT et BUSQUET-d'EN-BAS.

  • Moulin à eau sur la Gesse, origine XIVe. Il possédait une scierie, et du XIXe au milieu du XXe siècle il possédait une boulangerie. Le moulin à vent au nord-est du village fut détruit au début du XXe siècle.
  • Au centre du village un ancien local possède un grand four à pain qui ferait suite au four banal du Moyen Âge.
  • La carrière de la "Houme" exploitée par la famille Benac après 1880, connut une forte activité avec plus de 25 employés.
  • Au quartier de la Camelle, la famille Escoubas, fit prospérer une tuilerie qui connut un essor d'une cinquantaine d'années, seulement, dans la première moitié du XIXe siècle.
  • Lac de la Gimone.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Aimeric de Peguilhan (XIIe siècle), célèbre troubadour,
  • Famille Comminges Péguilhan,
  • Saint Pastou, chanoine constructeur de la cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges,
  • Le chevalier César de Péguilhan, capitaine et gouverneur de Montfort-L'Amaury, vers 1650, époux d'Isabeau d'Astorg, vicomtesse de Larboust .
  • Famille de Villeneuve Arifat,
  • Antoine de Villemur et de Boubon,
  • Felix de Bertrand-Pibrac. Chef d'escadron, fut maire de Péguilhan de 1919 à 1920. Il présida à l'édification et à l'inauguration du monument aux morts du village. Il fut propriétaire du château des Villeneuve.
  • Abbé Magre, écrivit l'histoire de la Chatellenie de l'Isle-en-Dodon.
  • Celestin Bénac, propriétaire de la carrière de la Houme. Entrepreneur et sculpteur de petits édicules à Péguilhan.
  • Raoul Cammas. Né en 1905 à Montans dans le Tarn et prit sa retraite à Péguilhan. Il mourut en 1987. Amateur éclairé il consacra son temps libre à parcourir la campagne pour rassembler une imposante collectes d'objets, silex, ivoires, outils de la préhistoire. Il est l'inventeur de la « Mandibule de Montmaurin » mise au jour en 1949 et qui serait très vraisemblablement antérieure à l'homme de Tautavel. Ce fossile antenéandertalien est le fossile humain français le plus ancien. Entre 400 et 500 000 ans.
  • Maison de Bourbon-Lavedan

HéraldiqueModifier

  Blason D’argent à la croix cléchée et pommetée de douze pièces d’or, remplie de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Voir inscription derrière l'autel.
  3. Voir signatures sur la fresque.
  4. C'est un peu faux pour Pierre Saint-Paul, puisqu'il avait déjà travaillé avec Nicolas Greschny et par la suite avec Jean Lurçat. À noter, que durant cette période, il signait parfois "Patrice Sicre".

RéférencesModifier