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Péaule

commune française du département du Morbihan

Péaule
Péaule
Entrée du doyenné.
Blason de Péaule
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Muzillac
Intercommunalité Communauté de communes Arc Sud Bretagne
Maire
Mandat
Christian Droual
2014-2020
Code postal 56130
Code commune 56153
Démographie
Gentilé Péaulais, Péaulaise
Population
municipale
2 651 hab. (2016 en augmentation de 5,66 % par rapport à 2011)
Densité 68 hab./km2
Population
aire urbaine
14 875 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 57″ nord, 2° 21′ 18″ ouest
Altitude 80 m
Min. 0 m
Max. 92 m
Superficie 39,25 km2
Localisation

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Péaule

Péaule [peol] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. La commune de Péaule fait partie du canton de Questembert et dépend de l'arrondissement de Vannes.

GéographieModifier

Péaule est une petite ville de 2 516 habitants qui se situe au sud-est du Morbihan (Bretagne). Son territoire est bordé en grande partie à l'est par le cours de la Vilaine. Au XIVe siècle, les seigneurs de Rochefort tentent d'établir un passage entre le village de Port-er-Gerbes en Nivillac et Peaule mais ils se heurtent à l'opposition des moines de l'abbaye de Prières qui craignent la concurrence pour leurs propres péages[1]. C'est à proximité de ce passage que le ruisseau de Trévelo se jette dans la Vilaine, il limite le territoire communal avec sa vallée en auge où il divague, bordé d'un escarpement qui crée des paysages pittoresques.

Communes les plus proches :

ToponymieModifier

Les sources écrites mentionnent les formes anciennes suivantes : Plebs Gablah, Plebs Gavele dans la charte CCLX du cartulaire de Redon 876 et 1008 ; Pleaule dans un acte du Chapitre de Vannes en 1387 ; Plœaule ou Plaule dans le procès de canonisation de saint Vincent Ferrier en 1454[2] ; Plegauele, Pléausle en 1481, Ploeaulle en 1427, en 1464, Peaulle en 1477, Pliaulle en 1536.

Du vieux breton Ploiv-, Ploev- « église paroissiale » > toponymes en Pleu- / Plou- / Plé- / Plo-, etc. et du breton, gablau « fourche », Ce qui pourrait signifier « église paroissiale de la bifurcation »[3].

HistoireModifier

Plusieurs découvertes témoignent d'une occupation à l'époque gallo-romaine. Un camp romain[réf. souhaitée], près du village du Château était relié au bourg actuel par une voie, passant à proximité de Kervidais, où ont été retrouvées des meules, et par Kermoué où les vestiges sont nombreux. Un peu au nord de cet axe, les fondations d'une construction avec hypocauste existaient au XIXe siècle[4]. Une autre voie traversait le bourg et reliait Limerzel au château de l'Isle en Marzan.

L'existence de la paroisse de Péaule, dans le diocèse de Vannes, est attestée dès le IXe siècle : en effet la charte CCLX du cartulaire de Redon

Cette ancienne paroisse primitive englobait, semble-t-il, le territoire de Limerzel. Jusqu'en 1790, elle a été le siège de l'un des neuf doyennés de l'évêché de Vannes qui regroupait quinze paroisses, puis seize avec le rattachement de Molac au XVIe siècle. Jusqu'au XVIIe siècle, au moins, elle abrite aussi une léproserie, appelée la Corderie, lieu d'habitation des lépreux, placé directement sous la dépendance de l'évêque de Vannes[5].

Depuis le XIIIe siècle, Péaule appartient à la seigneurie de Rochefort. Cependant, y sont enclavés plusieurs fiefs importants qui relèvent directement du duc de Bretagne, puis du roi[6]. Péaule dépend, en 1677, du fief de René Eustache de Lys. De 1790 à 1801, Péaule devient chef-lieu de canton avec Noyal, Marzan et Le Guerno comme dépendances. Après le débarquement manqué d'émigrés à Quiberon en juillet 1795, 22 chouans originaires de la paroisse de Péaule sont exécutés.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? mars 1983 Henri Deux   Réélu en 1977
mars 1983 mars 1999[7]
(décès)
Joseph Deux
(frère du précédent)
SE Retraité de la Marine
Réélu en 1989 et 1995
mai 1999 mars 2001 Martine Jéhanno    
mars 2001 mars 2008 Gilbert Magrez    
mars 2008 en cours Christian Droual DVG Enseignant retraité
Réélu en 2014
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2016, la commune comptait 2 651 habitants[Note 1], en augmentation de 5,66 % par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2404 0002 3302 2872 2772 3292 2422 4532 463
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3332 3002 4002 4882 4852 4882 4832 4532 480
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 4472 4752 4572 3002 3252 2572 2472 2462 092
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 0341 9431 9172 1382 1882 2062 4262 4582 503
2016 - - - - - - - -
2 651--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine de PéauleModifier

  • L'église Saint-Gaudence ou Saint-Gaudens (XVIe siècle puis XIXe au XXe siècles), reconstruite par l'architecte Joseph Caubert en 1905 et consacrée par l’évêque de Vannes Alcime-Armand-Pierre-Henri Gouraud en 1906. Le clocher, commencé avant la Première Guerre mondiale, est achevé en 1919.
  • La chapelle Saint-Cornély (1872), réédifiée par l'abbé Briand.
  • La chapelle Saint-André, reconstruite au début du XIXe siècle près du pont de l'Etier.
  • La chapelle Saint-Michel (1860)
  • L'ancienne chapelle Saint-Leufroy.
  • L'ancienne chapelle Saint-Jean-Baptiste, édifiée au XVe siècle
  • La croix de Bellon (XVIe siècle)
  • La croix située au lieu-dit le Temple.
  • Le calvaire (XXe siècle) situé au carrefour des routes de Marzan et de Villeneuve.
  • Le château de Fescal (1760). L'abbé Berto y installa un orphelinat de 1939 jusqu'à la fin des années 1950 avant de pouvoir acheter la propriété de Pont-Callec en Cornouaille morbihannaise. Cette œuvre a donné naissance aux Dominicaines du Saint-Esprit.
  • Le Vieux Doyenné (XVe au XVIe siècles). Cet édifice sert de presbytère jusqu’en 1912. La cheminée, avec inscription de 1534, est inscrite aux monuments historiques par arrêté du 25 septembre 1928. Les façades et toitures de l'ensemble des bâtiments, y compris la porte Nord de l'enceinte et le colombier sont inscrites par arrêté du 27 septembre 1965[12] (propriété privée, ne se visite pas).
  • Le manoir de la Salle, situé dans un parc boisé sur la rive droite du Trévelo, près du lieu-dit le Poteau. Propriété du vicomte Guy de Mentque.
  • Le manoir de la Cour de Couéguel, situé route de Questembert.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Le manoir de Bellon (XVIe-XVIIe siècle), propriété de la famille Commelin (au XVIe siècle).
  • La fontaine Saint-André, dédiée à sainte Barbe.
  • La tombe de Carapibo (XVIIe siècle).
  • La maison de prêtre de Kerubeau (1623). Sur le linteau de la "bouline" on lit : "fait faire par Yves Martin prêtre". À l'étage riche lucarne sculptéee Renaissance aux deux chérubins.
  • Les moulins à eau de Coëtguel, de Tilhouet, de Lescuit et le moulin à vent de Poulhos.

À signaler aussi :

  • Le camp romain situé au village du Château.
  • Le four à pain de Belon (1902).
  • La forge de Poulho.

Personnalités liées à la communeModifier

GalerieModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. J. André et P. Thomas Lacroix, Les grands itinéraires de la Bretagne méridionale
  2. Abbé Luco, Péaule, Bulletin de la Société polymathique du Morbihan, p. 96, 1879.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, 1996, vol. 2, p. 1042.
  4. Louis Marsille, Répertoire archéologique du Morbihan gallo-romain, p. 30.
  5. ibid., p. 159;
  6. Louis Arthur Le Moyne de la Borderie, 1855, Mélanges d'histoire et d'archéologie bretonnes, p. 99.
  7. « Nécrologie. Mort de Joseph Deux, 63 ans, maire de Péaule », Ouest-France,‎
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. Notice no PA00091471, base Mérimée, ministère français de la Culture

Liens externesModifier

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