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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Thiaumont (homonymie).

Ouvrage de Thiaumont
Les restes déchiquetés de l'observatoire cuirassé.
Les restes déchiquetés de l'observatoire cuirassé.
Description
Type d'ouvrage Ouvrage d'intervalle
Dates de construction de 1887 à 1893
Ceinture fortifiée place forte de Verdun
Utilisation défense de l'intervalle entre deux forts
Utilisation actuelle visite des ruines
Propriété actuelle ?
Garnison environ 50 hommes
Armement de rempart néant
Armement de flanquement néant
Organe cuirassé néant
Modernisation béton spécial non réalisée
Programme 1900
Dates de restructuration 1902-1905
Tourelles 1 tourelle de mitrail.
Casemate de Bourges une tirant vers l'est
Observatoire un observatoire cuirassé
Garnison 40 hommes
Programme complémentaire 1908 non réalisé
Coordonnées 49° 12′ 24″ nord, 5° 25′ 11″ est

Géolocalisation sur la carte : Meuse

(Voir situation sur carte : Meuse)
Ouvrage de Thiaumont

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Ouvrage de Thiaumont

L'ouvrage de Thiaumont est un ouvrage fortifié du système Séré de Rivières, situé au nord-nord-est la commune de Fleury-devant-Douaumont dans la région de Verdun. Sa particularité est d'avoir été détruit par les pilonnages d'artillerie lors de la bataille de Verdun en 1916.

DescriptionModifier

Il est situé sur la rive droite de la Meuse, sur la crête entre l'ouvrage de Froideterre et le fort de Douaumont, à 360 mètres d'altitude, pour défendre l'intervalle[1].

D'abord construit en maçonnerie, il est transformé à partir de 1902 en y rajoutant une casemate de Bourges armée de deux canons de 75 mm, un abri en béton armé, un observatoire cuirassé (c'est-à-dire comportant une cloche blindée) ainsi qu'une tourelle de mitrailleuses, le tout entouré d'un réseau de fils de fer barbelés de 30 m de large[2].

Article connexe : Place fortifiée de Verdun.

Sur une surface assez restreinte cohabitait, de gauche à droite, un petit abri bétonné, un petit casernement de trois chambrées (s'agit-il du casernement initial recouvert de béton ?) dont celle de droite donnait accès à une tourelle de mitrailleuses, un second abri bétonné mais abritant l'accès à l'observatoire cuirassé de la tourelle de mitrailleuses et, enfin, une casemate de Bourges flaquant à droite l’intervalle vers le fort de Douaumont. L'ensemble était entouré d'un fossé au profil triangulaire, non revêtu et non battu. De part et d'autre de la tranchée de l'entrée se trouvait une guérite observatoire. L'ouvrage de Thiaumont a le triste privilège d'être le seul ouvrage moderne, dûment bétonné, a avoir été littéralement rayé du paysage par la seule puissance des bombardements d'artillerie[3].

HistoireModifier

L'ouvrage est désarmé en 1915 : les deux canons sur affût de casemate et leurs munitions (500 obus) sont envoyés sur le front. Dès février 1916, l'ouvrage est une cible de l'artillerie allemande, puis en mai d'assauts d'infanterie. Les barbelés sont hachés, la tourelle détruite. Les restes de l'ouvrage sont capturés par l'infanterie allemande le , puis changent de mains plusieurs fois à cause des contre-attaques françaises du jusqu'en août (il est pris et repris six à sept fois). Les Français reprennent définitivement ce qui reste de l'ouvrage le .

Le terrain est constellé de trous d'obus. Les éléments de l'ouvrage ne sont reconnaissable que sous forme d'amas de débris de béton avec des fers tordus qui en dépassent. La dalle de la casemate de Bourges s'est effondrée, les créneaux sont obstrués ; la cloche blindée est brisée ; la calotte de la tourelle, son axe et les voussoirs de son avant-cuirasse ont été projetés au sol. Le casernement a été percé par un coup de 380 mm et ne peut même plus être distingué dans le champ de cratères qu'est devenu l'ouvrage.

RéférencesModifier

  1. « Carte topographique centrée sur l'ouvrage » sur Géoportail (consulté le 24 août 2018).
  2. Cédric et Julie Vaubourg, « L'ouvrage de Thiaumont », sur http://fortiffsere.fr/ (consulté le 5 janvier 2009).
  3. Marco Frijns, Luc Malchair, Jean-Jacques Moulins et Jean Puelinckx, Index de la fortification française 1874 - 1914, Edition Autoédition, , 832 p. (ISBN 978-2-9600829-0-6), p. 523.

Voir aussiModifier

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