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Othon Ier de Brandebourg

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Othon Ier.

Othon Ier de Brandebourg
Illustration.
Statue d'Othon Ier par Max Unger (1898) faisant partie de la Siegesallee à Berlin, aujourd'hui à la citadelle de Spandau.
Fonctions
Margrave de Brandebourg
Prédécesseur Albert Ier
Successeur Othon II
Biographie
Dynastie Maison d'Ascanie
Date de naissance vers 1128
Date de décès
Sépulture Abbaye de Lehnin
Père Albert Ier de Brandebourg
Mère Sophie de Winzenbourg
Conjoint (1) Judith de Pologne (en)
(2) Ada de Hollande

Othon Ier, né vers 1128 et mort le , est un prince de la maison d'Ascanie. Fils aîné d'Albert l'Ours et de son épouse Sophie de Winzenbourg, il fut le second margrave de Brandebourg de 1170 à sa mort. Sous sa régence, la colonisation germanique se poursuive activement. Othon est également connu comme étant le fondateur de l'abbaye de Lehnin.

BiographieModifier

Au moment de la naissance d'Othon, son père Albert, comte de Ballenstedt en Saxe, est investi de la marche de Lusace par le roi Lothaire de Supplinbourg. En 1134, l'empereur Lothaire lui confie la marche du Nord s'étendant de l'Altmark aux territoires à l’est de l’Elbe qui étaient en grande partie sous la domination des peuples slaves (« Wendes »). Plus tard, toutefois, cette cession lui a permis de prendre la forteresse de Brandebourg-sur-la-Havel et de créer la marche de Brandebourg en 1157.

 
L'aigle rouge, le blason de Brandebourg depuis le règne d'Othon Ier.

Othon, même s'il ne reçoit officiellement le titre de margrave (marchio) qu'à la mort de son père en 1170, est mentionné comme tel déjà dans quelques documents à partir de 1144. Son mariage avec Judith, la sœur du duc Boleslas IV de Pologne, en 1148, permettra de renforcer les relations avec les souverains Piast à l'est. Le père et le fils gouvernent sur les territoires brandebourgeois des Ascaniens pendant plusieurs décennies, prenant ensemble les décisions et participant ensemble à des réunions. Les deux sont d'ailleurs souvent accompagnés et soutenus par les frères cadets d'Othon, dont Bernard et en particulier par le comte Herman d'Orlamünde.

À la mort d'Albert l'Ours, le , Othon succède à son père qui vécut jusqu'à l'âge, alors très avancé, de 70 ans. Il ne lui survivra que 14 ans. En tant que margrave, il a participé peu à la politique du Saint-Empire et il montre peu d'intérêt pour le conflit entre l'empereur Frédéric Barberousse et le duc Henri le Lion, avec lequeil il mena en 1177 une campagne contre le duc Casimir Ier de Poméranie.

Le margraviat de Brandebourg est alors essentiellement situé dans l'Altmark sur la rive gauche de l'Elbe et sur les terres limitrophes au-delà du fleuve s'étendant jusqu'à a la rivière Havel. Il s'élargira de nombreuses autres régions au cours des 150 années suivantes, sous le régime de la maison d'Ascanie, mais pour l'heure, le principal objectif d'Othon est de stabiliser et sécuriser le margraviat en intensifiant la colonisation dans les régions qu'il contrôle.

Après la chute de Henri le Lion en 1180, le frère d'Othon, Bernard est nommé duc de Saxe, ce qui renforce une fois de plus la position des Ascaniens au sein du Saint-Empire. Peu après les troupes du margrave Othon envahiraient à nouveau le duché de Poméranie et attaquèrent la forteresse de Demmin où le duc Casimir Ier a trouvé la mort.

 
L'abbaye de Lehnin.

En 1180, Othon fonde l'abbaye cistercienne de Lehnin[1], le premier monastère en Brandebourg, où il est inhumé.

Union et postéritéModifier

Il épouse vers 1148 la princesse Judith († 1174), issue de la maison Piast, une fille de Boleslas III le Bouche-Torse, duc de Pologne, dont il eut :

  • Othon II (1149-1205) qui succéda à son père en tant que margrave de Brandebourg;
  • Henri (1150-1192), comte de Gardelegen.

En 1176, Othon Ier se remarie avec Ada, fille du comte Florent III de Hollande, dont il eut :

  • Albert II († 1220), margrave de Brandebourg à partir de 1205.

AscendanceModifier


NotesModifier

  1. Cf. Wolfgang Ribbe, Zur Ordenspolitik der Askanier. Zisterzienser und Landesherrschaft im Elbe-Oder-Raum., Berlin, Lukas Verlag, coll. « Zisterzienser-Studien I (= Studien zur Europäischen Geschichte 11) », , p. 77-96,

SourceModifier

  • Anthony Stokvis, Manuel d'histoire, de généalogie et de chronologie de tous les États du globe, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, préf. H. F. Wijnman, éditions Brill Leyde 1890-1893, réédition 1966, volume III, chapitre VIII « Généalogie des Margraves de Brandebourg. Maison d'Ascanie ». Tableau généalogique n° 7.