Osée (roi)

Osée
Illustration.
Osée, d'après le Promptuarii Iconum Insigniorum (1553)
Titre
Roi d'Israël
[1]
Prédécesseur Peqah, qu'il a assassiné / fait assassiner
Successeur -
Biographie
Dynastie Maison d'Osée
Date de décès
Père Ela
Résidence Palais royal de Samarie
Rois de Juda contemporains : Achaz, Ézéchias

Osée (ou Osie, Hoshea) (hébreu : הושע) est le dernier roi d'Israël. Il règne entre -732 et -722. Il ne doit pas être confondu avec son homonyme, le prophète Osée du début du même siècle.

PrésentationModifier

En 732 av. J.-C., Osée ose conspirer contre l'usurpateur Peqah (ou Phacée), le tuer, et monter sur le trône d’Israël à sa place.

Lorsque le roi d'Assyrie, Teglath-Phalasar III, meurt, en -727, Osée cherche à nouer une alliance avec l'Égypte, où il avait osé envoyer des messagers à So (Saïs ?), au roi d’Égypte (cf. Bible hébraïque, c'est-à-dire ancien testament chrétien, dans son deuxième Livre des Rois[2]), c.à.d., sans doute, au pharaon et roi(telet) de Saïs, Tefnakht, de sa XXIVè dynastie, voire au pharaon Osorkon IV, de sa XXIIè dynastie, mais parfois considéré comme un pharaon de la XXIIIe dynastie (plutôt qu'au pharaon émergent Piânkhy, de sa XXVè ?), pour tenter d'affranchir son propre pays, en continuant d'arrêter de payer un tribut aux Assyriens... Mais c'est sans compter sur la réaction du nouveau roi d'Assyrie, Salmanazar V, qui commence par mettre Osée en garde, puis l'assiège en 724 dans Samarie pendant trois ans[3]. Il finit par le déposséder de sa couronne, en -722, et le fait emprisonner jusqu'à la fin imminente de ses jours, ce souverain assyrien mourant lui aussi en 722. Samarie ne se rendra d'ailleurs qu'au successeur de Salmanasar, Sargon II, bien que la Bible, là encore, décrive le premier comme son vainqueur (posthume). Privé de son chef, le peuple d'Israël est réduit en servitude, et déporté à Ninive et d'autres villes d’Assyrie (27 290 personnes, selon la tradition). Il est remplacé par des colons babyloniens et araméens s'établissant en Samarie[3]. Cet épisode marque la fin du royaume d'Israël, et des dix tribus perdues qui le peuplaient[4].

Notes et référencesModifier

  1. Selon Thiele. Comme de nombreuses dates concernant les personnages bibliques de cette époque, celles-ci sont approximatives, et peuvent faire l'objet de débats entre exégètes. Cf. rois de Juda.
  2. 2R 17,4... & 18
  3. a et b Françoise Briquel-Chatonnet, Les relations entre les cités de la côte phénicienne et les Royaumes d’Israël et de Juda, Peeters Publishers, , 448 p. (ISBN 978-90-6831-379-6, présentation en ligne)
  4. Encyclopédie Larousse du XXe siècle, Paris, 1932

Articles connexesModifier

Voir aussiModifier