Ornano

piève de Corse

Ornano est une ancienne piève de Corse. Située dans le sud-ouest de l'île, elle relevait de la province d'Ajaccio sur le plan civil et du diocèse d'Ajaccio sur le plan religieux.

GéographieModifier

La piève d'Ornano désigne l'ensemble des territoires en rive droite du Taravo à l'ouest du col de Granace, c'est-à-dire le canton de Santa-Maria-Siché. Les communes de Pietrosella et Coti-Chiavari et la partie littorale des communes de Grosseto-Prugna (Porticcio) et Albitreccia (Molini) sont les anciennes terres de transhumance hivernale des habitants de la piève et sont tournées vers le golfe d'Ajaccio. L'Ornano est limité à l'est par le col de Granace, accès vers la haute vallée du Taravo (microrégion du Talavo). Au nord et à l'ouest, il est séparé de la vallée du Prunelli par le massif de la Pointe de Mantelluccio qui perd de l'altitude au niveau du col Saint-Georges. Enfin il est limité au sud par la Mer Méditerranée et au sud-est par le cours du Taravo qui le sépare de la piève d'Istria. La toponymie de cette piève est probablement liée la présence d'ornes[1], ou frênes à fleurs, Fraxinus ornus. Ce petit arbre à feuilles caduques, qui pousse spontanément en Corse, supporte remarquablement la sécheresse. Il pousse sur des pentes arides, depuis le littoral jusqu'à des altitudes de 1400 m environ, ce qui correspond bien à la topographie de l'Ornano.

Au XVIe siècle vers 1520, la piève d'Ornano avait pour lieux habités[2] :

La piève d'Ornano désigne, en descendant vers la mer, les villages de :

  Ajaccio Cauro Talavo  
N Talavo
O    Ornano    E
S
Istria Istria

La piève religieuseModifier

L'église piévane, ou "pieve" d'Ornano était l'église Saint-Jean-Baptiste, située dans la commune d'Urbalacone[3].

Au XVIIIe siècle, la piève était encore divisée en 3 vicariats forains :

Notes et référencesModifier

  1. Petit dictionnaire des noms de lieux corses, Mgr Rodié, évéque de Ajaccio 1937, édition Pubiroc. [1]
  2. CORSE : Éléments pour un dictionnaire des noms propres
  3. Geneviève Moracchini-Mazel, Les Églises Romanes de Corse, Paris, Klincksieck, CNRS, , 451 p., p. 370

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier