Orgelet (Jura)

commune française du département du Jura

Orgelet est une commune française située dans le département du Jura et la région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants se nomment les Orgelétains et Orgelétaines. La commune est labellisée Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté depuis 1998 et Ville active et sportive depuis 2019.

Orgelet
Orgelet (Jura)
Orgelet depuis la rue du Château
Blason de Orgelet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Intercommunalité Terre d'Émeraude Communauté
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Paul Duthion
2020-2026
Code postal 39270
Code commune 39397
Démographie
Gentilé Orgelétain
Population
municipale
1 606 hab. (2019 en augmentation de 1,39 % par rapport à 2013)
Densité 69 hab./km2
Population
agglomération
1 561 hab. (2014)
Géographie
Coordonnées 46° 31′ 23″ nord, 5° 36′ 40″ est
Altitude Min. 374 m
Max. 653 m
Superficie 23,11 km2
Type Commune rurale et littorale
Aire d'attraction Lons-le-Saunier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Moirans-en-Montagne
Législatives Première circonscription
Localisation
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Orgelet
Liens
Site web orgelet.com

GéographieModifier

 
Vue du Village.

Orgelet est située dans le département du Jura, dont elle est fut chef-lieu de canton jusqu'en 2013. Orgelet est le siège de la plus vaste communauté de communes du département.

Le territoire de la commune ne constitue pas un domaine connexe, mais est divisé en deux parties distantes, le village étant implanté sur celle de l'ouest.

Cette particularité résulte de l'histoire des fusions de communes successives :

  • en 1822 les deux communes de Bellecin et de Belmont sont rattachées à la commune du Bourget ;
  • en 1967, lors de la construction du barrage de Vouglans, le village du Bourget disparaît, noyé dans les eaux du lac de retenue. Les deux communes d'Orgelet et du Bourget fusionnent pour donner la commune d'Orgelet-le-Bourget.
  • en 1973, à l'occasion du rattachement de la commune de Sézéria, Orgelet-Le Bourget est renommé Orgelet.
 
Vue depuis la rue du Château.
 
Ruines de l'église de Sézéria.

La commune compte maintenant plusieurs hameaux : Bellecin, Merlia, Sézéria et Vampornay.

Communes limitrophesModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Orgelet est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lons-le-Saunier, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 139 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à 1 000 hectares, le lac de Vouglans, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[6]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[7],[8].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (45,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (46,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (40,4 %), terres arables (21,8 %), prairies (21 %), eaux continentales[Note 3] (9,1 %), zones urbanisées (3,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,8 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

ToponymieModifier

Orgelet tire son nom du Mont Orgier, qui domine la ville. Certains auteurs[Lesquels ?] prétendent que le nom d'Orgelet provient d'« Ogier le Danois », soldat de Charlemagne à qui aurait été donné un domaine sur ce secteur.

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

On ignore la date de fondation de la ville, liée à l'édification du premier château d'Orgelet, sans doute au milieu du XIIe siècle. La prédominance d'Orgelet sur les environs s'affirme avec la venue d'une famille de grands seigneurs, les comtes de Chalon, au début du XIIIe siècle. Jean l'Antique y établit ses quartiers de 1232 à 1234 et Orgelet devient le chef-lieu d'une vaste baronnie contrôlant tout le territoire compris entre la rive droite de l'Ain et le Revermont, de Largillay à Oliferne.

En 1267, à la mort de son père Jean l'Antique, Jean Ier de Chalon-Auxerre récupère après quelques contestations avec son plus jeune frère, Perrin, la baronnie d'Orgelet, et accorde à la cité une charte de franchise qui fixe les droits que se réserve le seigneur, et une administration communale autonome assurée par quatre consuls élus par les habitants[11]. En 1292, Jean Ier fait construire un hôpital dont l'administration est confiée à l'hôpital du Saint-Esprit à Besançon, chargé d'en recruter le personnel et assurer le fonctionnement. C'est pourquoi il est nommé l'hôpital Notre-Dame ou du Saint-Esprit.

C'est sans doute vers la même époque, qu'est posé dans le château le très beau carrelage mis au jour lors des fouilles menées dans les années 1975[12].

En 1343, Jean II de Chalon, comte d'Auxerre, est accusé pour avoir frappé des fausses monnaies d'or au château d'orgelet[13].

Le bourg se développe rapidement attirant laboureurs, artisans et commerçants. La spécialité est la fabrication des draps de laine, grossiers mais solides. Orgelet bénéficie à cette époque de cinq foires annuelles.

Les épaisses murailles qui entourent la ville lui permettent, pendant la guerre de Cent Ans, de se protéger des pillages des grandes compagnies qui ravagent la région. En 1479, lors de la Guerre de Succession de Bourgogne, les troupes du roi de France Louis XI, qui essaient de conquérir le comté de Bourgogne, s'emparent d'Orgelet et démantèlent de château.

Époque moderneModifier

Finalement la Comté passe sous la tutelle des Hasbourg et Orgelet connaît une période de paix et de prospérité tout au long du XVIe siècle : la ville sort de ses murailles avec un faubourg à l'ouest et des tanneries à l'est au bord du ruisseau de Gevin. En 1546, l'Empereur Charles Quint établit à Orgelet une mairie et un bailliage secondaire qui étend sa compétence sur près de 200 communautés du sud de la province[14]. Un tribunal est créé ; lieutenant général, juges, huissiers, greffiers autour desquels gravitent avocats et procureurs forment une bourgeoisie aisée parmi laquelle sont élus chaque année maire et échevins.

En 1552, dans sa Description de la Franche-Comté, Gilbert Cousin nous dit d'Orgelet qu'elle est une « ville très commerçante et dont les habitants qui travaillent la laine, sont industrieux et fins.[…]Le territoire, peu fertile comme étant tout en collines et en vallées, est inégal et en pente. Il est de même tout hérissé de pierres et de rochers, et l'on dit du pays comme un proverbe : rivière sans poissons, prés sans herbes, montagnes sans bois ni forêts ». Émile Monot dans ses commentaires sur l’œuvre de Cousin précise que la ville était réputée jusqu'en France, notamment à Lyon, pour ses tanneries, cordonneries et chapelleries mais également et surtout : pour ses draps de laine[15].

La conquête française

Cette période de prospérité se termine en 1595, lorsque Henri_IV_(roi_de_France) entre en guerre contre l'Espagne, et envoie une armée en Franche-Comté qui s'empare d'Orgelet et achève de démanteler la forteresse. Puis en 1606 un violent incendie se déclare qui embrase 52 maisons et l'église. Seul le clocher échappe au désastre. La reconstruction d’une nouvelle église dure plus de 20 ans.

Le conflit avec la France reprend en 1636, pendant la guerre de Dix Ans. Les troupes de Louis XIII, commandée par le duc de Longueville investissent Orgelet le . Dévastée par la peste, abandonnée par son commandant Henry de Champagne, la ville n'a opposé que peu de résistance. Avant de se retirer les Français portent partout l'incendie, ne laissant que des ruines. Dans les années suivantes les comtois organisent la résistance, dirigée dans la région par César de Saix et Claude Prost dit Lacuzon, dont un des lieutenants Jean Varroz est orgelétain. A la fin de cette guerre, Orgelet comme toute la Franche-Comté est ruinée. La cité se repeuple lentement. Il faudra deux campagnes à Louis XIV pour conquérir la Franche-Comté. Le , au cours de la guerre de Hollande, les Français s'emparent d'Orgelet. Mais galvanisé par la victoire comtoise d'Arbois, des partisans comtois décident de les chasser. Les Français se réfugient dans l'église où les combats font rage.

Dans le royaume de France

Dans la Franche-Comté devenue française après les traités de Nimègue, Orgelet garde son statut sous la forme d’une subdélégation de la province. La ville se transforme et s'embellit ; les dommages causés par les dernières guerres sont réparés. Des Bernardines font édifier un monastère au début du XVIIIe siècle. En 1706, dans le faubourg de l'orme s'établit un couvent de capucins. Un nouvel hôpital est construit en 1723 près du quartier des tanneries grâce aux dons de Jean-François de Marnix. Les vieux remparts menacent ruine et sont démolis ainsi que les portes, gênant la circulation. Seule reste la porte du bourg de Merlia.

Le un incendie se déclare au bas de la grande rue ; en quelques heures 122 bâtiments sont détruits. Les quartiers sinistrés sont reconstruits grâce à la générosité des communautés voisines et de la cour de Louis XV.

La population ne cesse de s'accroître au cours du XVIIIe siècle : elle passe de 600 âmes en 1674 à plus de plus de 2 000 à la veille de la Révolution.

Époque contemporaineModifier

Sous la Révolution et l'Empire

En 1790, dans le nouveau département du Jura, Orgelet est placé à la tête d'un des six districts. Ceux-ci seront supprimés par le Directoire qui relègue Orgelet comme simple chef-lieu d'un canton de 38 communes.

Au cours des guerres napoléoniennes, plusieurs Orgelétains s’illustrent : pendant la Campagne d'Égypte, Pierre-François-Xavier Bouchard, polytechnicien et lieutenant du génie découvre la pierre de Rosette. Jean-Baptiste Devaux devient général. Mais l'Empire s'écroule en 1814. Des Autrichiens envahissent la Franche-Comté. Sur ordre du préfet, le pont de la Pyle est incendié pour retarder l'avancée de l'ennemi qui arrive néanmoins à Orgelet et menace de brûler la ville ; il faut toute la diplomatie de l'adjoint au maire pour les dissuader.

Aux XIXe et XXe siècles

Au XIXe siècle commence l’exode des jeunes habitants vers les villes. À l'écart du chemin de fer et du développement industriel, la région reste essentiellement agricole. La population d'Orgelet tombe à moins de 1 300 habitants au début du XXe siècle.

Le long des ruisseaux, à côté des moulins qui subsistent, des tourneurs sur bois s’installent. Puis, avec l’électricité permettant d'alimenter les moteurs, la tournerie s'implante en ville même, dans des ateliers ou de petites usines. Avec des outils plus perfectionnés on fabrique bobines et jouets. Les foires restent très fréquentées. Elles font l'affaire de nombreux cabaretiers et auberges. En 1833 sur la place du Bourg de Merlia on construit une halle aux grains. La Compagnie des chemins de fer vicinaux du Jura construit une ligne de tram de Lons-le-Saunier à Orgelet. Le premier convoi arrive à Orgelet le . La ligne est bientôt prolongée jusqu'à Arinthod qui est desservi en 1901. Mais dès 1930 la concurrence routière s'affirme, il faut envisager la fermeture. La guerre qui prive les Jurassiens de carburant amène un sursis. Le dernier train quitte la gare d'Orgelet le .

Les guerres reviennent : celle de 1870 coûte quelques vies ; nettement moins que la grande guerre de 1914-1918 qui provoque la mobilisation de toute la jeunesse et fauche bien des vies humaines.

Mais c'est la seconde guerre mondiale qui frappe le plus durement Orgelet. A partir de 1942 des maquis se constituent dont certains seront exterminés en 1944 par les Allemands et quelques miliciens au pont de la Pyle et à Alièze. En cinq résistants, dont le gendarme René Desvignes, sont saisis en ville.

En , une l'opération Treffenfeld est menée contre les maquis du Jura et de l'Ain. A Orgelet des maisons sont brûlées, de nombreux otages sont emmenés ; parmi eux plusieurs sont déportés et certains sont morts dans d'affreuses conditions.

Après la seconde guerre mondiale, Orgelet change de visage. La tannerie n'a pas survécu ; les foires n'existent plus. Les petits commerces d'épicerie ou de vêtements ferment leurs portes, concurrencés par les grandes surfaces. Au nord, sur une vaste zone d'activités, se trouvent de nombreux établissements où l'industrie plastique supplante le bois.

Des nouveaux quartiers voient le jour à l'est et au sud de la ville, avec leurs rues bien tracées et leurs maisons coquettes.

Chemins de fer vicinaux du Jura
  • 1901 : le , mise en place de la liaison Orgelet – Arinthod en tacot.
  • 1939 : , suppression ligne Orgelet – Arinthod, de la ligne ClairvauxFoncine-le-Bas.

Politique et administrationModifier

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Marcel Tremblay   Électricien
1947 1950 Armand Verguet Rad. Négociant, ancien conseiller général du Canton d'Orgelet
(1932-1934)
1950 1981 Pierre Futin Rad.-RGR
puis RI puis UDF
Négociant, conseiller général du Canton d'Orgelet
(1951-1976)
1981 2001 Gérard Perrier DVD Transporteur, conseiller général du Canton d'Orgelet
(1982-2008)
2001 2014 Chantal Labrosse DVD secrétaire
2014 2020 Jean-Luc Allemand DVG agent mandataire en immobilier
2020 En cours Jean-Paul Duthion LR Technicien de bureau d'études

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17].

En 2019, la commune comptait 1 606 habitants[Note 4], en augmentation de 1,39 % par rapport à 2013 (Jura : −0,5 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 7582 1802 2312 2912 3672 2842 0172 1442 123
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8371 9121 8341 7061 7371 7201 6831 5911 490
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5021 3841 4551 2781 3071 2321 2791 2231 259
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 4131 6621 7111 6221 7001 6861 7331 7401 593
2017 2019 - - - - - - -
1 5961 606-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Commerce & IndustrieModifier

La zone industrielle accueille une entreprise de plasturgie, un fabricant de jouets et quelques commerces type grande surface ou magasin de bricolage et de literie.

TourismeModifier

La construction du barrage de Vouglans a permis d'établir une base nautique à Bellecin, ce qui attire des milliers de touristes venus de toute la France, de Belgique, des Pays-Bas ou de Suisse. L'offre en hébergement touristique se compose de quelques maisons d'hôtes et d'un hôtel au centre du village. Un camping permet également d'accueillir les touristes de passage.

JumelagesModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Orgelet bénéficie d'un riche patrimoine architectural qui lui permet de bénéficier du label de Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté.

Lieux et monumentsModifier

 
Intérieur de l'église d'Orgelet.
 
Orgue de l'église d'Orgelet.
L'existence d'une église paroissiale du XIIIe siècle, à l'emplacement des chapelles nord de l'édifice actuel, est attestée par le compte de décimes de l'an 1275. Cette église primitive faisait partie des défenses de la ville dont les remparts s'ancraient dans ses murs. Il n'en subsiste que les fondations. Au milieu du XVe siècle, une nouvelle construction constituant la structure du clocher, des chapelles et des bas côtés nord de l'église actuelle fut édifiée. Après un incendie en 1606, le maitre-maçon dolois Odot Maire fut chargé de relever les parties écroulées et d'agrandir l'église qui fut achevée en 1627, dans ses dimensions actuelles : nef de 46 mètres de longueur et de 15 mètres de hauteur recoupée en son milieu par un transept de 32 mètres. Lors de la prise de la ville en 1637, l'église subit de nouvelles dégradations dans l'incendie provoqué par les soldats français du duc de Longueville. Le clocher trouva son allure définitive en 1658 avec l'édification d'un dôme et d'une lanterne qui portèrent sa hauteur à 55 mètres. En 1776 furent entrepris de grands travaux de décoration intérieure : murs et voûtes blanchis, arêtes, cordons et arceaux de voûtes peints en mélange d'ocre rouge et jaune.
Au cours de la Révolution, l'édifice fut le Temple de la Raison et de l'Être Suprême avant d'être converti en magasin à fourrage. Classée monument historique en 1913, d'importants travaux de rénovation ont été entrepris entre 1986 et 1994 sous la maîtrise d'ouvrage du Ministère de la Culture.

Personnalités liées à la communeModifier

Elle est la ville natale de :

VoiesModifier

98 odonymes recensés à Orgelet (Jura)
au
Allée Avenue Bld Chemin Cours Impasse Montée Passage Place Promenade Rd-point Route Rue Square Autres Total
0 2 2 11 0 5 0 0 8 1 [N 1] 0 6 43 [N 2] 0 20 [N 3] 98
Notes « N »
  1. Promenade de l'Orme.
  2. Dont la Rue du 19-Mars-1962.
  3. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, résidences, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura

HéraldiqueModifier

Les armes d'Orgelet se blasonnent ainsi : d'azur à trois épis d'orge d'or.


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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  7. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Orgelet, cité comtoise de caractère, ouvrage collectif, Imprimerie Mourier, Lons le Saunier, 1992, page 46.
  12. Yves Jeannin. — Orgelet. Château. In: Archéologie médiévale, tome 7, 1977. p. 283[1].
  13. Nicolas Mengus, Châteaux forts au Moyen Âge, Rennes, Éditions Ouest-France, , 283 p. (ISBN 978-2-7373-8461-5), p. 43.
  14. Dictionnaire géographique, historique, et statistique des communes de la Franche-Comté, département du Jura, Volume 4, page 567, Alphonse Rousset, 1856.
  15. Gilbert Cousin de Nozeroy, La Franche-Comté au milieu du XVIe siècle : ou, Description de la Haute ..., L. Declume, (lire en ligne).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  20. « Marie Candide Buffet instrumentiste orgelétain méconnu », sur www.asphor.org (consulté le ).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier