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Les Ordonnances de justice, plus précisément Ordonnances de justice du second peuple (Ordinamenti di Giustizia del Secondo Popolo) sont une série de lois promulguées à Florence par Giano della Bella, Gonfalonnier de justice, entre 1293 et 1295.

Ces lois visaient à affaiblir les « magnats », c'est-à-dire les familles aristocratiques florentines favorisant le milieu mercantile naissant à la richesse déjà bien assise et à la recherche d'un plus grand poids politique.

Sommaire

HistoireModifier

Le , Giano della Bella émet les Ordonnances de justice[1] destinées à déposséder les riches florentins de leur pouvoir et à instaurer un gouvernement dominé par le peuple bourgeois, les artisans et les corporations de métiers. Elles excluaient en outre les membres des grandes familles florentines, parmi lesquels Dante, de toute fonction politique ou charge publique.

Prétextant que les nobles de l'époque « chevaliers » et « vassaux » féodaux aux des titres de noblesse d'origine médiévale étaient des sujets belliqueux et non destinés par leur nature à gouverner, ils les exclut de toute charge publique, en conditionnant l'éligibilité aux charges publiques à l'inscription à l'une des Arts de Florence.

En outre, parmi les diverses mesures, il fut établi que quand un « noble » commettait un crime, sa peine pourrait être doublée.

Au cours des années l'application de ces dispositions furent dans la pratique mitigée, mais elles restèrent en vigueur sur le papier.

Leur respect était garanti par le système des Corporations des Arts qui contrôlaient la politique citadine.

BiographieModifier

  • Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch.Delagrave, 1876, p. 262 ;
  • (de)C. Hegel, Die Ordnungen der Gerechtigkeit, Erlangen 1867: recens. di P. Capei, in Archiv. Stor. Ital. s. 3, VII 1 (1868), p. 132-136 ;
  • (it)I. Del Lungo, D. Compagni et sa chronique, I I, Florence 1879,, p. 11, 115-116 ;
  • (it)P. Villari, I primi due secoli della storia di Firenze, III edit. (s.d.), p. 342 ;
  • (it)D. Marzi, La Cancelleria della repubblica fiorentina, Rocca S. Casciano 1910,, p. 28 ;
  • (it)N. Ottokar, Il comune di Firenze alla fine del Dugento, Florence 1926, p. 268-269, 271, 276-277, 287 ;
  • (it)G. Salvemini, Magnati e popolani in Firenze dal 1280 al 1295, Turin 1960,p. 188-214, 217-218, 222, 255-264 ;

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Notes et référencesModifier