Orazio Torsellini

historien italien

Orazio Torsellini (en latin Horatius Tursellinus et en français Horace Turselin) (1545-) est un jésuite, historien et écrivain italien. Il est l'auteur d'un traité sur les particules de la langue latine : De particulis latinis (1598), plusieurs fois réimprimé et augmenté, notamment par Ferdinand Gotthelf Hand (Leipzig, 1829-1846).

Orazio Torsellini
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BiographieModifier

Né à Rome en 1545, Orazio Torsellini embrassa la règle de saint Ignace, se livra de bonne heure à l’enseignement, et professa vingt ans les belles-lettres au Collège romain. Ses supérieurs lui confièrent ensuite la direction du séminaire que l’institut possédait à Rome ; et il contribua beaucoup à former ces habiles maîtres dont les talents ont répandu tant d’éclat sur la société. Il remplit enfin les fonctions de recteur à Florence et à Lorette, et revint à Rome, où il mourut, le 6 avril 1599, à l’âge de cinquante-quatre ans.

ŒuvresModifier

 
Histoire universelle du P. Tursellin, A Amsterdam, chez Pierre Humbert, 1708.

Outre une traduction latine des Lettres de saint François Xavier, l’Oraison funèbre du pape Grégoire XIII, la Préface qu'on trouve à la tête du recueil des Harangues du P. Perpiñán, Rome, 1587, in-8°, et quelques Opuscules en vers[1], on a de lui :

  1. De vita S. Francisci Xaverii libri sex, Rome, 1596, in-4°, première édition complète. Cet ouvrage a été traduit en français, en italien et en espagnol.
  2. Lauretanae historiae libri quinque, ibid., 1597, in-4° ; réimprimé dans divers formats, et traduit en français et en italien. Une traduction fort ancienne atteste, comme on sait, que la maison de la Sainte Vierge fut transportée par les anges à Lorette. C'est la vérité de ce miracle que l'auteur entreprend de prouver[2].
  3. De particulis latinae orationis, ibid., 1598, in-12, traité souvent réimprimé, mais dont on ne se sert plus dans les colléges. Jakob Thomasius, Johann Conrad Schwartz et Christoph August Heumann l'ont enrichi de remarques et d'additions importantes. L'édition de Thomasius fait partie du Recueil de Richard Ketel : De elegantiori latinitate comparanda scriptores selecti, Amsterdam, 1713, in-4°. Celle de Schwartz est de Leipzig, 1719, in-8°. Les notes de Heumann sur cette dernière édition, se trouvent dans son Poecile, sive, Epistolae miscellaneae, tome II, p. 177-186. Baillet accusa Torsellini d'avoir dérobé cet ouvrage à Scaurus ; mais il confondait cet ancien grammairien avec Ant. Schorus d'Anvers, mort à Lausanne, en 1552, sans avoir publié le traité qu'il promettait sur les particules de la langue latine. La Monnoye a justifié facilement Torsellini de cette ridicule accusation de plagiat, dans ses Notes sur les jugements des savants, II, p. 537, éd. in-4°.
  4. Nomenclator vocum latinarum, in-8°.
  5. Epitome historiarum a mundo condito ad ann. 1598, Rome, in-12. Cet abrégé de l'histoire universelle est écrit avec élégance. Il a été continué par le P. Carlo Carafa, Cologne, 1649, in-8°, et jusqu'à l'année 1658, par le P. Philippe Briet. Les deux meilleures éditions sont celles d'Utrecht, 1703 , 1710, in-8°. Cet ouvrage a été traduit en italien, et il en existe trois traductions françaises. La seule qui mérite d'ètre citée est celle que l'on doit à l'abbé Lagneau, Paris, 1706 ; Amsterdam, 1708, 3 vol. in-12 ; réimprimée à Paris, 1757, 4 vol. in-12. L’Histoire universelle du P. Torsellino fut condamné au feu par un arrêt du parlement de Paris le 3 septembre 1761 comme renfermant des doctrines pernicieuses.

NotesModifier

  1. On en trouvera les titres dans le Dict. de Moréri, éd. de 1759, où Tursellin a un article rédigé sur les Mémoires du P. Oudin.
  2. Johanne Biron, "Autour d'un exemplaire des Lauretanae Historiae libri quinque du jésuite italien Orazio Torsellino : la traversée d'un livre et d'un culte de l'Europe vers l'Amérique", dans Brenda Dunn-Lardeau (dir.), Humanistes italiens et imprimés de l'Italie de la Renaissance dans les Collections de l'UQAM, Université du Québec à Montréal, Figura, Le Centre de recherche sur le texte et l'imaginaire, coll. « Figura » (no 29), (lire en ligne), p. 216-288

Voir aussiModifier

SourcesModifier

  • Johanne Biron, "Autour d'un exemplaire des Lauretanae Historiae libri quinque du jésuite italien Orazio Torsellino : la traversée d'un livre et d'un culte de l'Europe vers l'Amérique", dans Brenda Dunn-Lardeau (dir.), Humanistes italiens et imprimés de l'Italie de la Renaissance dans les Collections de l'UQAM, Université du Québec à Montréal, Figura, Le Centre de recherche sur le texte et l'imaginaire, coll. « Figura » (no 29), (lire en ligne), p. 216-288
  • « Orazio Torsellini », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition, 1843-1865 [détail de l’édition]
  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Horace Turselin » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)

Articles connexesModifier

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