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Oradour (Charente)

commune française du département de la Charente
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Oradour.

Oradour
Oradour (Charente)
La mairie et le monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Nord
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Aigre
Maire
Mandat
Christian Rousseau
2014-2020
Code postal 16140
Code commune 16248
Démographie
Population
municipale
173 hab. (2016 en diminution de 11,28 % par rapport à 2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 54′ 27″ nord, 0° 01′ 50″ ouest
Altitude Min. 65 m
Max. 120 m
Superficie 14,40 km2
Localisation

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Oradour

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Oradour

Oradour est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

GéographieModifier

Localisation et accèsModifier

Oradour est une commune du Nord Charente située à 3,5 km au nord-ouest d'Aigre et 32 km au nord d'Angoulême, non loin de la Charente-Maritime et des Deux-Sèvres.

Oradour est aussi à 15 km au nord de Rouillac, 22 km au sud-ouest de Ruffec, 23 km à l'est de Matha[1].

À l'écart des routes importantes, la commune d'Oradour est longée au sud par la D 739 entre Aigre et Matha. La D 67 d'Aigre à Barbezières à l'ouest passe devant la mairie[2].

La gare la plus proche est celle de Luxé à 11 km, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Poitiers et Bordeaux.

Hameaux et lieux-ditsModifier

La commune comporte les hameaux de Chillé et Germeville. La mairie d'Oradour et l'église entourée de son cimetière sont isolées de toute autre construction[2].

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes d’Oradour
Lupsault Saint-Fraigne
Barbezières   Villejésus
Verdille Mons Aigre

Géologie et reliefModifier

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme toute la moitié nord du département de la Charente. Le Kimméridgien occupe plus particulièrement la surface communale. Des alluvions du Quaternaire occupent les vallées[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'une plaine légèrement relevée à l'ouest, d'une altitude moyenne de 80 m. Le point culminant de la commune est à une altitude de 120 m, situé sur la limite sud. Le point le plus bas est à 65 m, situé le long de l'Aume à Germeville[2].

HydrographieModifier

L'Aume, affluent de la Charente sur sa rive droite et qui passe à Aigre, arrose l'est de la commune, ainsi que son affluent, le Ruisseau de la Couture, qui descend de Couture-d'Argenson.

Leur large vallée commune est occupée par des marais, le marais de Germeville à l'est et le marais à Rouches d'Oradour au centre.

Le ruisseau de Saint-Sulpice qui naît sur la limite ouest de la commune passe à Chillé pour rejoindre ces deux marais.

Le ruisseau de la Citerne, à sec l'été et qui se jette dans l'Aume, limite la commune au sud.

On trouve quelques sources comme la Font Rougeaud près des marais de Germeville, le Creux Fumaud au sud de Chillé, et la fontaine de la Gaillotte au nord[2].

ClimatModifier

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Oratorium en 1131[6].

L'origine du nom d'Oradour est l'ancien occitan orador « lieu où l'on prie, chapelle », issu lui-même du latin d'église oratorium qui signifie « oratoire »[6],[Note 1].

HistoireModifier

Un prieuré aurait existé dès le XIe siècle au lieu-dit Chillé. Il appartenait au prieuré Notre-Dame de Lanville de l'ordre des bénédictins[7].

Près de Chillé dans les marais[Note 2] se trouve une grosse pierre calcaire plantée, appelée localement la Grosse Pierre. Il se peut que ce soit une borne seigneuriale délimitant au nord la principauté de Marcillac[8].

Une maison forte du XVe siècle a existé à Germeville, remplacée par un château en 1870[9]. Il s'agissait de l'ancien logis de Germeville.

Vers 1065, Raymond Guillaume, seigneur de Germeville, fait don de sa terre à l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély.

Germeville était le siège d'un arrière-fief qui, au XVe siècle, appartenait à Antoine Valentin, écuyer, fils de Wastre Valentin, seigneur de Saint-Méxant. La branche cadette de la famille Valentin conservera Germeville jusqu'à la fin du XVIIe siècle.

En 1472, Louis XI autorise sont panetier, Patrice Valentin, seigneur de Saint-Méxant et de Germeville à y construire des maisons fortes.

En 1695, Valentin François, lieutenant dans le régiment de Durfort-Boissière, se marie avec Anne Faure. En 1738, c'est Bernard Faure, seigneur de Rencureau, qui se disait seigneur de Germeville.

Chillé était aussi le siège d'une seigneurie qui dépendait de la principauté de Marcillac. Cette terre, dans la seconde moitié du XVIIe siècle, semble avoir appartenu à François de Pindray, écuyer, seigneur de Montaigon, Ambelle et autres lieux, qui était aussi seigneur du Bouchet à Lupsault[8],[10].

AdministrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2014 Yves Clément SE Retraité
2014 En cours Christian Rousseau    

FiscalitéModifier

La fiscalité est d'un taux de 17,53 % sur le bâti, 34,02 % sur le non bâti, 6,53 % pour la taxe d'habitation et 12 % de taxe professionnelle(chiffres 2007).

La communauté de communes prélève 2,61 % sur le bâti, 6,06 % sur le non bâti, 1,09 % pour la taxe d'habitation et 1,45 % de taxe professionnelle.

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2016, la commune comptait 173 habitants[Note 3], en diminution de 11,28 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
437675705773803861863853784
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
749780736718722641602624593
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
593557518483462425404392348
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
296259250225200203204204185
2016 - - - - - - - -
173--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Oradour en 2007 en pourcentage[15].
HommesClasse d’âgeFemmes
1,0 
90  ans ou +
1,0 
15,0 
75 à 89 ans
11,5 
20,0 
60 à 74 ans
19,2 
25,0 
45 à 59 ans
26,9 
17,0 
30 à 44 ans
15,4 
10,0 
15 à 29 ans
13,5 
12,0 
0 à 14 ans
12,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[16].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

ÉconomieModifier

AgricultureModifier

L'agriculture est principalement céréalière. La viticulture occupe une partie de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[17].

Équipements, services et vie localeModifier

Lieux et monumentsModifier

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le prieuré Saint-Antoine, actuelle église paroissiale, dont il est fait mention au XIe siècle possède une façade qui semble dater du XIVe siècle et ses voûtes et sa couverture ont été refaites à la fin du XIXe siècle[18]. Sa cloche en bronze dite Marie-Elizabeth date de 1882[19].

L'actuel château de Germeville a été construit après 1870, à l'emplacement du logis du XVIIIe siècle qui avait remplacé la maison forte détruite. La chapelle date de 1874[9].

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Avant les repeuplements du XVe siècle à la suite des ravages de la guerre de Cent Ans en Aquitaine, Angoumois et Saintonge étaient en langue d'oc et la toponymie dans les Charentes en garde de nombreuses traces. Voir aussi Oradour-Fanais en Charente limousine, Oradour-Saint-Genest, Oradour-sur-Vayres et Oradour-sur-Glane en Haute-Vienne.
  2. Marais du Dop sur la carte IGN.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Carte du BRGM sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Aulnay », sur Infoterre, (consulté le 7 janvier 2012)
  6. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 509.
  7. « Prieuré de Chillé », notice no IA00040838, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 263-264
  9. a et b « Château de Germeville », notice no IA00040840, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sepulchre, (réimpr. 2005), 893 p., p. 525
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. « Evolution et structure de la population à Oradour en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  17. Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Crus du cognac par communes » [PDF], (consulté le 7 décembre 2015)
  18. « Église Saint-Antoine », notice no IA00040835, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Cloche de l'église », notice no IM16002109, base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier