Opération Reservist

L'opération Reservist est une mission faisant partie de l'opération Torch, le débarquement allié en Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale. Le 8 novembre 1942, l'opération fut menée par les forces américaines et britanniques en Algérie avec pour mission de débarquer directement dans le port d'Oran[2], mais ceux-ci ne parviendront pas à atteindre l'objectif face à de solides positions défensives françaises.

Opération Reservist
Description de cette image, également commentée ci-après
Mouvements des unités navales pendant l'opération.
Informations générales
Date
Lieu Oran, Algérie française
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de l'État français État français
Commandants
Drapeau des États-Unis George F. Marshall[1]
Drapeau du Royaume-Uni Frederick T. Peters  Reddition
Drapeau de la France André Rioult
Forces en présence
393 troupes de débarquement
2 sloops
4 000 soldats
31 navires de guerre
Pertes
Drapeau des États-Unis États-Unis :
194 tués
164 blessés
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni :
113 tués
86 blessés
2 sloops détruits
165 tués

Campagne d'Afrique du Nord de la Seconde Guerre mondiale

Batailles

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Guerre du Désert


Débarquement allié en Afrique du Nord


Campagne de Tunisie

Coordonnées 35° 42′ 44″ nord, 0° 38′ 38″ ouest

ContexteModifier

Le but de l'opération Reservist était de capturer les précieuses installations et navires du port français vichyste d'Oran avant qu'ils ne puissent être détruits. Le débarquement de troupes directement depuis les navires était extrêmement risqué ; cependant les forces alliées espéraient prendre les défenseurs français par surprise, ou espéraient une coopération de leur part en laissant débarquer les forces de débarquement. Deux sloops de la classe Banff, les HMS Walney et HMS Hartland, furent déployés pour cette opération.

L'opérationModifier

Les navires de débarquement ont été la cible de tirs soutenus des défenseurs une fois à l'intérieur du barrage portuaire, y compris quatre batteries côtières (d'est en ouest — Mole Ravin Blanc, Mole Miller et Mole J. Giraud et Mole Centre). 31 navires français ancrés dans le port ont causé des dommages considérables aux navires alliés. Les pertes au cours de l'opération ont dépassé 90 % de la force alliée. Sur les 393 fantassins américains du 3e bataillon, 6e régiment d'infanterie blindée 189 furent tués et 157 blessés. La Royal Navy subit 113 morts et 86 blessés et une petite équipe de l'US Navy affectée à la lutte contre le sabotage compta cinq tués et sept blessés[3]. Le Walney longeant le long de la jetée réussit à débarquer un petit nombre d'hommes mais les survivants furent capturés.

Les défenseurs se rendirent deux jours après l'invasion, mais les installations portuaires avaient été détruites.

Des débarquements ont été effectués dans un même temps pour investir Oran sur trois plages différentes. Une opération similaire eut lieu à Alger, sous le nom de code d'opération Terminal et comprenait un autre coup de main dans le port et une opération aéroportée pour s'emparer des aérodromes voisins.

Notes et référencesModifier

  1. Atkinson, p.74
  2. Roskill p.327
  3. Atkinson, p.76

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier