Opération Margarethe

opération militaire
Opération Margarethe
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Carte espagnole de l'invasion de la Hongrie par les troupes allemandes en
Informations générales
Date (4 jours)
Lieu Hongrie
Casus belli Négociations secrètes entre Miklós Kállay et les Alliés à propos d'une éventuelle trêve
Issue Victoire allemande
Changements territoriaux l'Allemagne occupe la Hongrie
Belligérants
Flag of Hungary (1915-1918, 1919-1946).svg HongrieFlag of Germany (1935–1945).svg Allemagne
Commandants
Flag of Hungary (1915-1918, 1919-1946).svg Miklós Horthy
Flag of Hungary (1915-1918, 1919-1946).svg Ferenc Szombathelyi
Flag of Germany (1935–1945).svg Adolf Hitler

Seconde Guerre mondiale

Batailles

Front de l’Est
Prémices :

Guerre germano-soviétique :

  • 1941 : L'invasion de l'URSS

Front nord :

Front central :

Front sud :

  • 1941-1942 : La contre-offensive soviétique

Front nord :

Front central :

Front sud :

  • 1942-1943 : De Fall Blau à 3e Kharkov

Front nord :

Front central :

Front sud :

  • 1943-1944 : Libération de l'Ukraine et de la Biélorussie

Front central :

Front sud :

  • 1944-1945 : Campagnes d'Europe centrale et d'Allemagne

Allemagne :

Front nord et Finlande :

Europe orientale :


Front d’Europe de l’Ouest


Campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée


Bataille de l’Atlantique


Guerre du Pacifique


Guerre sino-japonaise


Théâtre américain

L'opération Margarethe est une opération militaire allemande s'étant déroulée en Hongrie au printemps 1944. L'opération vise à occuper la plus grande part possible du territoire du Royaume de Hongrie, alors menacé par l'Armée rouge et ses premier et deuxième fronts ukrainiens (qui se trouvent désormais respectivement à moins de 200 et 350 kilomètres des frontières orientales hongroises), et dont les dirigeants semblent vouloir quitter l'Axe.

Elle comporte deux sous-opérations :

  • « Margarethe I », nom de code désignant des manœuvres opérées en Hongrie par les forces militaires allemandes ;
  • « Margarethe II », nom de code désignant un mouvement général d'occupation réalisé conjointement par les forces allemandes, hongroises, croates et slovaques contre le royaume de Roumanie dans le cas où le gouvernement roumain déciderait de capituler face aux forces soviétiques ou pire, de changer de camp[1],[2],[3]. Bien que ce scénario s'accomplît en août 1944 lors du coup d'État du Roi Michel, l'opération « Margarethe II » n'a jamais été lancée[1],[2],[3],[4].

« Margarethe I », rebaptisée après coup simplement « Margarethe », est lancée par Adolf Hitler le , tandis que « Margarethe II » n'a jamais été mise en œuvre.

DéroulementModifier

Le premier ministre hongrois, Miklós Kállay, avec l'assentiment complet du régent Miklós Horthy, lance des pourparlers avec les Alliés pour parvenir à une paix séparée. Adolf Hitler, apprenant l'existence de ces tractations, se sent trahi par son allié hongrois, donne ordre aux troupes allemandes de prendre le contrôle des principales installations hongroises susceptibles d'intéresser le Reich allemand.

Hitler invite Horthy le au château de Klessheim, à proximité de Salzbourg en Autriche rattachée. Pendant les réunions de travail, les forces allemandes avancent sans rencontrer d'opposition en territoire hongrois. Ces réunions n'étaient autre qu'une manœuvre de diversion visant à faire quitter le pays à Horthy tout en laissant l'armée hongroise sans commandement, et donc sans ordre.

Les négociations entre Horthy et Hitler durent jusqu'au , date à laquelle Horthy rentre en Hongrie en train. Lors de son arrivée à Budapest, il est accueilli par des soldats allemands. Ceux-ci le menacent, en lui exposant que la Hongrie ne peut rester souveraine qu'à condition qu'il démette Kállay de ses fonctions, et qu'un gouvernement coopérant pleinement avec les Allemands soit mis en place, sans quoi la Hongrie serait purement et simplement occupée, sans davantage de cérémonie. Conscient de ce que cette dernière option signifierait la mise du pays sous le contrôle d'un Gauleiter, lequel traiterait du pays comme de n'importe quel pays ennemi occupé, Horthy renvoie Kállay et nomme Döme Sztójay comme nouveau Premier ministre, en signe de bonne volonté vis-à-vis des Allemands. De fait, la Hongrie garde un semblant de souveraineté, mais en apparence seulement.

La Hongrie est ainsi occupée par surprise, faisant de l'opération Margarethe une action rapide et sans affrontement. Le plan initial prévoyait de démobiliser l'armée hongroise. Toutefois, alors que les forces soviétiques s'approchent de la Hongrie au nord et à l'est, et que Hitler craint un débarquement des Anglo-américains dans les Balkans, les Allemands décident de conserver ces forces armées, en partie employée pour protéger les cols des Carpates[5].

En , les Allemands lancent l'opération Panzerfaust, après que Horthy eut relancé des négociations de paix séparée avec les Alliés.

Notes et référencesModifier

  1. a et b (en) Jean W. Sedlar, The Axis Empire in Southeast Europe, 1939-1945, 2007, [lire en ligne] (ISBN 1601452977).
  2. a et b (en) John Erickson, The Road to Berlin: Stalin's War with Germany, vol. 2, 10 juin 1999, (ISBN 0300078137).
  3. a et b (en) « Eastern Front - Rumania ».
  4. Carlile Aylmer Macartney, October Fifteenth : A History of Modern Hungary, 1929–1945, 2 vols. (Edinburgh University Press, 1956–57), II, 226.
  5. Earl F. Ziemke, Stalingrad to Berlin: The German Defeat in the East, U.S. Government Printing Office, 1968.