Opération Héraclès

Opération Héraclès
Localisation Océan Indien
Planification 12 septembre 2001
Planifiée par ONU
Cible talibans
Participant Drapeau de la France France
Drapeau des États-Unis États-Unis

L'opération Héraclès est une opération militaire de la Marine nationale française qui s'est déroulée en 2001, durant la guerre en Afghanistan contre les talibans, pour appuyer la lutte contre le terrorisme dans cette région.

Déroulement de la missionModifier

Moyens militaires présentsModifier

 
USS Enterprise (à gauche), le premier porte-avions à propulsion nucléaire, et le Charles de Gaulle (à droite)

Le , la France a décidé d'envoyer la Task force 473 dans l'océan Indien en soutien de l'Opération Enduring Freedom. La task force était constituée de 2 900 hommes sous le commandement du contre-amiral François Cluzel. Le groupe était composé du porte-avions Charles de Gaulle, des frégates La Motte-Picquet, Jean de Vienne, Latouche-Tréville,Jean Bart, du sous-marin nucléaire Rubis, du pétrolier Meuse et d'un aviso de la classe d'Estienne d'Orves.

La force aérienne était composée de quatorze Dassault Super-Étendard, deux Grumman E-2 Hawkeye, neuf Rafale[1] et plusieurs hélicoptères. Les Dassault Super-Étendard ont effectué leurs premières missions au-dessus de l'Afghanistan le , ayant pour exécution la reconnaissance et les missions de bombardement, couvrant plus de 3 000 km. Dans l'ensemble ils ont effectué 140 missions, soit en moyenne 12 missions par jour.

OpérationModifier

Le , un satellite d'observation nommé Hélios 1B repère des activités anormales près de Gardez. Le lendemain, après que les forces spéciales américaines dans la région ont confirmé ces observations, le porte-avions Charles de Gaulle lance deux Dassault Super-Étendard. Le , les forces de la coalition entrent dans la vallée et l'opération Anaconda commence début mars.

En mars, les Dassault Super-Étendard et les six Mirage 2000 effectuent des frappes aériennes contre des cibles prétendues être membres de Al-Qaïda. Quelques objectifs suggérés par les forces américaines se voient refusés par crainte de toucher des civils. Néanmoins, la participation française est complimentée le par le président américain George W. Bush, qui parle de « notre fidèle alliée, la France, qui a déployé un quart de sa marine de guerre dans l'opération Enduring Freedom »[2].

À ce stade, le complément de l'armée de l'air française avait été augmenté à 16 Dassault Super-Étendard, à 6 Mirage 2000, à 5 Rafale, 2 Hawkeye et deux AWACS.

Le , le Charles de Gaulle arrive à Singapour et retourne à Oman le .

SourcesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Lutte contre le terrorisme », Ministère de la défense, (consulté le 25 octobre 2014)
  2. (en) « President Thanks World Coalition for Anti-Terrorism Efforts », La Maison Blanche, (consulté le 25 octobre 2014)

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