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L'opération Barras est une opération menée par les forces spéciales britanniques en Sierra Leone le , dans le but de libérer 5 militaires retenus en otage par les membres des « West Side Boys », un des groupes rebelles engagés dans la guerre civile sierra-léonaise.

Opération Barras

Informations générales
Date
Lieu Gberi Bana
Issue Victoire britannique
Belligérants
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-UniWest Side Boys
Commandants
Brigadier John HolmesFoday Kallay White flag icon.svg
Forces en présence
Special Air Service
Special Boat Service
1er bataillon du régiment parachutiste
Pertes
1 mort
12 blessés
25 morts
18 prisonniers

Guerre civile sierra-léonaise

Coordonnées 8° 33′ 22″ nord, 12° 47′ 49″ ouest

HistoriqueModifier

Le 25 août 2000, onze soldats du Royal Irish Regiment, faisant partie d’un détachement de la British Army déployé pour entrainer l’armée gouvernementale, de retour d'une visite à des casques bleus jordaniens de la Mission des Nations unies en Sierra Leone (UNAMSIL) sont capturés par un groupe de rebelles lourdement armés et emmenés dans le village de Gberi Bana, à plus de 50 km à l'est de Freetown. Dans les jours qui suivent, l'armée britannique obtient, par la négociation, la libération de six d'entre eux, mais les demandes des West Side Boys devenant de plus en plus irréalisables et craignant pour la vie des otages restants, le gouvernement britannique décide de lancer une opération de libération à l'aube du 10 septembre.

Au sol, l'opération héliporté est menée principalement par le Special Air Service (SAS) et le Special Boat Service (SBS)[1], avec une diversion effectuée par des parachutistes du 1er bataillon du régiment parachutiste (1 PARA) britannique. Durant l'assaut, au moins 25 rebelles sont tués ; le soldat Brad Tinnion du SAS est tué[2] et douze autres militaires britanniques sont blessés[3] tandis que 18 autres rebelles sont faits prisonniers, dont leur chef Foday Kallay.

Cette opération qui est la deuxième et dernière impliquant directement des forces britanniques en Sierra Leone a permis de rétablir la confiance parmi les troupes britanniques déployées dans le pays et a entraîné une augmentation du soutien britannique à l'Organisation des Nations unies dans le pays[4].

Notes et référencesModifier

  1. (en) Damien Lewis, Operation Certain Death, Arrow, (ISBN 0-09-947409-3), p. 91
  2. (en) Michael Smith, « Soldier killed in jungle rescue was SAS man », sur The Daily Telegraph, (consulté le 5 février 2014)
  3. d'après le communiqué de presse du ministère de la défense britannique du 10 septembre 2000, reproduit dans Will Fowler, Certain Death in Sierra Leone: The SAS and Operation Barras 2000, Oxford, Osprey Publishing, 2010 p. 58
  4. Aline Lebœuf, « L’intervention britannique en Sierra Leone (2000-2002) », sur Centre de doctrine d'emploi des forces, (consulté le 10 septembre 2017)

SourcesModifier