Oloros ou Orolos[1],[2] est le père de l’historien antique Thucydide. C’était un Athénien du dème d’Halimonte (de nos jours, Álimos) peut-être apparenté à la famille des Phylaïdes et à Miltiade. Selon Davies, il est possible qu'il ait épousé une fille de Miltiade[3] ou soit le fils d'une fille de Miltiade[4]. Il n'est en tout cas pas son fils, car n'est pas inscrit dans le même dème.

Oloros
Biographie
Nom dans la langue maternelle
ὌλοροςVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Enfant
Hégésipyle (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

À cause de son prénom d'origine thrace[5], nous pouvons douter par sa postérité qu'il n'eût sa citoyenneté athénienne à sa naissance ; mais si cela avait été le cas, son fils Thucydide ne l'aurait possédée non plus. L'hypothèse selon laquelle la nationalité d'une personne était indiquée par son prénom d'origine étrangère n'est donc pas viable car les Athéniens avaient la certitude qu'Oloros était un Athénien du dème d’Halimonte. Les écrits à ce sujet ne nous parlent pas plus d’Oloros.

Son fils Thucydide est né avant que Périclès ne fasse approuver la loi sur le droit de la citoyenneté par l'assemblée athénienne en 451 av. J.-C., qui disposait que si un citoyen se mariait avec la fille d'un étranger (métèque), ses descendants ne pourraient jamais obtenir le droit d'être citoyen. De même, une femme, fille de citoyens athéniens et mariée avec un étranger, ne pouvait jamais donner à ses enfants le statut de citoyen.

RéférencesModifier

  1. Thomas Hobbes, Franck Lessay red., Textes sur l'hérésie et sur l'histoire, vol. 12, p. 139, éd. Vrin, 1993, (ISBN 2711621251).
  2. Otfried Müller, Histoire de la littérature grecque jusqu'à Alexandre le Grand, p. 181, éd.Auguste Durand, 1866.
  3. J. K. Davies, Athenian Propertied Families. 600-300 B.C., Oxford, 1971, p. 304.
  4. J. K. Davies, Athenian Propertied Families. 600-300 B.C., Oxford, 1971, p. 234-235.
  5. Nicolas Perrot d'Ablancourt préface de L'histoire de Thucydide de la guerre du Péloponnèse : continuée par Xénophon, p. 10, éd. A. Courbe, 1662.