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Olivia Époupa

joueuse de basket-ball française

Olivia Époupa
Image illustrative de l’article Olivia Époupa
Olivia Époupa en équipe de France en février 2018.
Fiche d’identité
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance (25 ans)
Paris (France)
Taille 1,65 m (5 5)
Situation en club
Club actuel Drapeau : Australie Canberra Capitals
Poste Meneuse
Carrière universitaire ou amateur
2005-2009
2009-2012
Paris Basket 18
Centre fédéral
Carrière professionnelle *
SaisonClubMoy. pts
2012-2013
2013-2014
2014-2015
2015-2016
2016-2017
2017-2018
2018-2019
2019-2020
Basket Landes
Basket Landes
Toulouse MB
Toulouse MB
ESB Villeneuve-d’Ascq-LM
Galatasaray SK İstanbul
Beşiktaş JK İstanbul
Canberra Capitals
07,2
07,2
11,9
11,5[1]
06,9
08,4
10,9
en c.
Sélection en équipe nationale **
2015-Drapeau : France France (56 sél.)261[2]

* Points marqués dans chaque club dans le cadre de la saison régulière du championnat national.
** Points marqués pour l’équipe nationale en match officiel.
Époupa 2018

Olivia Époupa, née le à Paris (France), est une joueuse française de basket-ball.

Sommaire

BiographieModifier

Débuts au Centre FédéralModifier

Habitante du quartier de la Goutte-d'Or, elle commence le basket en 2005 dans le 18e arrondissement sur le conseil de sa prof d’EPS de l’école élémentaire Jean-François Lépine[3] : « J'avais touché à pas mal de choses sans vraiment persévérer. Je l'ai écouté, je me suis lancée, je n'avais rien à perdre[4]. » Son aisance ne passe pas inaperçue et elle rejoint dès 2009 le Centre fédéral où elle perfectionne son jeu et prend part aux campagnes internationales avec les équipes de jeunes[4].

Premiers pas au Basket Landes puis passage à ToulouseModifier

À sa sortie de l'INSEP, elle rejoint Basket Landes avec sa coéquipière en équipe de France Valériane Ayayi. Remplaçante de Carmen Guzman, elle s'adapte cependant vite au haut niveau réussissant notamment le 16 décembre face à Toulouse 28 points (5/9 à 2-pts, 2/2 à 3-pts, 12/13 aux lancers), pris 9 rebonds, délivré 6 passes décisives, fait 3 interceptions, perdu 2 balles et provoqué 7 fautes pour 39 d’évaluation[5]. Malgré sa petite taille, son explosivité en fait un véritable poison en défense pour ses adversaires et sait même s'illustrer au rebond[4].

Après deux saisons dans les Landes (7,2 points et 3,7 rebonds en 2013-2014) avec pour la dernière une seconde place de la saison régulière, elle signe en avril 2014 pour Toulouse[6]. Meilleure joueuse à l'évaluation lors de la troisième journée, elle récidive lors de la dixième dominant en seconde période la joueuse WNBA Alex Bentley pour permettre à Toulouse de l'emporter sur Tarbes avec 23 points (8/12 à deux points, 1/4 à trois points, 4/7 aux lancers-francs), 10 rebonds, 8 passes décisives, 5 interceptions, 2 contres, 10 fautes provoquées et 5 balles perdues pour 33 d'évaluation en 38 minutes[7]. Pour sa seconde saison à Toulouse, elle réussit son premier triple-double en LFB avec 14 points, 12 rebonds et 12 passes décisives. Pour son entraîneur Jérôme Fournier : « Je n'ai jamais vu ça. Quand tu es une meneuse de jeu d'1,65 m et que tu fais des triple-doubles, c'est souvent des points, des passes et des interceptions. Mais là ce sont des rebonds ! Elle ne renonce jamais, ça l'amène à être présente sur tous les ballons[8]. »

Championne de France 2017 avec Villeneuve-d’AscqModifier

N'ayant pu obtenir le maintien de Toulouse malgré 11,5 points, 6,7 rebonds, 5,3 passes décisives et 3,2 interceptions de moyenne pour 14,7 d'évaluation, elle rejoint l'équipe de Villeneuve-d’Ascq qualifiée pour l'Euroligue, où elle retrouvera son ancienne coéquipière dans les Landes Valériane Ayayi[9]. En 2017, elle remporte avec Villeneuve-d’Ascq son premier titre de championne de France face à Lattes Montpellier[10].

Expérience à l'étranger (Turquie puis Australie)Modifier

Olivia Époupa tente ensuite une première expérience à l'étranger avec le club turc d'Euroligue Galatasaray[11]. En décembre 2017 face au leader du championnat Fenerbahçe Galatasaray doit s'incliner 79 à 67 malgré 14 points, 5 rebonds, 6 passes décisives et 7 interceptions pour 1 seule balle perdue en 34 minutes de jeu pour Époupa qui livre une excellent première saison à l'étranger avec 9,8 points, 5 rebonds, 4,1 passes décisives et 3,4 interceptions en moyenne en championnat et 10,4 points, 8,1 rebonds, 4,2 passes décisives et 3,4 interceptions en Euroligue malgré une adresse perfectible à trois points (27% en championnat et 2/20 en Euroligue)[12]. Le club remporte l'Eurocoupe face à Venise. Discrète en finale (4 points, 3 rebonds et 2,5 passes lors des deux matchs), elle s'est fait remarquer lors de la saison régulière d'Euroligue avec des moyennes de 9,6 points, 7 rebonds, 3,7 passes et 3 interceptions en 14 matchs[13]. L'année suivante, elle reste en Turquie en signant au Beşiktaş JK. À l'issue de la saison 2018-2019 et après deux expériences à l'étranger, Olivia Époupa poursuit son aventure en dehors de l'hexagone en signant en Australie au Canberra Capitals[14].

En Équipe de FranceModifier

À l'été 2013, elle remporte la médaille d'argent du Championnat du monde avec l'Équipe de France de basket-ball féminin des 19 ans et moins[15], dont elle est nommée dans le meilleur cinq de la compétition[16]. Elle est une rares joueuses à avoir été meilleure joueuse dans les trois catégories d'âge de jeunes des championnats européens (U16, U18 et U20)[4].

Avec l'Équipe de France U20, elle remporte l'or face à l'Espagne en juillet 2014[17]. Elle est nommée MVP de la compétition[18]. Présélectionnée en Équipe de France senior, elle ne figure pas dans la sélection finale qui dispute le championnat du monde 2014[19].

Elle connaît sa première sélection en senior lors d'une défaite face aux Serbes le [20]. Elle fait ses débuts en compétition officielle sous le maillot bleu pour l'Euro 2015[21]. Elle dit de sa coéquipière Céline Dumerc « Pour le moment, on ne se connait pas très bien. On n’a pas eu la chance de se côtoyer mis à part en tant qu’adversaires donc je pense que c’est une relation qui va se faire progressivement. Il y a des moments où on rigole et quand j’ai des questions, je n’hésite pas à aller vers elle. C’est une personne qui est très ouverte (...) J’ai vite et bien été encadrée par le staff qui m’a rassurée et mise en confiance[22]. » Elle s'impose lors de l'Euro 2015 comme la seconde option du coach après Céline Dumerc avant Anaël Lardy, qu'elle relaie en défense sur des arrières rapides comme la naturalisée russe Epiphanny Prince. L'aînée dit d'elle « Ça me fait penser à moi, quand je suis arrivée en équipe de France. Tout doucement, d'année en année, j'ai commencé à rentrer un plus dans les plans de jeu du coach. Et là, c'est vrai qu'Olivia répond favorablement et vraiment efficacement tout de suite[23]. » En 2015, elle est membre de l'équipe qui atteint la finale de l'Euro 2015 face à la Serbie qui ne craque pas et conquiert son premier titre de Championne d'Europe (68-76[24]).

Propulsée meneuse titulaire aux Jeux de Rio après la blessure de la capitaine Céline Dumerc[25], elle réussit un match de grande classe lors de la deuxième journée du tournoi face à la Biélorussie. Après avoir donné l’avantage à la France à l'entrée de la dernière minute, les Biélorusses reprennent un point d'avance. Sur la dernière action, elle arrache un rebond offensif (16 points, 4 rebonds, 5 passes décisives et 3 interceptions) et fait une passe instantanée à Endy Miyem qui inscrit le tir victorieux à la dernière seconde[26].

ClubsModifier

PalmarèsModifier

ClubsModifier

Équipe de France seniorModifier

Équipes de France jeunesModifier

Distinctions personnellesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Olivia Époupa », Ligue féminine de basket (consulté le 7 juin 2016)
  2. au 31 juillet 2018Gabriel Pantel-Jouve, « ABY GAYE FORFAIT POUR LA COUPE DU MONDE 2018 », bebasket.fr, (consulté le 2 août 2018)
  3. Carole Sauvage, « Basket : Olivia Epoupa de retour sur « ses terres », à la Goutte-d’Or », la-croix.com, (consulté en 27 kuin 2018)
  4. a b c et d Xavier Thomas, « Olivia Epoupa : mini-format, maxi-talent », ladepeche.fr, (consulté le 8 août 2016)
  5. « Basket Landes : La performance majeure d’Olivia Epoupa (39 d’évaluation) », Catch & Shoot, (consulté le 17 décembre 2012)
  6. « LFB : Olivia EPOUPA ira à Toulouse », Basquetebol Saulzoir, (consulté le 18 avril 2014)
  7. Amaury Boulay, « Olivia Epoupa MVP de la dixième journée », bebasket.fr, (consulté le 8 décembre 2014)
  8. « Ligue féminine: Olivia Epoupa (Toulouse) brillante mais « frustrée » », lequipe.fr, (consulté le 8 août 2016)
  9. Amaury Boulay, « EPOUPA, AYAYI, SY-DIOP ET STEPANOVA À VILLENEUVE D'ASCQ », bebasket.fr, (consulté le 7 juin 2016)
  10. a et b Nicolas Kohlhuber, « L'ESBVA TIENT SON TITRE », bebasket.fr, (consulté le 14 mai 2017)
  11. Alex Lacoste, « LE GRAND SAUT VERS GALATASARAY POUR OLIVIA EPOUPA ? », bebasket.fr, (consulté le 12 novembre 2017)
  12. Vincent Thiollière, « OLIVIA EPOUPA CONTINUE D'IMPRESSIONNER, MAIS GALATASARAY S'INCLINE CONTRE FENERBAHÇE », bebasket.fr, (consulté le 2 janvier 2018)
  13. Alexandre Sanson, « OLIVIA EPOUPA ET GALATASARAY REMPORTENT L'EUROCUP », bebasket.fr, (consulté le 20 avril 2018)
  14. Gabriel Pantel-Jouve, « Olivia Epoupa part jouer en Australie », bebasket.fr, (consulté le 14 août 2019)
  15. a et b « Mondial U19 (F) : La France vice-championne du Monde », Catch & Shoot, (consulté le 29 juillet 2013)
  16. a et b « Mondial U19 (F) : Olivia Epoupa dans le cinq de la compétition, Stewart MVP », Catch & Shoot, (consulté le 29 juillet 2013)
  17. a et b Amaury Boulay, « L’équipe de France U20 féminine est championne d’Europe ! », Catch & Shoot, (consulté le 13 juillet 2014)
  18. a et b Amaury Boulay, « MVP de l’Euro, Olivia Époupa s’offre une septième médaille et un troisième trophée de MVP », Catch & Shoot, (consulté le 13 juillet 2014)
  19. « Trois joueuses quittent l'Équipe de France », bebasket.fr, (consulté le 28 août 2014)
  20. Thibaut Lasser, « Les Bleues s’inclinent sur le fil », basquetebol.fr, (consulté le 16 mai 2015)
  21. Syra Sylla, « Valériane Ayayi, dernière à quitter les Bleues », ladyhoop.com (consulté le 5 juin 2015)
  22. Magali Richard, « ITW Olivia Époupa : « Le staff m’a rassurée et mise en confiance » », ladyhoop.com (consulté le 5 juin 2015)
  23. « Céline Dumerc commence à préparer le passage de témoin », leparisien.fr, (consulté le 28 juin 2015)
  24. a et b Arnaud Dunikowski, « La France en argent », FFBB, (consulté le 28 juin 2015)
  25. « Olivia Epoupa propulsée meneuse titulaire », liberation.fr, (consulté le 8 août 2016)
  26. Vincent Thiollière, « LE RETOUR DES BRAQUEUSES », bebasket.fr, (consulté le 8 août 2016)
  27. « Les Bleues s'inclinent en finale », sur FFBB, (consulté le 26 juin 2017)
  28. Théo Quintard, « LA FRANCE PREND LA MÉDAILLE D'ARGENT FACE À L'ESPAGNE À L'EUROBASKET FÉMININ », sur bebasket.fr, (consulté le 7 juillet 2019)
  29. a b c d e f et g « Olivia Époupa », Ligue féminine de basket (consulté le 13 octobre 2012)
  30. Résultats du 24 juillet - Equipe de France FOJE 2009

Liens externesModifier

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