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Okénite
Catégorie IX : silicates[1]
Image illustrative de l’article Okénite
Okénite - Khandivali, Maharashtra, Indes (28x22 cm)
Général
Classe de Strunz 09.EA.40
Formule chimique H36Ca10O64Si18Ca3[Si6O15] ·6(H2O)
Identification
Masse formulaire[2] 1 966,566 ± 0,067 uma
H 1,85 %, Ca 20,38 %, O 52,07 %, Si 25,71 %,
Couleur blanche, jaunâtre, bleuâtre.
Classe cristalline et groupe d'espace pinacoïdale - P1
Système cristallin triclinique
Réseau de Bravais primitif P
Macle sur [010]
Clivage parfait sur [001]
Cassure flexible, cassure conchoïdale
Habitus généralement fibreuse ou aciculaire selon [010]
Échelle de Mohs de 4,50 à 5,00
Trait blanc
Éclat nacré
Propriétés optiques
Indice de réfraction nα = 1.512 - 1.532 nβ = 1.514 - 1.535 nγ = 1.515 - 1.542
Pléochroïsme bleu-vert / jaune-vert
Biréfringence biaxial (-) 0.0030-0.0100
Dispersion 2 vz ~ 68-70
Fluorescence ultraviolet Luminescent, et fluorescent
Transparence transparent, translucide
Propriétés chimiques
Densité 2,3 - 2,33, Moyenne = 2,31
Fusibilité gonfle dans la flamme
Solubilité soluble dans HCl
Propriétés physiques
Magnétisme aucun
Radioactivité aucune

Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

L’okénite est une espèce minérale du groupe des silicates sous-groupe des phyllosilicates, composé de silicate de calcium hydraté de formule, Ca3[Si6O15] •6(H2O). Les cristaux peuvent atteindre jusqu'à 4 cm[3].

L’okénite est de couleur blanche soyeuse à nacrée, il existe des spécimens de vives couleurs vert, bleu, mauve, donnés comme venant des Indes ou de Chine qui sont des pièces colorées artificiellement. L'okénite se transforme en wollastonite par chauffage.

Historique de la description et appellationsModifier

Inventeur et étymologieModifier

Décrit par Franz Ritter von Kobell en 1828, dédié à Lorenz Ockenfuss, dit Oken (1779-1851), Naturaliste Allemand.

TopotypeModifier

Ile Qeqertarsuaq (Disko), Kitaa (Ouest Groenland) Groenland[4]

SynonymieModifier

Le terme okénite avait été choisi par le minéralogiste Rink pour désigner la wollastonite.

Caractéristiques physico-chimiquesModifier

Critères de déterminationModifier

Habitus très particulier (cristaux aciculaires flexibles) ; gonfle dans la flamme ; soluble dans HCl.

CristallochimieModifier

L'okénite fait partie d'un groupe de minéraux isostructuraux : le groupe de la tobermorite.

Groupe de la tobermorite
  • Tobermorite Ca5Si6O16(OH)2•4(H2O) C 2221 2 2 2
  • Clinotobermorite Ca5Si6(O,OH)18•5(H2O) Cc,C 2/c Mono
  • Plombierite Ca5H2Si6O18•6(H2O) B11b 2
  • Riversideite Ca5Si6O16(OH)2•2(H2O) B2212 2 2 2
  • Okenite Ca3[Si6O15]•6(H2O) P1 or P1 Tri
  • Tacharanite Ca12Al2Si18O33(OH)36 Centré A Mono
  • NekoiteCa3Si6O15•7(H2O) P1 1
  • Oyelite Ca10B2Si8O29•12(H2O) Ortho

CristallographieModifier

  • Paramètres de la maille conventionnelle : a = 9.69, b = 7.28, c = 22, Z = 1 ; alpha = 97.5°, bêta = 101.1°, gamma = 110.9° V = 1410,54
  • Densité calculée = 2,31

Gîtes et gisementsModifier

Gîtologie et minéraux associésModifier

Gîtologie 
Minéral d'origine hydrothermale, postvolcanique, elle est souvent associée aux zéolites, en remplissage des amygdales du basalte.
Minéraux associés 
Calcite, apophyllite, prehnite, gyrolite (en), laumontite, heulandite, yugawaralite (en)...

Gisements producteurs de spécimens remarquablesModifier

  • Carrière Bramburg, Adelebsen, Göttingen, Basse Saxe, Allemagne[7].
  • Agnew (Perseverance Deposit), Goldfields-Esperance region, Australie[8].
  • Mine Jeffrey, Asbestos, région de l'Estrie, Québec, Canada[9].
  • Ile Qeqertarsuaq (Disko), Kitaa (Ouest Groenland) Groenland[4]
  • Scawt Hill, Larne, Co. Antrim, Irlande du Nord. Célèbre occurrence qui compte 6 topotypes[10].
  • Très nombreuses occurrences aux USA Arizona, Californie, Caroline du Nord, Idaho, Nouveau Mexique, Oregon, Utah, Virginie et État de Washington.

Le gisement qui reste le plus prolifique en quantité et qualité

  • La carrière de Khandivali, Mumbai District (Bombay District), Maharashtra, Inde[11].

Galerie Colorations artificiellesModifier

On peut faire des colorations artificielles.

Article détaillé : Faux minéraux et fossiles.

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GalerieModifier

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Notes et référencesModifier

  1. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. The Handbook of Mineralogy Volume II, 1995 Mineralogical Society of America by Kenneth W. Bladh, Richard A. Bideaux, Elizabeth Anthony-Morton and Barbara G. Nichols
  4. a et b Melson, William G. and George Switzer (1966) "Plagioclase-spinel-graphite xenoliths in metallic iron-bearing basalts, Disko Island, Greenland." American Mineralogist: 51: 664-676.
  5. Traité de minéralogie, Volume 4 Par Armand Dufrénoy p. 696 1859
  6. A SYSTEM OF MINERALOGY Par JAMES DWIGHT BRUSH p. 398 1868
  7. Koritnig, S. (1972). Gyrolith, Okenit und Tacharanit als metasomatische Reaktionsprodukte aus dem Basaltvorkommen der Bramburg bei Göttingen, Deutschland. Contrib. Mineral. Petrol. 35, 293-301. (in German)
  8. Grguric, B.A., Nickel, E.H. (2005) Okenite from the Perseverance nickel mine, Western Australia: a first Australian occurrence. Australian Journal of Mineralogy, Vol. 11, pg. 25-26.
  9. Canada. - Spertini, F. (2001). "La mine Jeffrey, Asbestos, Québec, Canada." Le Règne Minéral(37),pp:10-34.
  10. Tilley, C.E. (1929) On larnite (calcium orthosilicate, a new mineral) and its associated minerals from the limestone contact-zone of Scawt Hill, Co. Antrim. Mineralogical Magazine, 22, 77-86.
  11. Yugawaralite from Bombay, India. Mineralogical Record 9 (5): 296