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Observatoire de Lyon

observatoire astronomique à Saint-Genis-Laval (Rhône)
Observatoire de Lyon
Observatoire Lyon Coudee.JPG
Lunette coudée sur le site de Saint-Genis
Caractéristiques
Organisation
Code MPC
513Voir et modifier les données sur Wikidata
Type
Construction
Statut patrimonial
Altitude
266 m
Site
Lieu
Adresse
9 avenue Charles-André, 69561 Saint-Genis-LavalVoir et modifier les données sur Wikidata
Saint-Genis-Laval, Rhône
Flag of France.svg France
Coordonnées
Site web
Télescopes
1 mètre
60 cm
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L'observatoire de Lyon est un observatoire astronomique professionnel dont le site historique est situé à Saint-Genis-Laval, près de Lyon. Créé par décret en 1878 par le président Mac Mahon et fondé par l'astronome Charles André, c'est aujourd'hui un observatoire des sciences de l'univers ainsi qu'une école interne de l'université Claude Bernard Lyon 1 qui réunit le Centre de recherche astrophysique de Lyon (CRAL) et le Laboratoire de géologie de Lyon : Terre, planètes, environnement (LGL-TPE). Les locaux de l'Observatoire se trouvent sur son site historique de Saint-Genis-Laval ainsi que sur les campus universitaires de La Doua et de Gerland. Dans ses premières années, en plus de sa mission d'observation céleste, l'observatoire de Lyon assurait également un service horaire pour la ville de Lyon ainsi que des mesures météorologiques. Tout au long du XXe siècle, les astronomes qui y travaillent étudient des champs de recherche variés comme les étoiles variables, les comètes et la haute atmosphère. Parmi les chercheurs qui se sont succédé à l'observatoire de Lyon, on retrouve notamment Jean Dufay, Émile Marchand, Michel Luizet, Georges Le Cadet, François Gonnessiat, Marie Bloch, Jean-Claude Ribes, Gilles Chabrier et Hélène Courtois. Son code UAI est 513.

Depuis les années 1980, plus aucune observation directe du ciel n'est réalisée depuis le site historique à des fins de recherche, notamment à cause de la pollution lumineuse de la ville de Lyon. Les activités du CRAL se concentrent maintenant principalement sur la recherche fondamentale et l'instrumentation : il a notamment piloté la création de MUSE, un spectrographe 3D grand champ qui équipe le Très Grand Télescope depuis 2014. Le LGL participe notamment au programme ExoMars de l'Agence spatiale européenne.

Depuis le , la lunette équatoriale coudée de l'Observatoire, la dernière au monde encore dans son état d'origine, fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques[1]. Le reste du site de Saint-Genis-Laval (parc, mur de clôture, bâtiments, mires astronomiques, piliers des instruments, montures équatoriales Eichens et Brünner, château d'eau avec moteur à gaz et pompe, sidérostat avec lunette fixe et galerie souterraine) faisait déjà l'objet d'une inscription depuis le [1].

HistoriqueModifier

Premiers observatoires lyonnaisModifier

Le premier observatoire de la région lyonnaise est fondé en 1684 par Jean de Saint-Bonnet, un correspondant de Giovanni Domenico Cassini, au sein du collège de la Trinité (aujourd'hui collège-lycée Ampère)[2]. Ce premier observatoire est détruit en 1793 durant le siège de Lyon par les conventionnels[réf. souhaitée]. Un second observatoire est aménagé en 1867 dans une nouvelle aile du palais Saint-Pierre mais les observations y sont très difficiles à cause de la pollution lumineuse et des fumées du centre-ville[2].

Création et premières observationsModifier

L'observatoire de Lyon est créé par décret le par le président Patrice de Mac-Mahon, en même temps que les observatoires de Besançon et de Bordeaux, dans une volonté de redresser scientifiquement la France après la défaite de la guerre franco-allemande de 1870[3]. Charles André, astronome adjoint à l'observatoire de Paris qui avait demandé dès 1867 au préfet du Rhône la création d'un nouvel observatoire à Lyon, et qui est alors titulaire d'une chaire d'astronomie physique à la faculté des sciences de Lyon, est nommé directeur du futur observatoire[4],[5]. Ce dernier souhaite installer l'Observatoire sur la colline de Beauregard, à Saint-Genis-Laval, où des géodésiens avait déjà établi un poste. De plus, ce site se trouve sur une ligne qui passe par le mont Verdun et le sommet de La Paume, ces deux points culminants pouvant accueillir des mires astronomiques, dispositifs alors indispensables pour régler avec précision les instruments d'observation[réf. souhaitée]. Le choix de ce site ne fait tout d'abord pas consensus au sein du conseil municipal de Lyon qui avait envisagé de construire l'observatoire à Sainte-Foy-lès-Lyon[réf. souhaitée]. On reproche notamment à Saint-Genis d'être trop éloigné de Lyon mais André argumente qu' « il convient d'établir l'observatoire de telle façon que les lumières et les fumées de la civilisation ne puissent le gêner dans aucun avenir prévisible » (moins d'un siècle plus tard, les observations astronomiques pour la recherche sont rendues quasiment impossibles par la pollution lumineuse de la métropole lyonnaise)[2]. En même temps que l'observatoire, Charles André fait construire deux stations météorologiques : une au parc de la Tête d'Or (ce bâtiment est devenu la ferme Lambert, actuellement dédiée à la botanique) et une autre au mont Verdun afin de pour pouvoir faire des comparaisons avec les données recueillies à Saint-Genis[6].

Dès 1879, les instruments sont transférés du palais Saint-Pierre au site de Saint-Genis et la plupart des bâtiments sont construits entre 1880 et 1887 sous la supervision d'Abraham Hirsh, l'architecte en chef de la ville de Lyon. Chaque pavillon correspond à un champ de recherche précis et les premières observations sont réalisées dès 1880[3]. La mise en place des instruments et les premières observations sont réalisées par Charles André, François Gonnessiat, Émile Marchand, Michel Luizet, Georges Le Cadet et Joseph-Noël Guillaume. Ces premières études s'intéressent entre autres aux positions des étoiles doubles, aux comètes, à la surface du soleil, à la météorologie, au magnétisme terrestre et à l'électricité atmosphérique. Émile Marchand sera notamment le premier, en 1888, à mettre en évidence la relation entre tache solaire et perturbations du champ magnétique terrestre[3],[2].

À partir de 1884, l'Observatoire assure un service horaire pour la ville de Lyon : il est chargé de déterminer l'heure exacte grâce à des observations méridiennes et de la transmettre par signal électrique au centre-ville. Ce service est assuré jusqu'en 1911, date à laquelle l'heure de Paris devient l'heure de la France métropolitaine. La lunette méridienne qui était utilisée pour le service horaire ainsi que pour étudier la position céleste des astres est mis à la retraite en 1934[2].

En 1894, l'Observatoire est contraint d'abandonner ses travaux sur le magnétisme terrestre : la prolongation de la ligne de tramway Lyon-Oullins jusqu'à Saint-Genis-Laval perturbe grandement les mesures (bien que la ligne soit à un kilomètre de l'observatoire)[3],[2]. La même année, François Gonnessiat (un des premiers étudiants de Charles André) confirme les résultats publiés par Seth Carlo Chandler sur les oscillation de Chandler[3].

Charles André décède subitement en 1912 et est remplacé par Jean Mascart (fils du physicien Éleuthère Mascart). La principale contribution de Mascart à l'Observatoire est la création, en août 1913, du Bulletin de l'observatoire de Lyon. Cette publication destinée au grand public traite majoritairement de météorologie (mesures et prévisions) et donne à ses lecteurs de nombreux conseils sur l'agriculture, les articles d'astronomie générale étant largement minoritaires dans les sujets abordés. La publication est stoppée par la Première Guerre mondiale en juillet 1914 mais reprend en janvier 1920. Elle s'arrêta définitivement en décembre 1931[2].

En 1920, l'Office national de météorologie est créé ce qui conduit l'Observatoire à abandonner son service météorologique en 1921 au profit de la station de Bron[3],[2]. De plus, 1921 est aussi l'année de création de l'Institut de physique du globe de Paris qui réduit les recherches de l'observatoire de Lyon dans les domaines du magnétisme et de l'électricité atmosphérique[3].

Dès le début du XXe siècle, un des principaux sujets d'étude de l'Observatoire est l'étude des étoiles variables : Michel Luizet réalise dès 1897 des mesures régulières de leurs magnitudes [3]. Cependant, la quantité d'étoiles à observer est telle que les astronomes de l'Observatoire demandent l'aide des astronomes amateurs de la région. Dans cette optique, Henri Grouiller lance en 1921 l'Association française des observateurs d'étoiles variables sur le modèle de l'Association américaine des observateurs d'étoiles variables. Les observations des amateurs sont publiées dans le Bulletin de l'observatoire de Lyon puis dans le Bulletin de l'association française des observateurs d'étoiles variables à partir de 1932[3],[2].

Modernisation des recherchesModifier

Le mandat de directeur de Jean Dufay (1933-1966) marque le passage d'une astronomie traditionnelle à une astrophysique plus moderne : avant les années 30, il n'y avait eu que peu d'évolution dans les instrumentations et les champs de recherche depuis la création de l'Observatoire, cinquante ans plus tôt[2]. Jean Dufay, arrivé à l'Observatoire en février 1929 en tant qu'aide-astronome, est un spécialiste de la photométrie et de la spectroscopie. Il s'intéresse notamment à la haute atmosphère ainsi qu'aux comètes et aux étoiles variables[3]. À cette époque, l'Observatoire compte seulement 6 personnels titulaires ainsi que plusieurs stagiaires et de nombreuses « petites mains », majoritairement féminines. Les principaux champs de recherche étaient alors l'étude des étoiles variables, la photométrie stellaire, la spectroscopie des comètes et du Soleil, la lumière du ciel nocturne, la diffusion de la lumière dans l'espace interstellaire, la météorologie, la climatologie ainsi que la géophysique. Une trentaine de publications scientifiques étaient alors rédigées chaque année par les astronomes de l'Observatoire. Les relevés, les services météorologique et méridien, les catalogues d'étoiles doubles et variables ainsi que les perturbations magnétiques sont progressivement réduits durant le mandat de Dufay[3].

En 1934, Jean Dufay et Marie Bloch étudient la Nova Herculis et observent pour la première fois les bandes d'absorption du cyanogène[5]. Ces résultats très encourageants participent à la nouvelle dynamique de l'Observatoire[3].

Dès 1939 l'Observatoire est touché par les évènements de la Seconde Guerre mondiale. Ses activités sont maintenues mais les recherches sont officiellement orientées sur des « problèmes relatifs à la navigation aérienne » et les autres recherches sont suspendues. Parmi les astronomes, seule Marie Bloch, alors aide-astronome, est contrainte de quitter son poste en raison de ses origines juives. Le 17 juin 1940, les instruments sont démontés et le personnel quitte Saint-Genis-Laval pour l'observatoire de Bordeaux sur ordres de la direction du CNRS. Le site de l'Observatoire est occupé par les troupes allemandes du 19 au 23 juin. Quelques petits instruments et des documents sont volés mais les bâtiments ne sont pas dégradés. Le personnel regagne le site de Saint-Genis-Laval à partir de juillet. Les travaux scientifiques reprennent difficilement car il est alors compliqué de se ravitailler en matériel et d'avoir des informations de la part des observatoires étrangers. La situation redevient très délicate après le débarquement en Provence : le 20 août 1944, 120 prisonniers sont massacrés au fort de Côte-Lorette à 300 mètres de l'Observatoire et des combats entre le maquis et les soldats allemands ont lieu en contrebas du parc de l'Observatoire[3].

À la fin de la guerre, les activités scientifiques reprennent vite grâce à des collaborations avec l'observatoire de Haute Provence dont Jean Dufay est également directeur[3].

Création du centre de recherche astrophysique de LyonModifier

 
MUSE installé sur l'UT4 du VLT

Le centre de recherche astrophysique de Lyon (CRAL) est créé en 1995 et permet de donner un nouvel élan aux activités de l'Observatoire. Le CRAL résulte de la fusion des activités de l'Observatoire, du groupe d'astrophysique de l'École normale supérieure de Lyon (ENS Lyon) et d'une équipe parisienne spécialisée dans la haute résolution angulaire[7]. Cette unité mixte de recherche (UMR 5574) se trouve sous les tutelles de l'université Claude Bernard Lyon 1, du Centre national de la recherche scientifique et de l'ENS Lyon. Il fait aussi partie de la COMUE Université de Lyon. Les conditions étant trop mauvaises pour faire des observations directes à partir du site de Saint-Genis-Laval depuis quelques décennies (pollution lumineuse, perturbations atmosphériques...), le CRAL se consacre principalement à la recherche fondamentale et à l'instrumentation (avec, par exemple, le pilotage de la construction du spectromètre MUSE de 2004 à 2014). Les observations se font aujourd'hui lors de missions dans d'autres observatoires (comme le Très Grand Télescope au Chili) et les données sont ensuite analysées à Saint-Genis-Laval[8].

Dans les années 2010, les principaux axes de recherches des différentes équipes du CRAL concernaient la physique fondamentale, l'astrophysique stellaire, la formation planétaire, la matière noire, la morphologie du fond diffus cosmologique, la formation et évolution des galaxies, la cosmologie observationnelle, l'optique adaptative, l'interféromètre optique, les disques protoplanétaires, les exoplanètes...[8].

En 2011 est créé le laboratoire de géologie de Lyon : Terre, planètes, environnement (LGL-TPE) suite à la fusion de l'UMR 5125 « Paléoenvironnements et paléobiosphère » et de l'UMR 5570 « Laboratoire des sciences de la Terre »[9]. Rattaché à l'observatoire de Lyon depuis 2013 (il partage une unité mixte de service, COMET, avec le CRAL), le LGL s'intéresse à de nombreuses thématiques de recherche regroupée en quatre axes : les dynamiques de la Terre et des autres planètes, l'étude de la lithosphère, de la vie primitive ainsi que des paléoenvironnements et de la paléobiodiversité[10]. Le LGL-TPE participe également au programme ExoMars de l'Agence spatiale européenne et c'est une de ses équipes qui a découvert Oxia Planum, le lieu d’atterrissage du Rover ExoMars[11].

Directeurs successifsModifier

Début Fin Nom Qualité
1878 1912 Charles André Fondateur de l'Observatoire[5],[4]

Prix Lalande de l'Académie des sciences (1874)[4]

Prix Trémont de l'Académie des sciences (1876)[4]

Titulaire d'une chaire d'astronomie physique à la faculté des sciences de Lyon (1877)[5],[4]

Membre d'honneur de la Société française de photographie (1877)[4]

Membre émérite de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon (1878)[4],[12]

Membre de la Société d'anthropologie de Lyon (1881)[4]

Correspondant du Bureau des longitudes (1889)[4]

Membre de la Société de géographie de Lyon (1892)[4]

Prix Valz de l'Académie des sciences (1901)[4]

Correspondant de l'Académie des sciences (1902)[13],[4]

Membre correspondant de l'Académie de Vaucluse (1903)[4],[14]

Officier de la Légion d’honneur (1906) [6],[4]

1912 1933 Jean Mascart Membre fondateur de l'Association française des observateurs d'étoiles variables[15]
1933 1966 Jean Dufay Vice-président de la Société astronomique de France[16]

Membre du conseil de la Société française de physique[16]

Membre de la Société royale des sciences de Liège[16]

Prix Camille Flammarion de la Société astronomique de France (1932)[17]

Prix Valz de l'Académie des sciences (1932)[17]

Directeur de l'observatoire de Haute-Provence (1936-1965)

Membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon (1946)[12]

Correspondant du Bureau des longitudes (1946) [16],[17]

Associé de la Royal Astronomical Society (1954)[16],[18]

Titulaire d'une chaire d'astronomie à la Faculté des sciences de Lyon (1955) [16], [17]

Prix Dorothea Klumpke - Isaac Roberts de la Société astronomique de France (1958)[17]

Commandeur dans l'Ordre des palmes académiques (1958) [16],[17]

Officier de la Légion d'Honneur (1960)[17]

Correspondant (1961) puis membre non résident (1963) de l'Académie des sciences[13],[16],[17]

Prix Jules Janssen de la Société astronomique de France (1963)[17]

1966 1976 Joseph-Henri Bigay Maître de recherches au CNRS (1953)[5]
1976 1986 Guy Monnet Directeur de l'Observatoire de Marseille[19]

Directeur de l'Observatoire Canada-France-Hawaï[19]

Membres émérites de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon (1978)[12]

Responsable de l'instrumentation de l'Observatoire européen austral (1995-2009)[19]

Directeur de l'Observatoire astronomique australien (2010-2011)[19]

1986 1995 Jean-Claude Ribes Président de la Société astronomique de France (1993-1997)
1995 2005 Roland Bacon Directeur de recherche au CNRS[19]

Directeur du CRAL (1995-2005)[19]

Prix Deslandres de l'Académie des sciences (2017)[20]

2005 2015 Bruno Guiderdoni Directeur de recherche au CNRS

Chargé de mission à l'Institut national des sciences de l'univers (2017-)

Directeur du CRAL (2005-2015)

2015 en cours Isabelle Daniel[21] Professeur à l'université Claude Bernard Lyon 1

Activités scientifiques et projets instrumentauxModifier

Champs d'études des équipes de recherche du CRALModifier

Projets instrumentaux du CRALModifier

Thématiques de recherche du LGL-TPEModifier

Base de données LEDAModifier

La Lyon-Meudon Extragalactic Database (LEDA) est une base de données et un ensemble d'outils destinés à l'étude des galaxies et de la cosmologie. Ce projet a débuté en 1983 et il est le résultat d'une collaboration entre l'Observatoire de Lyon et l'Observatoire spécial d'astrophysique en Russie. En 2017, la base de données renfermait plus de cinq millions d'objets.[23]. Le LEDA est devenu le HyperLEDA au cours de l’année 2000 après avoir fusionné avec le HyperCAT.

Principaux instrumentsModifier

Lunette équatoriale coudéeModifier

Conçue par Maurice Lœwy et mise en service en 1887, la lunette coudée de l'observatoire de Lyon est l'une des sept qui furent construites dans le monde et la dernière encore dans son état d'origine. Ce modèle offrait notamment de meilleures conditions d'observation (l'oculaire était fixe, les observations se font depuis l'intérieur d'un bâtiment) et une meilleure stabilité (avec un point d'appui au milieu du tube). Malheureusement, ces avantages étaient contrebalancés par des inconvénients optiques (les lunettes coudées possèdent deux miroirs qui rendent les alignements plus difficiles à obtenir que sur une lunette classique) et une grande complexité mécanique. Cependant, la lunette coudée de l'Observatoire a permis de faire de nombreuses mesures pendant plus de 50 ans, notamment sur les surfaces planétaires, les étoiles doubles et les taches solaires (on projetait alors l'image sur une surface blanche)[2].

Caractéristiques techniques : objectif de 350 mm (diaphragmé à 320 mm[3]), doublet achromatique, distance focale de 7,8 m, moteur à poids.

Télescope de 1 mètreModifier

Financé grâce à une dotation du conseil général du Rhône, ce télescope Ritchey-Chrétien destiné à des études de photométrie a été construit par les Chantiers de l'Atlantique (pour la structure porteuse), par l'observatoire de Marseille (pour la partie optique) et par l'observatoire de Lyon (pour les parties cinématique et électronique). Dans les années 70, la pollution lumineuse du site de Saint-Genis-Laval était déjà suffisamment importante pour empêcher de bonnes observations même avec un télescope de cette taille. De 1976 à 1983, le télescope est donc déplacé à l'observatoire de Gornergrat en Suisse. Si le site semble prometteur, les observations sont rendues très mauvaises à cause de l'humidité et des perturbations atmosphériques dues aux activités hôtelières qui créent d'importantes sources de chaleur. Le télescope est donc transféré de nouveau à Saint-Genis-Laval en 1983 où il est utilisé un temps pour tester les photomètres développés par l'Observatoire. Aujourd'hui il sert principalement à l’enseignent et à la diffusion des savoirs auprès du grand public[2].

Caractéristiques techniques : Télescope de type Cassegrain (modèle Ritchey-Chrétien), diamètre du miroir : 1 mètre, monture en fourche.

Autres équipementsModifier

  • Télescope de 60 cm
  • Lunettes méridiennes de 15 cm (Eichens) et de 6 cm (Rigaud)
  • Sidérostat
  • Lunette de 32 cm
  • Deux lunettes équatoriales de 16 cm (Brünner et Eichens Gautier)

En plus de ces instruments, l'Observatoire possède une galerie souterraine de 130 m de long construite vers 1882. Cette galerie voutée permettait de réaliser des expériences d'optique sur la diffraction.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Notice no PA69000033, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. a b c d e f g h i j k et l L'Observatoire de Lyon : histoire, instruments, recherche, astronomie, Brignais, Éditions des Traboules, , 33 p. (ISBN 291149150-5)
  3. a b c d e f g h i j k l m n et o Yves Gomas, Jean Dufay (1896-1977), professeur, astrophysicien et directeur d'observatoires, Lyon, Université de Lyon (thèse de doctorat en Histoire des sciences), 2017, 627 p..
  4. a b c d e f g h i j k l m et n « ANDRÉ Charles Louis François », sur Comité des travaux historiques et scientifiques http://cths.fr/hi/index.php (consulté le 24 août 2018)
  5. a b c d et e « Dictionnaire des Astronomes Français 1850-1950 », sur Observatoire de Haute-Provence (consulté le 23 août 2018)
  6. a et b Michel Luizet, « Anzeige des Todes von Charles André », Astronomische Nachrichten, vol. 192,‎ , p. 187 (lire en ligne)
  7. Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur, Évaluation du HCERES sur l'unité : Centre de recherche astrophysique de Lyon (campagne d'évaluation 2014-2015, vague A), 8 p.
  8. a et b « Site du Centre de Recherche Astrophysique de Lyon » (consulté le 6 juillet 2018)
  9. Rapport de l'AERES sur l'unité : Nouvelle UMR Terre, Planètes et Environnement. Février 2010
  10. « Recherche », sur Laboratoire de géologie de Lyon : Terre, planètes, environnement (consulté le 23 août 2018)
  11. « Exploration martienne : ExoMars atterrira sur un site lyonnais », sur Sciences pour tous, (consulté le 23 août 2018)
  12. a b et c « Liste de tous les académiciens ayant été élus à l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon », sur Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon http://academie-sbla-lyon.fr (consulté le 27 août 2018)
  13. a et b « Liste des membres depuis la création de l'Académie des sciences », sur http://www.academie-sciences.fr/fr/ (consulté le 24 août 2018)
  14. Procès-verbal de la séance du 9 juillet 1903 de l'Académie de Vaucluse in Mémoires de l'Académie de Vaucluse, disponible en ligne sur Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55055185/texteBrut
  15. « MASCART Jean », sur Comité des travaux historiques et scientifiques http://cths.fr/hi/index.php (consulté le 24 août 2018)
  16. a b c d e f g et h « DUFAY Jean Claude Barthélemy », sur Comité des travaux historiques et scientifiques http://cths.fr/hi/index.php (consulté le 24 août 2018)
  17. a b c d e f g h et i Joseph-Henri Bigay, « Jean Dufay (1896-1967) », L'Astronomie, vol. 82,‎ , p. 201-205 (disponible sur l'Astrophysics Data System http://adsbit.harvard.edu//full/1968LAstr..82..201B/0000201.000.html)
  18. Royal Astronomical Society, « Jean Dufay (obituary) », Quarterly Journal of the Royal Astronomical Society, vol. 9,‎ , p. 439
  19. a b c d e et f « Parution de "Optical 3D-Spectroscopy for Astronomy" », sur Centre de recherche astrophysique de Lyon https://cral.univ-lyon1.fr/, (consulté le 24 août 2018)
  20. « Roland Bacon reçoit le prix Deslandres », sur Centre de recherche astrophysique de Lyon https://cral.univ-lyon1.fr/, (consulté le 27 août 2018)
  21. Arrêté du 10 avril 2015 portant nomination (Observatoire de Lyon).
  22. « Un œil puissant pour le plus grand des télescopes », sur vosgesmatin.fr (consulté le 12 septembre 2013).
  23. (en) « Introduction to HyperLeda » (consulté le 15 mai 2017)

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • L'Observatoire de Lyon : histoire, instruments, recherche, astronomie, Brignais, Éditions des Traboules, , 33 p. (ISBN 291149150-5)
  • Yves Gomas, Jean Dufay (1896-1977), professeur, astrophysicien et directeur d'observatoires, Lyon, Université de Lyon (thèse de doctorat en Histoire des sciences), 2017, 627 p.

Liens internesModifier

Liens externesModifier