Obligation de guerre

Les obligations de guerre sont des titres de créance obligataires émis par un État dans le but de se financer en temps de guerre.

Affiche canadienne incitant à l'achat d'obligations de guerre (vers 1943).

ObjectifModifier

Les obligations de guerre permettent à un État de capter l'épargne nationale afin de l'orienter dans le sens de l'effort de guerre durant un conflit armé. L'achat de ces obligations repose sur l'esprit patriotique des épargnants, car leur rendement est généralement dessous de la valeur du marché[1].

ModalitésModifier

Les appels pour acheter des obligations de guerre sont souvent accompagnés d'appels au patriotisme et à la conscience des citoyens.

HistoireModifier

Des obligations de guerre sont émises en France après la guerre franco-allemande de 1870, qui contraint le pays à payer plusieurs milliards à l'Allemagne[2].

Ces obligations furent massivement utilisées lors des guerres mondiales. La France a recours aux grands emprunts nationaux. Le Trésor de Sa Majesté fait voter en 1914 le Government War Obligations Act afin d'émettre des obligations en vue de la Première Guerre mondiale[3]. Le gouvernement fédéral des États-Unis lève des sommes importantes grâce à ses U.S. War Bonds[4].

BibliographieModifier

  • Gary Sheffield, La première Guerre mondiale en 100 objets : Ces objets qui ont écrit l'histoire de la grande guerre, Paris, Elcy éditions, , 256 p. (ISBN 978 2 753 20832 2), p. 30-33

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. (en) Michael C. C. Adams, The Best War Ever: America and World War II, JHU Press, (ISBN 978-1-4214-1668-7, lire en ligne)
  2. Émile PAGÈS (pseud [i e Louis Bergeron.]), Les sept milliards de la guerre remboursés en quarante-cinq ans sans augmentation d'impôts. Projet de conversion du 5%., (lire en ligne)
  3. France Ministère de l'économie et des finances, Bulletin de statistique et de législation comparée, Imprimerie nationale, (lire en ligne)
  4. Henry Laufenburger, Crédit public et finances de guerre, 1914-1944 (Allemagne, France, Grande-Bretagne), Librairie de Médicis, (lire en ligne)