Nzérékoré

ville de la Guinée

Nzérékoré
Nzérékoré
Vue de Nzérékoré
Administration
Pays Drapeau de la Guinée Guinée
Région Région de Nzérékoré
Préfecture Préfecture de Nzérékoré
Démographie
Population 280 256 hab. (2012[1])
Géographie
Coordonnées 7° 45′ nord, 8° 49′ ouest
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Guinée
Voir sur la carte administrative de Guinée
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Nzérékoré

Nzérékoré, aussi écrit N’Zérékoré, est la plus grande ville de la Guinée forestière, région du sud-est de la Guinée, et la troisième ville du pays (après Conakry, la capitale, avant Kankan, et dans la région juste devant Guéckédou). La ville est aussi le chef-lieu de la préfecture de Nzérékoré et la capitale de la Région de N'Zérékoré. Cette région comprend, outre la préfecture de N'Zérékoré, les préfectures de Macenta, Guéckédou, Beyla, Lola et Yomou.

La ville est connue pour être le marché des objets en argent.[réf. nécessaire]

GéographieModifier

N'Zérékoré se trouve entre 7°32 et 8°22 latitude Nord et 9°04 longitude Ouest et s'étend sur une superficie de 47,3 km2. La distance avec les préfectures voisines est de 39 km pour N'Zérékoré-Lola, 62 km pour N'Zérékoré-Yomou, 125 km pour N'Zérékoré-Beyla, 135 km pour N'Zérékoré-Macenta.

ReliefModifier

Nzérékoré est à une élévation de 480 m et son relief est accidenté. Le plateau est dominé par des collines tantôt gneissiques (Gonia) tantôt quartziques (Gboyéba). La ville possède trois monts importants : Götö (450 m), Hononye et Kwéléyé (350 m)

ClimatModifier

Il est de type sous-équatorial d'altitude. Il existe deux saisons : la saison sèche (Décembre-février), et la saison des pluies (mars-novembre)

HydrographieModifier

Le cours d'eau principal est la rivière Tilé.

VégétationModifier

Il existe un périmètre de reboisement de 78 ha faisant objet de classement par arrêté N° 19/SEF/du 10/10/1951 appelé "Forêt du 1er mai".

HistoireModifier

À la fin de l'éphémère empire mandingue, ou Empire wassoulou (1878-1898), sous Samory Touré (1830-1900), et des guerres mandingues (1883-1898), la région est soumise par les troupes coloniales françaises.

En 1911, la ville est le foyer de tensions envers les autorités françaises. Fin 1913, une mission catholique est créée par Alexis Lemaître (1874-1939)[2].

La ville s'est peuplée rapidement après la Deuxième Guerre mondiale quand elle est devenue le centre administratif et commercial de la Guinée forestière. Une scierie a été construite et une usine de contreplaqué qui ont aidé l'économie locale. L'avenir économique de la ville peut compter sur des dépôts de fer riches trouvés près de la ville.

La ville est proche de la frontière avec la Côte d'Ivoire et le Liberia. La ville a été secouée par des perturbations dans les années 1990 et au début des années 2000 à cause de la Première Guerre civile Libérienne et la Deuxième Guerre civile libérienne. Beaucoup de réfugiés de ces conflits sont venus à Nzérékoré. D'autres réfugiés sont venus de la Côte d'Ivoire. La population de la ville, avec ces peuples, a été évaluée à presque 300 000 habitants.

PopulationModifier

La population de la ville de Nzérékoré était estimée à 224 791 habitants en 2008 (contre 107 329 en 1996 soit une hausse moyenne annuelle de 6,35 %).

À partir d'une extrapolation du recensement de 2014 (RGPH3), la population de Nzérékoré Centre a été estimée à 208 580 personnes en 2016[3].

HistoireModifier

L'installation des populations remonte aux XVIe et XVIIe siècles : mouvements migratoires de Guerzé (ou Kpéllès) et Manons. Vers 1700, ces populations sont influencées par les Koniake venus du Nord. Vers 1800, les Guerzés s'installent définitivement dans la région[4],[5].

ComposantesModifier

La ville est composée de plusieurs ethnies plus ou moins représentées : les Guerzés et les Manons (autochtones), les Koniakes et les Peuls (forte concentration), les Tomas, les Kissis et les Soussous. Il y a aussi quelques communautés étrangères : Maliens, Sénégalais, Nigérians, Ivoiriens, et Burkinabés. Les réfugiés politiques sont souvent pour la plupart libériens ou sierra-léonais.

Le peuple utilisent principalement le Kpèllé, le Koniake (konyakakan) et le Mano pour communiquer.

Mais la langue la plus parlé est la langue Koniaké et aussi considéré comme la langue officielle des Régions forestières de la Guinée et du Libéria.

ReligionModifier

Nzérékoré est le siège éponyme d'un diocèse, fondé en 1959.

Découpage administratifModifier

N'Zérékoré est une commune de type A. La ville compte 34 quartiers et 100 secteurs.

Voirie urbaineModifier

La longueur de la voirie urbaine de N'Zérékoré est de 95 km dont 25 km bitumés et 70 km non bitumés.

Situation ScolaireModifier

Élémentaire public : 94 bâtiments pour 23 établissements, 199 salles de classe pour 15 916 élèves dont 6 773 filles. Les professeurs sont 273 dont 153 femmes.

Élémentaire privé : 17 bâtiments pour 9 établissements, 60 salles de classe pour 2 107 élèves dont 315 filles.

Secondaire : 14 établissements dont 6 privés et 3 professionnels, le nombre de salles de classe est de 134 pour un effectif de 8 884 élèves dont 2 104 filles. Les professeurs sont 83 dont 6 femmes.

ÉconomieModifier

AgricultureModifier

Le type d'agriculture est varié : cultures vivrières (riz, maïs), tubercules (manioc, patate douce, taro), culture d'exportation (café, cacao, cola, huile de palme), culture maraîchère (laitue, tomate, gombo, concombre, aubergine).

ÉlevageModifier

Si les ovins, caprins et porcins sont élevés dans la ville, les bovins sont importés des préfectures voisines destinés directement pour la boucherie.

PêcheModifier

Il existe des embryons de pisciculture.

PMEModifier

Il existe de nombreuses PME (petites et moyennes entreprises) principalement dans la couture, coiffure, menuiserie teinture raphia, mécanique, boulangerie, boucherie, tapisserie, etc. Il existe également trois marchés : marché central, marché Dorota et marché Mohomou. Le jour du marché hebdomadaire est le mercredi.

Personnalités liées à la villeModifier

Le capitaine Moussa Dadis Camara, ex-président auto-proclamé, est originaire d'un village proche de Nzérékoré, Koulé.

Villes voisinesModifier

Notes et référencesModifier

  1. http://www.world-gazetteer.com/wg.php?x=&men=gcis&lng=en&des=wg&srt=npan&col=adhoq&msz=1500&geo=-89
  2. Aylward Shorter (trad. de l'anglais), Les Pères Blancs au temps de la conquête coloniale : Histoire des Missionnaires d'Afrique (1892-1914), Paris, Éd. Karthala, , 348 p. (ISBN 978-2-8111-0575-4, lire en ligne), p. 69.
  3. République de Guinée, Institut national de la statistique, Annuaire statistique 2016, p. 56 [1]
  4. http://www.guineeculture.org/N-zerekore-l-historique-de-la.html
  5. http://www.webguinee.net/bibliotheque/ethnographie/jGermain/histoire_pmkk.html

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier