Nueil-les-Aubiers

commune française du département des Deux-Sèvres

Nueil-les-Aubiers
Nueil-les-Aubiers
L'église Saint-Hilaire.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Bressuire
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bocage Bressuirais
Maire
Mandat
Serge Bouju
2020-2026
Code postal 79250
Code commune 79195
Démographie
Gentilé Nueillaubrais
Population
municipale
5 541 hab. (2017 en diminution de 0,5 % par rapport à 2012)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 56′ 17″ nord, 0° 35′ 19″ ouest
Altitude Min. 94 m
Max. 211 m
Superficie 98,83 km2
Élections
Départementales Canton de Mauléon
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Nueil-les-Aubiers

Nueil-les-Aubiers est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Nueillaubrais.

GéographieModifier

Commune située au nord du département des Deux-Sèvres, au sein du bocage bressuirais, à 15 km du nord de Bressuire et à une trentaine de km du sud de Cholet (Maine-et-Loire).

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

La commune est traversée dans sa largeur par deux rivières, que sont la Scie (au centre) et l'Argent (au sud). La partie nord de la commune, située à une altitude moyenne de 150 mètres, est relativement sèche et marquée d’un nombre important de mares et lacs, tandis que la partie sud est marquée par la présence de la vallée de l’Argent.

PaysagesModifier

L’ensemble de la commune appartient au bocage bressuirais : les parcelles de champs y sont étroites et pourvues d’un réseau de haies qui les délimite. Les essences d’arbres les plus observées sont les chênes, châtaigniers et frênes. Les haies sont aussi composées d’arbustes dont le sureau, l’églantier ou l’ajonc.

HistoireModifier

La commune fut créée le par fusion simple des communes des Aubiers (quartier nord) et de Nueil-sur-Argent (quartier sud, appelée Nueil-sous-les-Aubiers avant 1964)[1].

Cette fusion fait dans un premier temps suite à 30 ans d'urbanisation, qui ont amené à voir se dessiner une liaison urbaine entre les deux anciens bourgs historiques, éloignés de 2,25 km ainsi qu'à une structuration de l'activité sociale et commerciale communes. La fusion a été approuvée par la population en 1999 et mise en œuvre à partir de .

Le village des Aubiers s’est créé au croisement du chemin reliant Mauléon à Thouars et de la voie romaine reliant Nantes à Poitiers. L’origine de la création du village de Nueil-sur-Argent est, quant à elle, liée à la proximité de la rivière l’Argent qui permit notamment le développement des moulins à eau.

L’histoire communale est marquée par la guerre de Vendée, puisque le eu lieu la victoire d'Henri de La Rochejaquelein et des Vendéens aux Aubiers (voir bataille des Aubiers). Un monument commémoratif est érigé au bois des Chèvres, à proximité de la route reliant Nueil-les-Aubiers à Cerizay.

À la suite de cette période difficile, durant le XIXe siècle, les deux communes prennent un essor sensible sur le plan économique et les activités textiles vont se développer sur le territoire. En 1800, la production de la manufacture de draperie locale s’installa, et une douzaine d’ouvriers y travaillaient. L’activité se développa et en 1850, on comptabilisa jusqu’à 52 métiers à tisser, les tisserands écoulant dans la région la majorité de la production.

L'arrivée du chemin de fer en 1880 avec la construction de la ligne Bressuire—Cholet dernier tronçon entre Nantes et Poitiers, n'a pas eu une très grosse incidence sur l'industrie locale, et la gare fut construite plus près du bourg de Nueil.

Mais c’est seulement à la suite de la Seconde Guerre mondiale que les deux communes connurent un important développement sur le plan industriel.

HéraldiqueModifier

  Blason
D'argent à la croix pattée et alésée de gueules, à la bordure de sable chargée de onze besants d'or, au chef d'azur à trois fleurs de lis d'or brochant sur la bordure.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

ÉconomieModifier

La commune est située dans le territoire le plus industrialisé des Deux-Sèvres, c’est-à-dire le bocage bressuirais en périphérie du territoire choletais, traditionnellement très dynamique sur le plan économique et marqué par la présence d’industrie rurale.

L'économie locale fait part belle à l'agriculture d'élevage et à l'industrie agroalimentaire (Gastronome et Arrivé Bellané), notamment spécialisée dans la volaille. L'entreprise Gastronome emploie près d’un millier de personnes sur la zone. Dans le même temps d'autres activités sont présentes dans les domaines de la mécano-soudure (SMM), des polyesters (Polyplast) ou encore des emballages (Mondi Packaging, Caisserie aubraise moderne) en parallèle de l'activité commerciale classique, de l’artisanat et des services. Il y a encore une dizaine d'années, l'industrie du textile et de la chaussure (Benard – MAAC) était encore très présente mais seule une moyenne entreprise existe encore aujourd'hui (SIDO NEW).

La commune héberge les sièges des sociétés éditrices des magazines informatiques Avosmac (axé sur les Macintosh et iOS).

HabitatModifier

Selon les sources de l’Insee, plus de 95 % du parc de logements est constitué de logements de type individuel. Ces chiffres s’expliquent par un nombre très élevé de fermes sur un territoire communal très étendu, et consacré traditionnellement à l’élevage ; mais aussi par une urbanisation effectuée quasi exclusivement sous forme pavillonnaire depuis les années 1970.

Dans le même temps, le logement social est bien développé, diversifié et dispersé sur l’ensemble de la commune. Cette situation facilite l’accueil de nouvelle population venant travailler dans les entreprises locales.

TransportsModifier

La commune est marquée par la traversée de nombreux poids lourds, trafic cependant atténué depuis la mise en place d'une déviation, ne laissant place qu'aux dessertes des entreprises locales. L’accès aux transports collectifs se limite aux cars scolaires et aux lignes de bus du RDS qui desservent Bressuire et Argenton-Vallée. Les connexions aux trains sont éloignés de 15 à 30 km, depuis la fermeture de la gare il y a quelques décennies et la transformation des voies ferrées en voie verte.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

 
Centre socio-culturel de Nueil-Les-Aubiers.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1988 ? Victor Guiet   Maire de Nueil-sur-Argent
mars 2001 décembre 2002 Dominique Paillé UDF puis UMP Député de la 4e circonscription des Deux-Sèvres (1993 → 2007)
Maire des Aubiers (1989 → 2001)
décembre 2002 mars 2008 Louis-Marie Baron DVD  
mars 2008 mai 2020 Philippe Brémond DVD Cadre du secteur public
Conseiller général (2009 → 2015) puis départemental de Mauléon (2015 → )
5e vice-président du conseil départemental des Deux-Sèvres (2015 → )
mai 2020 En cours Serge Bouju SE Maître de conférences en droit public

Politique environnementaleModifier

En 2017, la commune a été labellisée « deux fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[2].

DémographieModifier

En , Les Aubiers et Nueil-sur-Argent fusionnent sous le nom de Nueil-les-Aubiers.

Démographie des AubiersModifier

Évolution démographique des Aubiers
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2001 1591 6171 8561 8761 7851 9072 0672 121
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2372 3382 5222 4612 5342 5622 7192 7422 626
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7162 6852 6952 3772 3082 3142 2482 3572 283
1962 1968 1975 1982 1990 1999 - - -
2 3332 3092 5402 7602 9242 876---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes.
(Source : Ldh/EHESS/Cassini [3].)

Démographie de Nueil-sous-les-Aubiers puis Nueil-sur-Argent, puis Nueil-les-AubiersModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2017, la commune comptait 5 541 habitants[Note 1], en diminution de 0,5 % par rapport à 2012 (Deux-Sèvres : +0,74 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8008121 5311 4591 5431 4731 5221 5941 663
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6971 7591 8922 0462 1072 2292 2492 2042 129
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1802 1512 1721 8511 7881 7391 7731 7411 738
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 7851 7251 9942 1362 1562 1165 3275 3705 412
2013 2017 - - - - - - -
5 6325 541-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie socialeModifier

La commune est marquée par un très fort dynamisme associatif puisque plus d’une cinquantaine d’associations sont recensées représentant 1 700 adhérents, soit 1/3 de la population totale.

Lieux et monumentsModifier

  •  
    Chapelle à Pierrot.
    Le Centre socioculturel (CSC) : composé d’un bâtiment ancien et d’une aile moderne[8]
  • Châteaux de la Brunaire, de Caphar, de Cerveaux, Château des Dorides, de la Gallière, de Millepieds, Puy-Louët et de Tournelay
  • Chapelle à Pierrot : restaurée entre 2013 et 2014 pour les journées du patrimoine[9].
  • Logis de La Favrière : galerie Renaissance de la fin du XVIe siècle, pavillon et logis du XVe siècle
  • Moulin de la Sorinière

Personnalités liées à la communeModifier

JumelagesModifier

BibliographieModifier

  • Groupe "Chez Nous d'Hier à Aujourd'hui" du CSC, Un siècle d'histoire(s) à Nueil-les-Aubiers, 2005
  • Collectif nueillaubrais, Nueil-les-Aubiers autrefois, 1999
  • Jean Chiron, voyage dans l’histoire des Deux-Sèvres, 1990

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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SourcesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. « Commune de Nueil-les-Aubiers (79195) », sur https://www.insee.fr/ (consulté en juin 2018)
  2. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2017.
  3. « Notice communale des Aubiers », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 27 novembre 2010)
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. Site Internet du lieu : http://nueilaubiers.csc79.org
  9. Journées européennes du patrimoine : patrimoine culturel, patrimoine naturel, 20 & 21 septembre 2014 en bocage bressuirais, (livret informatif distribué par l'office du tourisme), Cerizay, Agglo Bocage Bressuirais, , 26 p., p. 22