Novum Testamentum Graece

Le Novum Testamentum Graece (expression latine signifiant « Nouveau Testament en grec ») est le compendium qui rassemble le corpus néotestamentaire dans sa langue d'origine, le grec ancien, en une édition critique qui fait référence et sert de base aux travaux universitaires d'exégèse et de traduction. L'actuelle version de référence est la 28e édition du Novum Testamentum Graece de Nestle-Aland (2012), texte établi sous la direction d'Eberhard Nestle, d'Erwin Nestle, de Kurt Aland et de Barbara Aland, et connu sous l'abréviation « NA28 ».

Le comité du NTG, de droite à gauche : Carlo Maria Martini, Kurt Aland, Allen Wikgren, Bruce Metzger, Matthew Black et Klaus Junack (assistant d'Aland), dans les années 1980.

HistoireModifier

Premières éditions du Nouveau Testament en grecModifier

Plusieurs éditions ont précédé les travaux de Nestle-Aland. La Bible polyglotte d'Alcalá fut l'œuvre du cardinal Cisneros, imprimée en 1514 mais publiée seulement en 1520. La première édition publiée du Nouveau Testament en grec fut le Novum Instrumentum omne d'Érasme en 1516, qu'il accompagna de sa nouvelle traduction personnelle en latin plus précise que la Vulgate de Jérôme.

Diverses éditions du Nouveau Testament en grec furent publiées par la suite, dont celles de Tischendorf, de Bernhard Weiss, de Francis Burkitt et de Wescott-Hort (en), jusqu'à la première parution du travail d'Eberhard Nestle en 1898.

Eberhard et Erwin NestleModifier

Kurt et Barbara AlandModifier

MéthodologieModifier

Les principales sources du NA28 sont les papyrus des IIe et IIIe siècles, le Codex Sinaïticus (IVe siècle), le Codex Vaticanus (IVe siècle) et le Codex Bezae (Ve ou VIe siècle).

À l’exception du Codex Vaticanus et du Codex Bezae, ces manuscrits n’ont été retrouvés qu’aux XIXe et XXe siècles. Ils offrent aujourd’hui une qualité de sources qui n’était pas accessible auparavant. Depuis la vingt-sixième édition (le NA26), ces sources sont prises en compte dans le Novum Testamentum Graece.

Édition latin-grec de NestleModifier

Il en existe une version réunissant en parallèle le texte grec et le texte latin[1], qui fait apparaître par endroits des petits écarts, en particulier quant à la prière du Notre Père chez Matthieu (6, 7) et Luc (11, 1-4) où le terme grec épiousos commun aux deux évangiles est traduit en latin chez Matthieu par surnaturalis (surnaturel), et chez Luc par quotidianum (quotidien), terme qui est actuellement utilisé dans la prière chrétienne, mais relativement éloigné du grec. Citons encore, à titre d'exemple la première épitre de Jean (5,7-8), où le verset Ils sont trois, le Père, le Fils et l'Esprit Saint, et ces trois sont un est présent dans le texte latin et absent du texte grec. Cette double version de Nestlé est un bon instrument permettant de mieux connaître la traduction latina vetera utilisée par Nestle et qui apparaît comme n'étant pas la traduction des textes grecs connus.

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Novum Testamentum Graece et Latine, Edition vicesima secunda, Londres, Nestlé, ed.United Bible Societies,

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier