Notting Hill

localité britannique

Notting Hill
Notting Hill
Une rue de Notting Hill en 2018.
Administration
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Nation constitutive

Région

Comté

Comté cérémonial
Angleterre

Grand Londres

Grand Londres

Grand Londres
Comté traditionnel Middlesex
Borough Kensington et Chelsea
Assemblée de Londres West Central
Parlement européen Londres
Code postal W11
Bureau receveur LONDON
Préfixe d'appel 020
Géographie
Coordonnées 51° 30′ 35″ nord, 0° 12′ 15″ ouest
Divers
Services :
Médias :
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Londres
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Notting Hill

Notting Hill est un quartier de Londres.

Situation et accèsModifier

Notong Hill est situé dans le Royal Borough de Kensington et Chelsea, à l'ouest du centre et au nord-ouest de Hyde Park.

Le quartier est délimité par Clarendon Road à l’ouest, Creston Road, Pembridge Villas et Pembridge Road à l’est, par la rocade aérienne du Westway au nord[1] et par Holland Park Avenue au sud.

Notting Hill compte une station de métro au nord :

- Ladbroke Grove, où circulent les trains des lignes   Circle   Hammersmith & City,

et quatre stations de métro au sud :

- Bayswater, desservie par les lignes   Circle   District,

- Queensway, où circulent les trains de la ligne   Central,

- Notting Hill Gate, desservie par les lignes   Central   Circle   District,

- Holland Park, où circulent les trains de la ligne   Central.

Origine du nomModifier

Le mot « hill » signifie « colline ». L’origine du nom «Notting» reste obscure. Il pourrait dériver d'un patronyme oublié depuis longtemps[2] ou du nom d’un groupe de Saxons baptisé les « fils de Cnotta »[3].

La porte de Notting Hill Gate était un péage sur ce qui était alors la route d’Oxford[2].

HistoriqueModifier

 
Holland Park Avenue en 2019, limite sud du quartier.
  • L’endroit où se situe aujourd’hui le quartier de Notting Hill est resté pendant très longtemps, jusqu’au début du XIXe siècle, une zone rurale.
 
Four à briques, Walmer Road, au nord de Pottery Lane.
  • Au XVIIIe siècle, des familles de briquetiers et d’éleveurs de porcs s’y installent.
  • L’aménagement du quartier s’étend sur un demi-siècle, entre 1821 et le milieu des années 1870 et est notamment l’œuvre de l’architecte Thomas Allason (1790-1852) travaillant pour le compte de la famille Ladbroke, propriétaire des terrains[4]. Des noms de lieux évoquent la mémoire de cette famille : Ladbroke Grove - qui traverse le quartier en son milieu du nord au sud -, Ladbroke Square, Ladbroke Square Garden, Ladbroke Road... À l'époque, l’intention des promoteurs est d’attirer à Notting Hill les Londoniens les plus riches mais ceux-ci préfèrent les quartiers centraux de Belgravia et Mayfair.
  • En 1837, un hippodrome est aménagé à l’endroit où se rejoignent à présent Kensington Park Gardens et Ladbroke Grove mais il doit fermer ses portes en 1841.
  • Au cours des années 1950, des immigrés antillais s’établissent à Notting Hill.
  • En 1958, de violentes émeutes raciales frappent le quartier.
 
The Tabernacle, ancienne église transformée en lieu culturel.
  • La première édition du célèbre carnaval a lieu en 1966.
  • En 1967, plusieurs zones de Notting Hill sont soustraites à l’appétit des promoteurs par une loi sur la protection du patrimoine[3].

Aujourd'huiModifier

Le quartier est aujourd’hui un secteur riche et à la mode, connu pour les terrasses attrayantes de ses grandes maisons urbaines victoriennes et de ses restaurants (en particulier autour de Westbourne Grove). Selon certains auteurs, il a connu une véritable métamorphose : Si vous avez connu Notting Hill au début des années soixante, vous aurez du mal à le reconnaître aujourd’hui. De nos jours, Notting Hill est un endroit riche et huppé. Retournez trente ans en arrière : vous aurez un quartier misérable, grouillant de rats et de détritus, plein de maisons occupées par plusieurs familles[5]. En 2019, les prix de l’immobilier ont augmenté de 1,4 % : une maison de 5 chambres peut atteindre le prix de 7 millions d’euros, un studio celui de 575 000 €[6].

Il rassemble une population cosmopolite, ce qui se remarque en particulier lors du carnaval de Notting Hill, qui a lieu en août. Ce festival de rue célèbre les cultures des Caraïbes, avec des défilés de danseurs costumés. Le carnaval a été à l'origine établi dans les années 1960 comme réponse positive aux tensions entre la communauté immigrée récemment arrivée et le reste des communautés, tensions dont les émeutes de Notting Hill ont été le point culminant.

Les nombreux magasins d'occasion de musique autour de Notting Hill Gate font du quartier un lieu de culture « alternative ». Il est également mondialement renommé pour être le lieu de la brocante de Portobello Road, qui est devenue une attraction touristique importante de Londres avec ses nombreuses boutiques d'antiquaires. Le marché a lieu chaque samedi et attire les acheteurs, les vendeurs et les touristes. Ces dernières années, la croissance du marché et sa fréquentation touristique en hausse ont entraîné, selon certains observateurs, une baisse de qualité.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

Lieux de culteModifier

 
St John's Church.
  • St John's Church ; église de style néogothique construite en 1845 par les architectes John Hargrave Stevens et George Alexander au sommet de la colline de Notting Hill.
  • St Peter's Notting Hill Church
  • Notting Hill Community Church
  • Westbourne Grove Church

MuséesModifier

  • Museum of Brands, musée de l’histoire de la consommation

Personnalités liées à Notting HillModifier

Au cinémaModifier

Le quartier a bénéficié d'une attention internationale avec le film Coup de foudre à Notting Hill (1999), dont les rôles principaux étaient tenus par Julia Roberts et Hugh Grant. La librairie, fictive, dans laquelle est censé travailler William Thacker (Hugh Grant) se trouve au 142, Portobello Road[13].

Dans la littérature policièreModifier

Notes et référencesModifier

  1. GéoGuide, Londres, Gallimard, 2011.
  2. a et b (en) Caroline Taggart, The Book of London Place Names, Ebury Press, 2012 (ISBN 978-0091940454).
  3. a et b Peter Ackroyd, Londres - La biographie, Les mots étrangers, Stock, 2003 (ISBN 2234056098).
  4. (en) « The Ladbroke estate : The 1820s and 1830s », British History Online.
  5. (en) Charlie Phillips, Mike Phillips, Notting Hill in the Sixties, Lawrence & Whishart Ltd, 1991 (ISBN 9780853157519).
  6. Cécile Ducourtieux, « Face à la flambée de l’immobilier, Londres envisage l’encadrement des loyers », Le Monde, 7 mars 2020.
  7. (en) « Lajos Kossuth blue plaque in London », sur openplaques.org (consulté le 23 novembre 2013)
  8. (en) « Howard Staunton blue plaque in London », sur openplaques.org (consulté le 24 novembre 2013)
  9. (en) « William Crookes blue plaque in London », sur openplaques.org (consulté le 23 novembre 2013)
  10. (en) « Emmeline and Christabel Pankhurst blue plaque in London », sur openplaques.org (consulté le 24 novembre 2013)
  11. (en) « Albert Chevalier blue plaque in London » (consulté le 24 novembre 2013)
  12. (en) « Jawaharlal Nehru blue plaque in London », sur openplaques.org (consulté le 23 novembre 2013)
  13. (en) « Notting Hill: 1999 », movie-locations.com.

AnnexesModifier

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Article connexeModifier

BibliographieModifier

  • (en) Charlie Phillips, Mike Phillips, Notting Hill in the Sixties, Lawrence & Whishart Ltd, 1991 (ISBN 9780853157519).
  • (en) Shaaron Whetlor, Liz Bartlett, Cai Martinez, Portobello: Its People, Its Past, Its Present, Kensington & Chelsea History Group, 1996 (ISBN 978-1873094051).

Liens externesModifier