Notre-Dame des désemparés (Vitoria-Gasteiz)

édifice religieux espagnol

Notre-Dame des désemparés
Image illustrative de l’article Notre-Dame des désemparés (Vitoria-Gasteiz)
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale[réf. nécessaire]
Rattachement Diocèse de Vitoria-Gasteiz
Début de la construction 1961
Style dominant Contemporain
Site web www.parroquiadesamparados.orgVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Ville Flag of Vitoria.svgVitoria-Gasteiz
Coordonnées 42° 50′ 37″ nord, 2° 40′ 04″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Espagne
(Voir situation sur carte : Espagne)
Notre-Dame des désemparés

L'Église de Notre Dame des Désemparés (invocation complète, Nuestra Señora Madre des Desamparados) est un temple paroissial catholique de la ville de Vitoria-Gasteiz au Pays basque, dans la province d'Alava (Espagne). Il s'agit d'une construction moderne, dont une partie du mobilier intérieur provient de l'église démolie du village alavais de Galarreta.

DescriptionModifier

Le temple a commencé à être édifié en 1961 dans le lot qu'occupait la chapelle du Couvent aujourd'hui disparue des Oblatas. Il est de plan rectangulaire, avec deux chapelles-nefs des deux côtés de la nef principale. Le plafond, tant de la nef principale que des nefs adjacentes, de hauteur inférieure, d'un parquet (tarima)[1] de bois. Deux verrières, sur la nef et les chapelles donnent une lumière directe abondante. Cette disposition produit un volume intérieur propre, monotone, délimité sur les bords et de grande capacité. Le presbytère est élevé sur un vaste socle à une grande hauteur sur le plan général de l'église.

Le Grand Retable est un grand ensemble de styles baroque-rococos de l'église disparue de Galarreta. Sa réalisation figure dans un document par l'artiste José López de Frías à partir de 1734. Partiellement doré et polychrome (en 1754, par le peintre vitorian José de Aguirre), il est composé de banc, de deux corps semi-circulaires disposés en trois allées, délimitées par des colonnes-pilastres en forme de pyramides tronquées et entourées dans des vignes. Les espaces et les alvéoles en forme d'arc (hornacinas)[2] valorisant les statues qui sont entourées par une décoration abondante en feuillage charnu dénaturé, masques, et autres motifs baroques. Le banc ou predela inclut deux reliefs, à gauche celui de l'Adoration des Rois, et à droite celui de la naissance du Christ. Dans le premier corps se trouvent les hauteurs de volume rond de saint Pierre, saint Paul et, au centre, la Vierge des Désemparés avec l'enfant. Dans le second corps se trouvent de nouveau la Vierge, dans l'allée centrale, et à ses côtés saint Antoine de Padoue et un saint franciscain. Dans le corps supérieur ou la fin, la scène centrale de la Passion du Christ.

La sacristie (Sagrario)[3], exposé librement dans la chapelle-nef du côté de l'Évangile (nord), est une œuvre précédente, du XVIIe siècle, et son style répond à un classicisme baroque. L'ensemble des pièces d'or et d'argent, convenablement dorées, est composée de trois corps de largeur descendante avec un développement semi-circulaire. Dans le premier corps, entre six colonnes striées (cannelées) aux chapiteaux corinthiens, se trouve la statue du Christ avec la sphère du monde dans sa main gauche et la droite levée, dans une posture de tenir un crucifix (absent). À ses côtés, les statues de saint Pierre et saint Paul. Dans la partie supérieure, des moulures classiques avec des corniches dentées. Le second corps présente quatre colonnes de mêmes caractéristiques du premier et troisièmes. L'allée centrale manque de statues et les latérales abritent celles de saint Jean l'Évangéliste et saint Luc. Le troisième corps présente les statues de saint Jean Baptiste, saint Mathieu et d'autres apôtres qui pourraient être saint Marc.

Il existe deux retables latéraux de petite taille, en provenance de cette même paroisse de Galarreta et fabriqués dans un style très semblable. Un correspond à saint Joseph et l'autre à Notre-Dame du Rosaire.

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. (De l'araméen ṭaríma, dérivé de l'araméen ṭārimah, et du persan tāram : pavillon de bois) 1. féminin : Zone le pavement ou le plancher, supérieur en hauteur au reste. 2. féminin : Sol semblable au parquet, mais des planches plus grandes et plus lourdes.[pas clair]
  2. (De horno) 1. féminin : Cavité en forme d'arc, qu'on a l'habitude de laisser dans le volume du mur porteur des usines, pour y placer une statue ou une jarre, et parfois dans les parois des temples, pour y mettre un autel.
  3. (Du latin sacrarĭum) masculin : Partie intérieure du temple, dans laquelle on conserve ou garde des choses sacrées, comme les reliques.

Voir aussiModifier

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Sources et bibliographieModifier