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Chapelle Notre-Dame-des-Vignes de Visan

chapelle située en Vaucluse, en France

Chapelle Notre-Dame-des-Vignes
de Visan
Notre-Dame-des-Vignes de Visan
Notre-Dame-des-Vignes de Visan
Présentation
Nom local Notre-Dame-d'Entre-les-Vignes
Culte catholique
Dédicataire Notre-Dame
Type chapelle conventuelle
Rattachement archidiocèse d'Avignon
Début de la construction XVIIIe siècle
Protection Logo monument historique Classé MH (1990)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Ville Visan
Coordonnées 44° 18′ 56″ nord, 4° 57′ 05″ est

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Chapelle Notre-Dame-des-Vignes de Visan

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Chapelle Notre-Dame-des-Vignes de Visan

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Chapelle Notre-Dame-des-Vignes de Visan

La chapelle de Notre-Dame-des-Vignes de Visan, dans l'enclave des papes, est un lieu de culte rural dont la construction primitive a été datée de la première moitié du XIIIe siècle. Dite Notre-Dame-d'Entre-les-Vignes jusqu'au XVIIIe siècle, elle eut la particularité d'être placée sous la responsabilité de rectoresses. Elle reste aujourd'hui encore un lieu de pèlerinage pour la Confrérie Saint-Vincent de Visan qui, lors de son chapitre d'été, en présence, du roi, de la reine et du lieutenant de la confrérie nouvellement élus, fait bénir un pied de vigne, la souco en provençal, dans l'espoir d'une future bonne et belle vendange.

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

Dans les murs extérieurs de la chapelle actuelle sont utilisés, en réemploi, deux pierres portant des inscriptions et provenant du premier lieu de culte construit sur cet emplacement. Sur la première figure BIIT / QAR / RPT. La seconde porte gravé VIIK / APLT. Leur graphie les a fait classer entre la première moitié du XIIIe siècle et le milieu de celui-ci[1].

RenaissanceModifier

Pour la première fois, en 1492, la chapelle, nouvellement reconstruite, est citée sous le nom de Notre-Dame-d'Entre-les-Vignes[2].

Période moderneModifier

En 1731, les dominicains s'installèrent à Notre-Dame-des-Vignes. Cette installation qui devait être provisoire perdura et les frères prêcheurs construisirent le couvent qui existe toujours sur l'emplacement ruiné de la chapelle romane[3].

Période contemporaineModifier

Depuis 1975, une communauté de dominicaines vit à demeure dans le couvent qui jouxte la chapelle du XVe siècle[2].

La chapelle a été classée au titre des monuments historiques le [4].

RectoressesModifier

Rectoresses de Notre-Dame-des-Vignes du XVe au XVIIIe siècleModifier

Le , Pierre François Xavier de Reboul de Lambert, évêque de Saint-Paul-les-Trois-Châteaux, confirma que l'administration de cette chapelle avait été dévolue à des dames ou demoiselles de la paroisse depuis le milieu du XVe siècle. Elles furent en charge jusqu'à la Révolution[5].

1450 à 1500 : Marguerite Marcheyer

1637 : Isabeau de La Ville et X...

1665 : Anne Fiance et Claude Bauchon

1672 : Marguerite Praden et X...

1706 : Ursule Fanchon et X...

1714 : Mme de Fiance et X...

17.. : Madeleine Danjaume

1762 : Élisabeth Montille et X...

1763 : Catherine Gleysaud et X...

1764 : Madeleine Meysonnier et X...

1765 : Catherine Doux et X...

1766 : Marie-Agathe Latard, Mme de Fiance puis Thérèse Savoye

1767 : Jeanne Marguerite Martinel et X...

1768 : Marie-Rose Guigou et X...

1769 : Marguerite de Pellissier de La Coste et Marie Saurel, décédée, puis Élisabeth Saurel

1770 : Mmes de Piégon de Saint-Ferréol et de Pellissier de Saint-Estève

1771 : Constance de Fiance Martinel et Mme de Pellissier de Saint-Estève

1772 : Constance de Fiance Martinel et X...

1773 : Marie-Magdeleine de Benoit et Marie-Marcelle-Siffreine de Lopis de Pellissier

1774 : Félicité de Pellissier de La Coste et X...

1776 : Gabrielle de Pellissier de Saint-Ferréol et Jeanne-Marguerite Martinel

1779 : Mme de Bertrand de Seguin et Jeanne-Dorothée de Bertrand de Saint-Ferréol

1780 : Mme de Bertrand de Seguin et X...

1781 : Jeanne-Marguerite Martinel et X...

1782 : Jeanne-Marguerite Martinel et Philippine Farnarier

1783 : Jeanne-Marguerite Martinel et Philippine Farnarier

1784 : Jeanne-Marguerite Martinel et Philippine Farnarier

1785 : Philippine Farnarier et Jeanne-Marguerite Martinel puis Constance Daujaume

1786 : Rosalie-Marguerite Farnarier et Constance Daujaume

1787 : Jeanne Trescarte et X...

1789 : Jeanne Sauvageon et X...

1790 : Marie-Françoise Barbe Guintrandy et X...

1791 : Thérèse Pradal et X...

1792 : Thérèse Prat et X...

1793 : Marie Cave et X...

1794 : Rose Vigne et X...

Rôle des rectoressesModifier

Les rectoresses, au nombre de deux, étaient désignées chaque année par le curé de la paroisse assisté par celles qui quittaient leur charge. Une des rectoresses avait la clef du tronc et l'autre était chargée de payer les dépenses nécessaires. Si celles-ci dépassaient trente sols, elles devaient avoir l'aval des deux rectoresses, du curé et du premier consul de Visan. Inférieures à cette somme, les dépenses pouvaient être engagées avec le seul accord du curé et d'une rectoresse. Celle qui était dépositaire de l'argent jouait un rôle comptable puisque chaque année, lors du renouvellement, elle faisait approuver sa gestion, par sa collègue, le curé, le premier et le second consul ainsi que par les deux nouvelles rectoresses désignées[6].

Confrérie Saint-Vincent de Visan et Notre-Dame-des-VignesModifier

 
Défilé de la confrérie lors du chapitre d'été

De 1475, date de sa fondation, à la Révolution, la Confrérie Saint-Vincent de Visan, avait sa chapelle dédiée à son saint patron, qui se trouvait hors du village. Chaque année pour le 22 janvier, avait lieu une procession à laquelle tous les confrères étaient tenus de participer. Elle était précédée d'une bravade et, à partir, du XVIIIe siècle, s'y ajouta la cérémonie de la souche. Elle est signalée sur le Livre de Compte, pour la première fois, en 1714. Cette cérémonie, considérée comme païenne par le clergé, fut supprimée en 1735, et la procession à la chapelle Saint-Vincent interdite[7].

Lors de sa renaissance, en août 1978, la Confrérie voulut renouer avec les traditions ancestrales. La chapelle romane de Saint-Vincent n'existant plus que sous forme de quelques vestiges, les membres de la confrérie choisirent Notre-Dame-des-Vignes comme lieu de pèlerinage pour leur chapitre estival, qui se déroule le troisième dimanche de juillet. Le lieu ne pouvait être mieux choisi puisque sur l'arc triomphal de la chapelle est inscrit Posuerunt me custodem in vineis (Ils m'ont placée comme gardienne de leurs vignes). Sur le parvis, après un sermon prononcé en provençal, le curé du village bénit la souche de vigne. Le cep est ensuite rapporté sur la place du Marot, devant les ruines du château delphinal, pour y être solenellement brûlé[8].

Notes et référencesModifier

  1. Clément et Courbet, op. cit., p. 22.
  2. a et b Robert Bailly, Dictionnaire, op. cit., p. 470.
  3. Robert Bailly, Dictionnaire, op. cit., p. 469.
  4. « Chapelle Notre-Dame-des-Vignes et son ermitage », notice no PA00082210, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Clément et Courbet, op. cit., p. 88 à 90.
  6. Clément et Courbet, op. cit., p. 88.
  7. Robert Bailly, Confréries, op. cit., p. 24.
  8. Robert Bailly, Confréries, op. cit., p. 87.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • G. Clément et J. L. Courbet, Notice sur Notre-Dame des Vignes, Éd Société Bonne Presse du Midi, Vaison-la-Romaine, 1927.
  • Robert Bailly, Confréries vigneronnes et ordres bachiques en Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 1988, (ISBN 2857443439)
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes de Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1985, (ISBN 2903044279)
  • Serge Panarotto, Chapelles de Provence, Éd. Edisud, (ISBN 978-2-7449-0679-4)

Articles connexesModifier