Notburge de Rattenberg

Paysan, Apôtre des pauvres et sainte autrichienne

Sainte
Notburge de Rattenberg
Image illustrative de l’article Notburge de Rattenberg
Paysan, Vierge et Apôtre des Pauvres
Naissance vers 1265
Rattenberg
Décès 14 septembre 1313 
Buch in Tirol
Nationalité Flag of Tirol and Upper Austria.svg Comté de Tyrol
Vénérée à l'Église Catholique
Canonisation 27 mars 1862
par Pie IX
Fête 14 septembre
Attributs faucille
Sainte patronne jeunesse rurale, paysans, servantes

Notburge de Rattenberg ou Notburge de Eben (Rattenberg, vers 1265 - Buch in Tirol, 14 septembre 1313) est une domestique autrichienne reconnue sainte par l'Église catholique.

BiographieModifier

Elle naît vers 1265. À dix-huit ans, elle devient cuisinière au château de Rattenberg auprès de Henri Ier, qui est intendant du comte du Tyrol. Après les repas, Notburge distribue les restes de nourriture aux nécessiteux qui attendent devant la porte du château ; mais au bout de six ans, Odile, la femme du seigneur, lui interdit de continuer sa charité, et lui ordonne de donner les restes aux porcs. Elle obéit et donne alors une partie de son propre repas aux pauvres. Ce comportement déplaît également à Odile qui chasse Notburge du château[1].

Notburge travaille ensuite pour un paysan d'Eben am Achensee, à condition qu'elle soit autorisée à aller à l'église plus tôt le soir, les dimanches, et jours fériés. Malgré cet accord, le récit hagiographique raconte que son maître veut un jour la forcer à continuer à travailler dans le champ alors qu'elle doit aller prier ; elle lance alors sa faucille qui reste suspendue dans les airs. C'est pourquoi les artistes la représentent avec cet instrument de travail[2].

La légende rapporte que de nombreux malheurs touche le château de Rattenberg depuis le départ de Notburge. La comtesse Odile meurt et l'on voit son spectre erré dans la porcherie ; le comte Sigefroi, frère de Henri, envahit la région avec son armée. Henri attribue toutes ses difficultés au licenciement de Notburge et décide de la réembaucher en lui promettant qu'elle pourra de nouveau faire don aux pauvres des restes de repas[1].

VénérationModifier

Peu de temps avant sa mort, elle demande que l'on place son cadavre dans une charrette tirée par deux bœufs, pour qu'ils choisissent eux-mêmes sa sépulture. Les animaux tirent l'attelage jusqu'à la chapelle Saint-Rupert près d'Eben, où elle est enterrée[3]. Elle est déjà particulièrement vénérée en Bavière, en Autriche, au Tyrol et en Istrie lorsque son culte est officiellement autorisé par Pie IX par un décret du 27 mars 1862[4]avec sa fête célébrée le 14 septembre. Elle est la patronne de la jeunesse rurale, des paysans et des servantes[5].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Alban Stolz, Légendes ou Vies des saints, (lire en ligne), p. 633-636
  2. Charles Cahier, S.J, Caractéristiques des saints dans l'art populaire, t. I A-F, Paris, Poussielgue Frères, (lire en ligne), p. 406
  3. Avant la première communion, impressions d'une jeune fille recueillies par Mme Dulac, Tours, Mame, (lire en ligne), p. 52-53
  4. (it) Vita di santa Notburga, Innsbruck, societa mariana, (lire en ligne), p. 139
  5. (it) « Notburga di Eben », sur http://www.santiebeati.it (consulté le )