Nord 2800
Constructeur Drapeau : France Nord-Aviation
Statut Projet abandonné
Premier vol
Nombre construits 1
Équipage
3
Motorisation
Moteur Salmson Argus As 10C
Nombre 1
Type Moteur V8
Puissance unitaire 240 ch
Dimensions
Envergure 12,05 m
Longueur 8,64 m
Hauteur 3,52 m
Performances
Vitesse de croisière 235 km/h
Vitesse maximale 265 km/h (à 0 m)

Le Nord 2800 était un avion d'entraînement militaire monoplan des années 1950, conçu et construit en France par Nord-Aviation.

ConceptionModifier

En 1950, l'armée de l'air française vit une phase importante de son évolution : elle entre dans le domaine des avions à réaction, avec l'achat en Grande-Bretagne, puis la production sous licence par la SNCASE à Marignane, du De Havilland Vampire. De son côté, le Dassault Ouragan aux essais montre des performances prometteuses, laissant augurer une commande de série. Cependant, à cette époque, les élèves-pilotes commencent leur cursus sur Stampe SV.4, un biplan dont la licence a été acquise en Belgique en 1938, pour former les futurs pilotes de Morane-Saulnier MS.406 et Dewoitine D.520 à hélice ! En dépit des indéniables qualités de vol de ce biplan, les militaires français souhaitent que la formation des pilotes puisse débuter sur un appareil moins rustique[1].

L'armée de l'air émit une spécification pour un avion d'entraînement de base triplace, comme le Percival Prentice de la Royal Air Force, avec deux sièges côte à côte pour l'élève-pilote et l'instructeur, et un siège à l'arrière[2] pour un élève « observateur ». L'appareil devait comporter des volets, une hélice à pas variable, voire un train d'atterrissage rétractable, dispositifs que les jeunes pilotes devaient retrouver ensuite sur les Sipa 11 et 12 de perfectionnement[1].

Trois avions furent conçus pour répondre à ce besoin : le Dassault MD-80 ABC, le Morane-Saulnier MS.730 et le Nord 2800. Ce dernier était un monoplan à aile basse, de construction entièrement métallique. Il possédait un train d'atterrissage classique, avec roulette de queue. Les jambes principales se rétractent dans des carénages sous les ailes[2],[3]. La traînée engendrée par ce carénage est probablement équivalente à celle d'un train fixe soigneusement caréné, mais au moins la fonction existe comme l'exigent les militaires. Le poste de pilotage est biplace en tandem, fermé par une verrière composée d'éléments coulissants[1]. L'avion est propulsé par un moteur Argus As 10C de 240 ch entraînant une hélice bipale à pas variable[2],[3].

EngagementsModifier

Le Nord 2800 fit son vol inaugural le aux Mureaux, piloté par Claude Chautemps, le pilote d'essai « maison » de Nord-Aviation. Les essais en vol ont révélé très rapidement des problèmes de stabilité, et la difficulté à sortir d'une vrille. Malgré une modification de l'empennage[2],[3] portant sur les surfaces de la dérive[1] et du gouvernail de direction, les performances restaient médiocres et le projet a été stoppé. Son concurrent, le Morane-Saulnier MS.730, a été sélectionné pour une production en série[2],[3].

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Roland de Narbonne, « Il y a 60 ans. Août 1950, dans l'aéronautique française. Le Nord 2800. Un petit tour et puis s'en va », Le Fana de l'aviation, no 489,‎ , p. 78-79.
  2. a b c d et e Clansman, « Nord-Aviation Nord 2800 », sur Aviations Militaires, (consulté le 1er octobre 2019).
  3. a b c et d (en) Johan Visschedijk, « PIERRE BREGERIE COLLECTION No. 12823. Nord 2800 (F-WFRZ) », sur 1000aircraftphotos, (consulté le 1er octobre 2019).

BibliographieModifier

  • Roland de Narbonne, « Il y a 60 ans. Août 1950, dans l'aéronautique française. Le Nord 2800. Un petit tour et puis s'en va », Le Fana de l'aviation, no 489,‎ , p. 78-79.

Liens externesModifier

Aéronefs comparables

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