Nizar Baraka

homme politique marocain

Nizar Baraka (arabe :نزار بركة), né le 6 février 1964 à Rabat, est un économiste, et homme politique marocain, secrétaire général du Parti de l'Istiqlal depuis 2017.

Nizar Baraka
نزار بركة
Illustration.
Nizar Baraka lors de la 42e réunion annuelle du Forum économique mondial en juin 2012.
Fonctions
Ministre marocain de l'Équipement et de l'Eau
En fonction depuis le
(7 mois et 13 jours)
Monarque Mohammed VI
Chef du gouvernement Aziz Akhannouch
Gouvernement Akhannouch
Législature XIe
Prédécesseur Abdelkader Amara
6e secrétaire général du Parti de l'Istiqlal
En fonction depuis le
(4 ans, 7 mois et 13 jours)
Prédécesseur Abdelhamid Chabat
Président du Conseil économique, social et environnemental

(5 ans, 3 mois et 12 jours)
Monarque Mohammed VI
Chef du gouvernement Abdel-Ilah Benkiran
Gouvernement Benkiran II
Prédécesseur Chakib Benmoussa
Successeur Ahmed Réda Chami
Ministre de l'Économie et des Finances

(1 an, 6 mois et 6 jours)
Monarque Mohammed VI
Chef du gouvernement Abdel-Ilah Benkiran
Gouvernement Benkiran I
Prédécesseur Salaheddine Mezouar
Successeur Mohamed Boussaïd
Ministre délégué auprès du Premier ministre
chargé des Affaires économiques et générales

(4 ans, 2 mois et 19 jours)
Monarque Mohammed VI
Premier ministre Abbas El Fassi
Gouvernement El Fassi
Législature VIIIe
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Rabat (Maroc)
Nationalité Marocaine
Parti politique Parti de l'Istiqlal
Diplômé de Université Mohammed V
Université d'Aix-Marseille
Profession Économiste

Le 7 octobre 2021, il est nommé ministre de l'Équipement et de l'Eau dans le gouvernement Akhannouch.

BiographieModifier

Nizar Baraka est le petit fils de Allal El Fassi.

Après avoir obtenu son baccalauréat en 1981, il s'inscrit à la faculté de droit Mohammed V où il décroche un diplôme en économétrie. Il s'installe ensuite à Marseille afin de poursuivre ses études doctorales à l'université d'Aix-Marseille, il obtient son doctorat en sciences économiques en 1992.

Après une expérience dans le domaine de l’enseignement à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l'université Mohammed V-Agdal et à l’Institut national de statistique et d'économie appliquée, il intègre le ministère des Finances en 1996, où il assumera plusieurs postes de responsabilité, dont celui de chef de service de l’actualité économique à la Direction des études et des prévisions financières au ministère des Finances, puis chef de la Division de la Politique économique et chef de la Division des synthèses macro-économiques, avant d’être nommé directeur adjoint de la Direction des études et des prévisions financières en 2006.

Le , il est nommé ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Affaires économiques et générales dans le gouvernement El Fassi. Le , il devient ministre de l'Économie et des Finances dans le gouvernement Benkirane. Le , il présente sa démission au chef du gouvernement, à la suite de la décision prise par son parti l'Istiqlal de se retirer du gouvernement.

Le , il est nommé président du Conseil économique, social et environnemental en remplacement de Chakib Benmoussa, nommé ambassadeur du Maroc en France. Il reste en poste jusqu'au , lorsque Ahmed Reda Chami est nommé par Mohammed VI pour lui succéder.

Parcours politiqueModifier

Au niveau de son parcours politique, Nizar Baraka a rejoint les rangs du Parti de l'Istiqlal en 1981 et a été élu membre du conseil national du parti (1989), membre du comité central (1998), puis membre du comité exécutif entre 2003 et 2012. Il est vice-président de l'Internationale démocratique africaine des partis du centre depuis 2005.

Il a été ministre de l'Économie et des Finances du gouvernement Benkiran I avant la sortie de l'Istiqlal de la majorité en juillet 2013.

Il est ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales dans le gouvernement El Fassi entre 2007 et 2011. À partir de 2012, il est ministre de l'Économie et des Finances du gouvernement Benkiran I avant la sortie de l'Istiqlal de la majorité en juillet 2013. Il est ensuite président du Conseil économique, social et environnemental d'août 2013 à décembre 2018.

En , il se déclare candidat à la succession de Hamid Chabat au poste de secrétaire général du Parti de l'Istiqlal. Le , il est élu secrétaire général du parti de l'Istiqlal par le conseil national du parti, par 924 votes contre 230 votes pour son rival Abdelhamid Chabat.

Il a également piloté le dialogue stratégique Maroc-États-Unis sur le volet économique et dirigé le comité scientifique de la COP22.

Depuis octobre 2021, il est ministre de l'Équipement et de l'Eau dans le gouvernement Akhannouch.

Engagements diversModifier

Il a été nommé, en , membre du Comité Averroès pour le rapprochement entre les peuples marocain et espagnol. Il a également pris part à l’élaboration du Rapport du Cinquantenaire sur le développement humain. Il est, depuis 2006, membre de l'Observatoire national du développement humain. Il dirigeait également le volet économique du dialogue stratégique Maroc-USA. Il a également été président du comité scientifique de la COP22.

DistinctionsModifier

Nizar Baraka a reçu le prix de « Meilleur ministre des Finances de la région MENA pour l’année 2012 » et « ministre des Finances de l'année 2012 » par The Banker, groupe de presse de référence du Financial Times. Il a également reçu le titre de « ministre des Finances de l'année pour le Moyen-Orient et Afrique du Nord en 2013 » par le magazine Emerging markets, référence de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

FamilleModifier

Nizar Baraka est le petit-fils de Allal El Fassi et marié à Radia El Fassi, la fille de l'ancien Premier ministre du Maroc Abbas El Fassi. Il est père d'un enfant.

BibliographieModifier

  • « Les 50 personnalités qui font le Maroc : Nizar Baraka. 45 ans, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Affaires économiques et générales », in Jeune Afrique, no 2545-2546, du 18 au , p. 38.
  • « Nizar Baraka fait campagne pour le poste de secrétaire général du parti de l’Istiqlal »[1], in Maroc Hebdo International, n° du .
  • « Nizar Baraka : tel grand-père, tel petit-fils », in Jeune Afrique, n° du .

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Article connexeModifier