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Nina Julié

femme politique de Nouvelle-Calédonie

Nina Julié
Fonctions
Présidente de la commission des infrastructures publiques, de l’aménagement du territoire, du développement durable, de l’énergie, des transports et de la communication du Congrès de la Nouvelle-Calédonie.
Élection élections provinciales néo-calédoniennes de 2014
Biographie
Nom de naissance Lucas
Date de naissance (39 ans)
Lieu de naissance Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
Nationalité française
Parti politique Calédonie ensemble (2014-2019)
LREM (2018- )
Générations NC (2019- )

Nina Julié, née Lucas, le à Nouméa, est une femme politique de Nouvelle-Calédonie.

Elle fait figure de personnalité politique montante du parti non indépendantiste Calédonie ensemble, surtout impliqué dans les politiques publiques liées aux questions environnementales, avant de faire dissidence en 2019 et de créer, avec une autre personne en pleine ascension et elle-aussi issue de Calédonie ensemble, Nicolas Metzdorf, le parti Générations NC.

Sommaire

Enfance, formation et carrière professionnelleModifier

Fille d'un père tahitien et d'une mère lyonnaise, Nina Julié fait sa primaire et son collège à Boulari, au Mont-Dore. Elle rejoint ensuite le lycée Lapérouse, à Nouméa, où elle passe son baccalauréat scientifique.

Après une licence de science de la vie et de la terre à l'université de la Nouvelle-Calédonie, Nina Julié est diplômée d'un Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré (CAPES) de biologie cellulaire, obtenu à l'université Montpellier-II.

Elle enseigne alors à Poindimié puis retourne à Nouméa, au Collège Mariotti. En parallèle, elle devient chargée de mission science de la vie et de la terre au vice-rectorat. Elle participe aussi activement, en tant que formatrice à l'IUFM, à la formation des professeurs de SVT et à celle des enseignants du primaire. 

Investie dans la vie associative locale, elle devient présidente de l'association de diffusion de la culture scientifique Symbiose[1], de 2010 à 2014. Elle y initie un certain nombre de projets dont l'organisation de la première fête de la science du Pacifique, la labellisation  des établissements scolaires E3D (en démarche de développement durable) et la création de Symbiose Junior réservé aux jeunes souhaitant se lancer dans l'animation scientifique.

Carrière politiqueModifier

Débuts en politiqueModifier

Nina Julié est élue en 10e position sur la liste Calédonie ensemble lors des élections provinciales néo-calédoniennes de 2014. Conseillère à l'assemblée de la province Sud et au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, elle devient alors présidente de la commission des infrastructures publiques, de l’aménagement du territoire, du développement durable, de l’énergie, des transports et de la communication du Congrès.

Attachée à l'éducation à l'environnement, elle initie notamment, dans le cadre de son mandat provincial, le forum de « Jeunesse et développement durable »[2] qui remporte chaque année un vif succès avec les jeunes. Elle participe aussi à l'importation de Polynésie française du concept d'aire marine éducative qui devient localement un réseau d'aires de gestion éducatives en province Sud dont l'objectif est l'association des jeunes à la protection et à la valorisation de leur environnement.

Une image forgée dans le domaine de l'environnementModifier

La réglementation pour l'amélioration de la qualité de l'airModifier

Nina Julié préside l'association de surveillance de la qualité de l'air Scal-Air. Son exercice dans cette fonction la conduit à proposer, en 2016, une proposition de délibération portant réglementation pour l'amélioration de la qualité de l'air[3].

Cette réglementation était jusqu'alors inexistante en Nouvelle-Calédonie[4] alors même que des études locales tendent à en montrer les effets délétères sur la santé[5].

La délibération est votée à l'unanimité le par le Congrès de la Nouvelle-Calédonie[6]. Cependant, cette délibération, qui dilue les responsabilités et complexifie le contexte réglementaire[non neutre], peine à trouver une application réglementaire réelle puisque plus de 18 mois après le vote du Congrès cette délibération reste sans effet faute d'arrêté du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie[réf. nécessaire].

La transition énergétiqueModifier

Nina Julié est particulièrement visible sur le sujet de la transition énergétique en Nouvelle-Calédonie[7]. Elle est en particulier impliquée dans la création d'une Agence calédonienne de l'Énergie[8] et pour le remplacement de la très polluante centrale électrique au fioul de l'usine métallurgique de la Société Le Nickel, à Nouméa, par une centrale au gaz[9] préconisée par les experts missionnés par l'État[10] mais dont la mise en œuvre laisse place à un montage juridique contesté[réf. nécessaire]. C'est donc naturellement qu'elle est nommée en août 2017 [11]représentante du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie au sein du conseil d'administration de l'Agence calédonienne pour l’Énergie puis présidente de cette agence. Cependant, cette agence peine à trouver une place et à apparaître utile dans le concert des acteurs calédoniens de l'énergie[réf. nécessaire].

Une figure montante de Calédonie ensembleModifier

Nina Julié devient rapidement la principale figure de Calédonie ensemble sur les questions de développement durable, ainsi que l'une des responsables sur les sujets liés à la jeunesse au sein de ce mouvement, aux côtés, notamment, de Nicolas Metzdorf. Elle est ainsi très impliquée dans le comité jeunes de Calédonie ensemble tandis que sa présence médiatique porte principalement sur la protection de l'environnement et de la santé des Calédoniens, principalement avec la question de la qualité de l'air.

Forte de cette image elle a été un temps pressentie pour remplacer Philippe Dunoyer au gouvernement[12], dont le mandat de député n'est pas compatible avec la fonction de membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

Elle est nommée suppléante de Gérard Poadja dans le cadre des élections sénatoriales de [13].

RéférencesModifier

  1. « Je suis optimiste quantà l'avenir de nos élèves », LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes,‎ (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2017)
  2. « Les jeunes planchent sur le développement durable », LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes,‎ (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2017)
  3. « Qualité de l’air : Calédonie ensemble veut une véritable « loi sur l’air » locale - nouvelle calédonie 1ère », nouvelle calédonie 1ère,‎ (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2017)
  4. Le Point, magazine, « L'air empoisonné de Nouméa », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2017)
  5. « Qualité de l'air à Nouméa et santé: les résultats de l’étude - nouvelle calédonie 1ère », nouvelle calédonie 1ère,‎ (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2017)
  6. « La qualité de l’air ambiant bientôt réglementée pour la santé », LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes,‎ (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2017)
  7. « Schéma pour la transition énergétique de la Nouvelle-Calédonie | Maitrise de l'énergie », sur maitrise-energie.nc (consulté le 16 janvier 2017)
  8. « Nina Julié - Le Congrès crée l'agence calédonienne de... | Facebook », sur www.facebook.com (consulté le 16 janvier 2017)
  9. « Du GNL pour l’industrie du nickel en Nouvelle-Calédonie - Journal de l'environnement », sur www.journaldelenvironnement.net (consulté le 16 janvier 2017)
  10. CGEDD, « Mission relative au remplacement de la centrale de production d’électricité au fuel pour l’usine métallurgique de Doniambo de la SLN en Nouvelle Calédonie - Novembre 2016 », sur www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 16 janvier 2017)
  11. « Documentation juridique NC - JOnc 2017 », sur www.juridoc.gouv.nc (consulté le 2 septembre 2017)
  12. « Prochain gouvernement : qui entrera ? Qui s’en ira ? », LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes,‎ (lire en ligne, consulté le 10 septembre 2017).
  13. « Sénatoriales : Pierre Frogier et Gérard Poadja candidats », sur Nouvelle Calédonie 1ère, (consulté le 10 septembre 2017).

Voir aussiModifier