Nicolas Léonicène

médecin et humaniste italien
Nicolas Léonicène
Niccolò Leoniceno (1428-1524).png
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Niccolò da LonigoVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Maîtres
Ognibene de Lonigo, Pelope (d), Pietro Roccabonella (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Dir. de thèse

Nicolas Léonicène (en latin Nicolaus Leonicenus, voire Leoninus) est un médecin et humaniste italien, né en 1428 à Lonigo, près de Vicence, et mort en 1524 à Ferrare.

BiographieModifier

Disciple de Ognibene da Lonigo (Omnibonus Leonicenus, 1412-1500[1]) et de Pietro Roccabonella Veneziano (†1491), professeur à la faculté de médecine de Padoue, Léonicène étudia d'abord à Vicence avant d'étudier la médecine et la philosophie à l’Université de Padoue. Il obtint le grade de docteur en 1453, et dut enseigner quelque temps dans la ville. On sait qu'en 1464 il rejoignit l'Université de Ferrare, où il enseigna d'abord les mathématiques, puis la philosophie, et enfin la médecine.

En 1490 il est en correspondance avec un collègue de Florence, Ange Politien. Il travaille à une édition critique des œuvres d’Avicenne et dénonce des erreurs de traduction dans la première édition imprimée (Venise, 1469) de la Naturalis historia de Pline l'Ancien. Léonicène est un pionnier de la traduction en latin des écrits des Anciens : il se fit une spécialité des textes de médecine, notamment ceux de Galien[2] et d’Hippocrate[3], qu’il restitua à partir des manuscrits en grec ancien et en arabe : au XVe siècle, les cours de médecine étaient indissociables de la connaissance et de l'interprétation des Anciens. C'est pourquoi l'enseignement de la médecine et l'exégèse des textes du passé allaient de pair. En tant que grammairien, Léonicène publia un De octo partibus orationis et un Libellus de Arte metrica. Ces deux chefs d'œuvre didactiques sont aussi aujourd'hui de précieux incunables. Léonicène fut également le premier auteur à publier une description clinique de la syphilis (1497). Enfin, il traduisit les Harmoniæ de Ptolémée à la demande de Gaffurio.

Par la suite, il exerça encore la charge de professeur à Venise (1508), Ferrare (1509), Paris (1514), et Pavie (1519).

Notes et référencesModifier

  1. « Omnibonus Leonicenus (1412?-1500?) » (BNF 13164039).
  2. Galeni opera, N. Leoniceno interprete (1514), consultable sur Gallica.
  3. Un original de Hippocrate (trad. Niccollo Leoniceno, Giovanni Manelfi), Hippocratis Aphorismi, Turin, , 194 p. provenant de la bibliothèque de l'État de Bavière a été numérisé par Google le 30 septembre 2009, et est téléchargeable.

BibliographieModifier

  • Vivian Nutton, « The rise of medical humanism: Ferrara 1464-1555 », Renaissance studies, no 11,‎ , p. 2-8
  • Peter Elmer et Ole Peter Grell, Health, disease, and society in Europe, 1500-1800 : a source book, Manchester University Press, , 380 p. (ISBN 0-7190-6737-5, lire en ligne)
  • Hiro Hirai, « Semence, vertu formatrice et intellect agent chez Nicolò Leoniceno », Early Science and Medicine, no 12.1,‎ (lire en ligne)

Liens externesModifier