Nicolas Chabanne

entrepreneur français

Nicolas Chabanne, né le à Moulins[1], est un entrepreneur français. Il est connu pour avoir lancé la marque « C'est qui le patron ?! ».

Nicolas Chabanne
N. Chabanne.jpg
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

BiographieModifier

Le sens de l'entrepreneuriatModifier

Nicolas Chabanne, Ardéchois d'origine[2],[3], est issu d’une fratrie de quatre enfants. D’abord au foyer[4], sa mère devient commerciale dans l’immobilier, son père travaillait dans la communication territoriale[4].

Avant de revenir en France, il a grandi, jusqu’à ses 7 ans, à Madagascar où son grand-père maternel, Jacques Brunot, un ingénieur parti avant la guerre sur cette île[4] a été le premier à importer le poivre vert en France[4] et à développer l'industrie de la pêche à la crevette sur la Grande Ile. De son aieul, Nicolas Chabanne a reçu en héritage son esprit innovant et précis.[4].

Après un bac littéraire obtenu à Carpentras[4], il a étudié à la Faculté de lettres à la Sorbonne pendant quatre ans, sans obtenir le moindre diplôme[5] .

Nicolas Chabanne, petit-fils d'un sous-préfet du Vaucluse[2] et père de trois enfants[3], habite au pied du Mont Ventoux. Il a créé un réseau de stations de lavage solidaire[4],[3], puis a été chargé de la communication de la communauté d'agglomération du Grand Avignon en même temps que celle de la commune de Velleron, puis se voit confier la promotion de la Confrérie de la Fraise de Carpentras.

C'est qui le patron ?Modifier

En qualité de membre de la confrérie de la Fraise de Carpentras[4], après en avoir assuré la promotion, il crée avec sa sœur[3] le label « Le Petit Producteur » en 2009[4]. L'originalité du produit réside dans le fait que le nom et la photo du producteur figure sur le produit. Il lance ensuite Les Gueules cassées un concept qui favorise la vente de fruits et légumes « moches » difficilement commercialisables en raison de leur aspect[4],[6]. En 2015, il lance l’idée d’une marque de lait équitable[5] en se basant sur le prix minimal que devait percevoir le producteur pour pouvoir vivre[5]. En les premières briques de lait « C'est qui le patron ? » sont produites[4]. En , 38 millions de litres de lait sont déjà vendus[5] alors que les prévisions portaient sur cinq millions de litres, pour atteindre plus de 100 millions en [7]. Nicolas Chabanne affirme alors que « notre lait est le produit nouveau le plus vendu depuis trente ans dans l’agroalimentaire en tant que nouvelle marque»[5].

Après le lait, la marque commercialise 18 autres produits et projette d'intégrer d'autres produits alimentaires. Le collectif constitué en SAS et en coopérative (SCIC) encaisse 5 % du prix du vente.[5]. Le concept intéresse potentiellement 12 pays étrangers[3].

RécompensesModifier

Nicolas Chabanne a reçu le prix de l'audace marketing de HEC, en 2015[2],[3], et obtient les éloges du New York Times pour Les Gueules cassées, dans un article intitulé Save the planet, eat ugly[8] ainsi que du Guardian pour C'est qui le patron ? dans un article intitulé How millions of French shoppers are rejecting cut-price capitalism[9].

Notes et référencesModifier

  1. « Nicolas Chabanne : le collectif au service des producteurs », sur https://agriculture.gouv.fr, (consulté le 28 mars 2019)
  2. a b et c « Cet homme veut donner le pouvoir au consommateur », sur www.lesechos.fr, (consulté le 23 mars 2019).
  3. a b c d e et f « C'est qui le patron?! Nicolas Chabanne, le VRP des terroirs », sur L'Express/L'expansion, (consulté le 24 mars 2019).
  4. a b c d e f g h i j et k « Le patron des consommateurs, c'est Nicolas Chabanne ! », sur www.leparisien.fr, (consulté le 16 janvier 2019).
  5. a b c d e et f « Nicolas Chabanne, l’heur(e) du laitier », sur www.liberation.fr, Information, (consulté le 19 mars 2019).
  6. « Nicolas Chabanne, le patron de "C'est qui le patron ?!" », sur www.rtl.fr, (consulté le 19 janvier 2019).
  7. « C’est qui le patron ?! dépasse la barre des 100 millions de produits vendus [Exclusif LSA] », sur lsa-conso.fr (consulté le 27 mars 2019)
  8. (en) « Save the Planet. Eat Ugly. », sur www.nytimes.com, (consulté le 23 mars 2019).
  9. (en-GB) Jon Henley, « How millions of French shoppers are rejecting cut-price capitalism », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 4 décembre 2019)

Liens externesModifier