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Nicolas Brulart de Sillery

chancelier de France, Garde des sceaux
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Nicolas Brulart de Sillery
Nicolas Brulart de Sillery.png
Fonctions
Chancelier de France
-
Garde des sceaux de France
-
Ambassadeur
Titre de noblesse
Seigneur
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Nicolas BrûlartVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom officiel
Nicolas Brûlart marquis de SilleryVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Fratrie
Conjoint
Claude Prudhomme
Enfant
Parentèle
Nicolas de Bellièvre (gendre)
Fabio Brulart de Sillery (arrière-petit-fils)
Henri Ier de Montmorency (grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sillery blason.jpg
blason

Nicolas Brulart de Sillery[1], né en 1544 et mort le , est un homme d'État français, garde des sceaux puis chancelier de France.

Sommaire

BiographieModifier

Issu d'une famille de magistrats, Nicolas Brulart de Sillery est le fils aîné de Pierre Brulart, seigneur de Berny, conseiller au parlement, puis président de la troisième chambre des enquêtes, et de Marie Cauchon, dame de Sillery et de Puisieux[2]. Il devient conseiller au parlement de Paris le 30 mai 1573[3],[4], puis maître des requêtes en 1574[3], président en la chambre des enquêtes le 18 décembre 1584[2], président à mortier au parlement de Paris le 24 février 1597 après la mort du président Jean Le Maistre[2].

 
Nicolas Brulart de Sillery

Parallèlement, il mène une carrière diplomatique à la demande de Henri III qui le charge d'une mission en Suisse en 1589. Sous Henri de Navarre il retourne négocier avec les Suisses et les Grisons en 1595 et 1602[3]. En 1598, il négocie la paix de Vervins entre la France, l'Espagne et la Savoie. Il obtient du pape l'annulation du mariage d'Henri IV et de Marguerite de Valois et conclut le remariage du roi avec Marie de Médicis.

Il est nommé garde des sceaux en 1604, puis chancelier de Navarre en 1605 et chancelier de France en 1607, succédant pour ce dernier poste à Pomponne de Bellièvre. Proche de Marie de Médicis, et partageant avec elle l'opinion de la nécessité d'un rapprochement avec l'Espagne, il essaye d'en convaincre le roi Henri IV, mais en vain. En 1610, juste après l'assassinat par Ravaillac, il fait déclarer régente Marie de Médicis, et écarte le prince du sang Henri II de Bourbon-Condé. Cependant, il entre en conflit avec Concino Concini qui finit par obtenir qu'il rende les sceaux le 28 avril 1616, à Tours[5]. Il reste chancelier, charge tenue à vie, mais sans les sceaux il n'a plus aucun moyen d'action sur le gouvernement. Les sceaux sont donnés à Guillaume du Vair, puis Luynes, Méry de Vic, et Lefèvre de Caumartin, avant que Brulart de Sillery ne les récupère le 23 janvier 1623[3]. Richelieu, inspiré par La Vieuville, les lui retire le 2 janvier 1624[2],[6] pour les confier à Étienne Ier d'Aligre. Il se retire dans sa terre de Sillery, qui a été érigé en marquisat en 1619[3].

Il meurt le mardi 1er octobre 1624 et est inhumé à Marines près de Pontoise[2].

Mariage et descendanceModifier

Il épouse le 24 novembre 1574 Claude Prudhomme. De cette union naissent deux fils et cinq filles[2] :

  • Pierre Brulart, secrétaire d'État
  • Henry, mort à seize ans au collège de Navarre
  • Marie, religieuse aux Filles-Dieu de Paris, morte en 1628
  • Isabelle, mariée le 30 juillet 1601 à Gaspard Dauvet des Marêts
  • Claude, mariée en 1605 avec Nicolas de Bellièvre
  • Charlotte et Magdeleine, mortes jeunes

Armoiries et titreModifier

Les armes de la famille Brulart se blasonnent ainsi : « De gueules, à la bande d'or, chargée d'une traînée tortillée de sable, et de cinq barils de même, trois d'un côté et deux de l'autre, alternés. »[7]. Il est chevalier, marquis de Sillery, vicomte de Puisieux et de Ludes, baron de Boursault, seigneur de Marines, de Breauçon, de Versenay, d'Atilly et de Berni[2]. Il était petit-cousin de Pierre Brulart de Genlis.

RéférencesModifier

  1. Son nom se trouve écrit Bruslart ou Brûlart.
  2. a b c d e f et g Michel Popoff, Prosopographie des gens du parlement de Paris, Paris, 2003, tome 1, pages 53 à 61.
  3. a b c d et e Pillorget, France baroque, France classique, Dictionnaire, Paris, 1995, pages 173 et 174.
  4. Une date différente pour l'accession à la fonction de conseiller est donnée dans la Prosopographie des gens du parlement de Paris, à savoir le 18 juin 1568.
  5. Roland Mousnier, L'homme rouge, Paris, 1992, page 115.
  6. Le mois d'octobre est indiqué par Pillorget, mais la biographie d'Aligre montre que c'est au mois de janvier.
  7. Recueil d'armoiries des maisons nobles de France par Henri Gourdon de Genouillac, 1860, page 93.

BibliographieModifier

  • Bernard Barbiche & Ségolène Dainville-Barbiche, Sully, Paris, 1997.
  • Gédéon Tallemant des Réaux, Historiettes, Paris, 1960, édition révisée et annotée par Antoine Adam.
  • Pierre Chevallier, Louis XIII, page 690.
  • Phillipe Tamizey de Larroque, Lettres de Peiresc aux frères Dupuy, paris, 1888, tome 1, page 804.
  • Suzanne et René Pillorget, France baroque, France Classique, Dictionnaire, Paris, 1995, pages 173 et 174.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier