Nicolas-Jean Hugou de Bassville

journaliste français
Nicolas-Jean Hugou de Bassville
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activités

Nicolas-Jean Hugou de Bassville, né à Abbeville le et assassiné à Rome le , est un journaliste et diplomate français.

Il fut secrétaire de la délégation française à Naples, sous la Convention. Chargé d'une mission particulière à Rome, le 13 janvier 1793, il y fut assailli à coups de pierres par un attroupement populaire pour avoir fait porter la cocarde tricolore à ses gens. Frappé dans sa maison même d'un coup de rasoir, il mourut peu d'heures après[1]. La Convention ordonna qu'on tirât une vengeance éclatante de cet attentat et adopta son fils, Jean François Marie Edouard né le 9 janvier 1791 à Paris, au nom de la République.

Son épouse, Marie Catherine Colson, bénéficie d'une rente à vie de 1 500 francs, dont les deux tiers réversibles à son fils à sa mort, par décret du 2 février 1793 de la convention nationale. Cette somme est réduite à 500 francs par une loi du 9 vendémiaire an 6. Une ordonnance royale de Louis-Philippe du 10 juillet 1834 reverse la somme de 333 francs en rente viagère à Jean François Marie Édouard Hugon de Basseville, lieutenant-colonel au 3ème régiment de hussards.

Hugou de Bassville a collaboré à divers journaux politiques et a publié plusieurs ouvrages, parmi lesquels une biographie de François Lefort et des Mémoires de la Révolution.

Un fils adopté par la FranceModifier

La carrière d'Édouard Hugon de Basseville, adopté par la France, est remarquable. Élève de l'École Militaire en 1810, il est nommé sous-lieutenant au 12ème chasseurs le 14 août 1810. Lieutenant le 12 août 1812, il est blessé d'un coup de lance à la poitrine en avant de Moscou. Chevalier de la Légion d'honneur et capitaine en 1813, il passe au nouveau 12ème régiment de chasseurs à cheval, le 16 juillet 1814. Reste au régiment pendant les Cent-jours, il combat à Waterloo. Licencié le 20 décembre 1815, il est réintégré capitaine aux chasseurs à cheval du Morbihan, le 21 février 1816. Malgré sa participation à la Guerre d'Espagne de 1823 à 1828, il n'obtient pas d'avancement. A la chute des Bourbons, il devient chef d'escadron (1831), lieutenant-colonel (1837), puis colonel (1840), chef de corps du 9ème régiment de dragons. Nommé maréchal de camp en 1846, commandant le département des Hautes-Pyrénées. Il meurt à Versailles le 18 mars 1857.

PublicationsModifier

Comme auteurModifier

  • Réflexions d'un instituteur sur un roman intitulé Adèle et Théodore, ou Lettres sur l'éducation, Philadelphie et Paris, [s. n.], , 24 p. — Paru sous l'anonymat. L'adresse de Philadelphie est fantaisiste (l'ouvrage a été imprimé à Paris par François-Ambroise Didot). Réédité sous le titre :
  • Apologie du roman d'Adèle et Théodore, précédée d'une Lettre du bailli de Vaugirard au barbier de Séville, Neufchatel (conforme à la copie imprimée à Philadelphie), [1782], 34 p. — Concerne le roman de Mme de Genlis. Paru sous l'anonymat. Semble avoir été imprimé par Samuel Fauche, libraire à Neuchâtel.
  • Mélanges érotiques et historiques, ou les Œuvres posthumes d'un inconnu, publiés par un chapelain de Paphos, Salamine, [s. n.], , VIII-133 p. — Paru sous l'anonymat.
  • Élémens de mythologie, avec l'Analyse des poëmes d'Homère et de Virgile, suivie de l'explication allégorique à l'usage des jeunes personnes de l'un et l'autre sexe, Genève et Paris, B. Chirol et Laurent, , VIII-311 p. (lire en ligne). — Rééd. chez d'autres éditeurs en 1804 et 1816.
  • Précis historique sur la vie et les exploits de François Le Fort, citoyen de Genève, général et grand amiral de Russie..., Genève et Paris, P. Barde et Laurent, , XVIII-208 p. (lire en ligne). — Rééd. à Lausanne, chez F. Grasset, en 1786.
  • Lettre à M. Moreau le jeune... suivie d'une Épître en vers sur le commerce, Leipzig, [s. n.], .
  • Le Cri de la nation à ses pairs, ou Rendons les prêtres citoyens par M. Hugou de Bassville, membre de plusieurs académies et du comité de district des Filles Saint-Thomas, Paris, Imprimerie de Monsieur, , II-16 p. (lire en ligne).
  • Mercure national, ou Journal d'État et du citoyen, Paris, Imprimerie de L. Potier de Lille, 1789-1790, 3 vol. — Cet hebdomadaire parut du 31 décembre 1789 au 30 août 1790 ; il fut remplacé par Révolutions de l'Europe et Mercure national réunis (1790), qui devint Mercure national et Révolutions de l'Europe : journal démocratique (1790-1791). N.-J. Hugou de Bassville contribua aux trois séries.
  • Adresse aux Parisiens, Paris, Imprimerie de L. Potier de Lille, , 8 p. — Concerne les élections municipales.
  • Mémoires historiques, critiques et politiques de la Révolution de France, avec toutes les opérations de l'Assemblée nationale, par N. J. Hugou, ci-devant de Bassville, Paris, chez l'auteur et chez Bleuet, , 4 vol. — Il existe, sous la même date, une édition en 2 vol. Cet ouvrage a été traduit en anglais (1790).
  • Supplément aux feuilles du jour, ou Extrait du Mercure national, par un ami de la liberté, [s. l.], [s. n.], , 8 p.

Comme éditeurModifier

  • Jean Alexis Borrelly (publié et présenté à l'Assemblée nationale par Nicolas-Jean Hugou de Bassville), À l'Assemblée nationale, sur les moyens de former la Constitution et les loix..., Paris, Barrois le jeune, , 32 p. (lire en ligne).
  • Jean Alexis Borrelly (publié et présenté à l'Assemblée nationale par Nicolas-Jean Hugou de Bassville), Examen des droits respectifs du monarque et de la nation dans les réformes et les améliorations qu'exige la prospérité de la France, Paris, Laurent, , 138 p. (lire en ligne).
  • Frédéric II (roi de Prusse) (publié par Nicolas-Jean Hugou de Bassville), La Confédération : poëme en cinq chants, trouvé dans le portefeuille du philosophe de Sans-Soucy, et publié par un de ses aumôniers..., Hall, [s. n.], , XVI-61 p. (lire en ligne). — Précédemment paru sous le titre Guerre des confédérés, en six chants ; le sixième chant ne figure pas dans cette édition.

SourcesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Jean-Charles Deloynes, Mort du citoyen Basseville [sic] : manuscrit, , 3 p. (lire en ligne).

Liens externesModifier