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Nicolas-Jean-Baptiste Raguenet

peintre français
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Nicolas-Jean-Baptiste Raguenet
Nicolas-Jean-Baptiste Raguenet - The Eastern Tip of Ile Saint-Louis - WGA18969.jpg
La Pointe est de la Cité, 1757, musée Carnavalet, Paris.
Naissance
Décès
(à 77 ans)
GentillyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Lieux de travail
Père
Jean-Baptiste Raguenet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean-Baptiste Nicolas Raguenet, né le à Paris[1], mort le à Gentilly est un peintre français.

Sommaire

BiographieModifier

Il est le fils de Jean-Baptiste Raguenet (1682-1755), comédien, marchand de brocante et de tableaux et peintre, et de Geneviève Murgues.

Maître peintre formé auprès de son père et, probablement, à l’académie de Saint-Luc – il ne fréquenta pas les cours de l’Académie royale –, il réside avec son père dans la « grande rue de Taranne », dans le faubourg Saint-Germain, puis rue Tiquetonne, au début des années 1730, puis rue de la Mortellerie, près la place de Grève à partir des années 1735-1741. À la mort de son père, en 1755, il réside désormais rue de la Licorne, paroisse Sainte-Madeleine, dans l’île de la Cité.

Ses premiers tableaux datés ne sont pas antérieurs à 1750. Il expose en 1752-1753 à l'exposition annuelle de l'Académie de Saint-Luc, dont il ne deviendra pourtant jamais membre. Il consacre alors l'essentiel de son œuvre à des vues de Paris (74 des 86 tableaux et dessins qui sont actuellement connus de lui), et notamment de la Seine. Cet artiste, qui a fait de l’espace entre le quai Saint-Bernard et le port Saint-Nicolas son atelier, a été appelé « Canaletti parisien »[2]. D'une grande rigueur dans l'usage de la perspective, ses tableaux manifestent une précision quasi photographique, ce qui leur confère un certain intérêt documentaire[3]. « Le point de vue adopté est celui du flâneur, qui contemple les rues, les places, les berges et les quais de la Seine, attachant aussi bien son regard aux maisons, au ciel qu'aux promeneurs, aux marchands, aux véhicules de toutes sortes, enfin, en un mot, à l'activité ambiante[4] ».

À partir des années 1760, nombre de collectionneurs parisiens, et quelques collectionneurs étrangers, dont l’Anglais Horace Walpole, acquièrent ses toiles. En 1762, la marquise de Pompadour lui commande deux vues de son château de Menars.

En 1790, Raguenet met en vente les toiles qu'il avait conservées par devers lui dans son atelier.

Plusieurs de ses œuvres sont acquises par le musée Carnavalet en 1882, lorsque Jules Cousin en était le directeur, auprès de l'établissement des bains de la Samaritaine. Le musée en possède actuellement au moins vingt-six.

ŒuvresModifier

On connaît de lui :

  • Vue de l’Archevêché, 1750 ;
  • La Joute des mariniers, entre le pont Notre-Dame et le Pont-au-Change, 1751, Paris, musée Carnavalet ;
    Festivités qui eurent lieu pour la naissance du duc de Bourgogne.
  • L’Hôtel de Ville et la place de Grève, 1751 ;
  • Le Cabaret à l’Image Notre-Dame, sur la place de Grève, 1751 ;
  • L’Ile Saint-Louis ;
  • L’Hôtel Bretouvilliers ;
  • L’Arsenal ;
  • L’Ile Louviers ;
  • Le Quai de la Salpétrière (Vue des bords de la Seine aux environs de la Salpétrière ;
  • Le Village de Chaillot ;
  • Vue du Pont-Neuf avec la Samaritaine, 1755), huile sur toile, 46 × 85 cm, Paris, musée Nissim-de-Camondo ;
  • Maisons du cloître Notre-Dame, donnant sur la rivière, 1753 ;
  • Vue des hauteurs de Chaillot, 1757 ;
  • Le Pont-Neuf et le quai des Orfèvres, 1759 ;
  • Vue des Tuileries et du Pont-Royal ;
  • Le Louvre et le Pont Neuf, 1760 ;
  • Vue de la Seine à Ivry, v. 1760 ;
  • Le Château de Menars, 1762, commande de Madame de Pompadour ;
  • L’Incendie de l’Hôtel-Dieu, 1772 ;
  • Le Pont Neuf et la Samaritaine, 1777, Paris, musée Carnavalet.


 
La joute des mariniers, 1756

Notes et référencesModifier

  1. Paroisse Saint-Sulpice.
  2. Émile Compardon, « La Famille Raguenet et le Châtelet de Paris », Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France, Paris, Honoré Champion, 1874, p. 49.
  3. Jean Monneret, Le Triomphe du trompe-l’œil : histoire du trompe-l’œil, Paris, Mengès, 1993, 240 p., (ISBN 978-2-85620-033-9), p. 117.
  4. Marie-Thérèse Lemoyne de Forgès, « Jean-Baptiste Nicolas Raguenet (1715-1793, peintre de vues de Paris », Positions des thèses soutenues par les anciens élèves de l’École du Louvre de 1946 à 1952, Paris, École du Louvre, 1956, p. 218-222.

BibliographieModifier

  • Marie-Thérèse Lemoyne de Forgès, « Jean-Baptiste Nicolas Raguenet (1715-1793, peintre de vues de Paris », Positions des thèses soutenues par les anciens élèves de l’École du Louvre de 1946 à 1952, Paris, École du Louvre, 1956, p. 218-222.

Liens externesModifier

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