Neuropathie périphérique

Le terme de neuropathie périphérique, désigne l'ensemble des maladies des nerfs appartenant au système nerveux périphérique[1], par opposition aux atteintes du système nerveux central qui comprend l'encéphale et la moelle épinière.

Types de neuropathiesModifier

Sous cette dénomination commune sont regroupées des atteintes neurologiques très diverses.

En cas d'atteinte asymétrique on parle de mononeuropathie :

  • unique, avec atteinte tronculaire, radiculaire (hernie discale) ou d'un plexus nerveux.
  • multiple, avec atteinte tronculaire (mononeuropathie multiple ou multineuropathie) ou radiculaire (syndrome canalaire, méningo-radiculite).

En cas d'atteinte symétrique on parle de polyneuropathie :

Neuropathie démyélinisanteModifier

Dans le cas de ce type de neuropathie ce sont les fibres axones périphériques de gros diamètre qui sont lésés. Ce type de lésion peut aboutir à une paralysie flasque avec perte du tonus musculaire, perte des réflexes (fonction des axones moteurs) et perte de la discrimination fine au tact (fonction des axones sensoriels) ; sans qu’il y ait altération des fibres du système nerveux autonome ou des fibres amyéliniques (fibres contrôlant la sensibilité à la douleur et à la température). 

Neuropathie diabétiqueModifier

Ce type de neuropathie est causé par des lésions des fibres parasympathiques. La conséquence d’une telle lésion est une « vidange incomplète de la vessie, un écoulement lent goutte à goutte et à une stase urinaire augmentant le risque d’infection ». Une personne atteinte de ce type de neuropathie peut aussi ressentir des nausées ou des vomissements, ainsi qu’une satiété précoce et a de grandes fluctuations de sa glycémie, et cela peut aller jusqu’à une perte de poids. Pour traiter ce type de neuropathie on utilise des agonistes parasympathiques, afin de stimuler la vidange gastrique, et des antagonistes dopaminergiques.  

Neuropathie dysautonomiqueModifier

Ce type de neuropathie affecte les fibres post-ganglionnaires sympathiques et para-sympathiques. Différents symptômes sont possibles : hypotension orthostatique, une aréflexie pupillaire à la lumière, un iléus paralytique, une constipation, une dysfonction vésicale, une anhydrose, une vasoconstriction périphérique, une piloérection, ou une diarrhée. Les neuropathies dysautonomiques peuvent être la conséquence d’une agression auto-immune. Pour traiter cette neuropathie, il faut des traitements spécifiques (exemple. pour ralentir les sécrétions dans le cas d’une diarrhée) et un régime riche en fibres.

CausesModifier

  • Maladies mitochondriales
  • Lasik (neuropathie cornéenne post-Lasik - de 20 à 55 % des personnes)[2]

Symptômes et traitementsModifier

Les symptômes et les signes cliniques peuvent être de siège variable, selon l'étiologie. L'atteinte d'un nerf périphérique entraîne des signes moteurs (parésie ou paralysie, amyotrophie, fasciculations, diminution ou abolition des réflexes ostéotendineux), des signes sensitifs subjectifs (douleurs, dysesthésies, paresthésies) et objectifs (troubles de la sensibilité superficielle - épicritique et thermo-algique - et proprioceptive) et des troubles neurovégétatifs (signes vasomoteurs, troubles trophiques, hypotension orthostatique, trouble de l'érection et de la miction). La douleur des nerfs causées par la neuropathie périphérique peut être très forte, voire intolérable.

Selon l'étiologie, le diagnostic est clinique, biologique, radiologique, électromyographique.

Le traitement est étiologique et symptomatique.

Le TENS peut être prescrit pour soulager les douleurs liées à la neuropathie diabétique. Des séances quotidiennes de TENS permettent de diminuer les douleurs 4 et 6 semaines après le début du traitement, mais pas 12 semaines après.[3]

Notes et référencesModifier

  1. « Les neuropathies périphériques », sur Doctissimo (consulté le 9 juin 2015).
  2. (en) Alexandra E Levitt, Anat Galor, Jayne S Weiss et Elizabeth R Felix, « Chronic Dry Eye Symptoms after LASIK: Parallels and Lessons to be Learned from other Persistent Post-Operative Pain Disorders », Molecular Pain, vol. 11, no 1,‎ , s12990–015-0020 (ISSN 1744-8069 et 1744-8069, DOI 10.1186/s12990-015-0020-7, lire en ligne, consulté le 2 novembre 2018).
  3. Dong-mei Jin, Yun Xu, Deng-feng Geng et Tie-bin Yan, « Effect of transcutaneous electrical nerve stimulation on symptomatic diabetic peripheral neuropathy: a meta-analysis of randomized controlled trials », Diabetes Research and Clinical Practice, vol. 89, no 1,‎ , p. 10–15 (ISSN 1872-8227, PMID 20510476, DOI 10.1016/j.diabres.2010.03.021, lire en ligne, consulté le 15 janvier 2020)

BibliographieModifier

  • Felten, D. L., Shetty, A. N., Netter, F. H., & Kubis, N. (2011). Atlas de neurosciences humaines de Netter (2e édition.). Issy-les-Moulineaux: Elsevier Masson.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier