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Nedde

commune française du département de la Haute-Vienne

Nedde
Nedde
Maisons du centre-bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Eymoutiers
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de Vassivière
Maire
Mandat
Monique Lenoble
2014-2020
Code postal 87120
Code commune 87104
Démographie
Population
municipale
469 hab. (2016 en diminution de 7,68 % par rapport à 2011)
Densité 8,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 43′ 13″ nord, 1° 49′ 56″ est
Altitude Min. 431 m
Max. 754 m
Superficie 52,73 km2
Localisation

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Nedde

Nedde (Neda en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Neddois[1].

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Située en bordure occidentale du plateau de Millevaches, non loin du lac de Vassivière, en plein parc naturel régional de Millevaches en Limousin, Nedde est limitrophe des départements de la Corrèze et de la Creuse.

La commune de Nedde a une superficie de 52,7 km2. La plus grande ville la plus proche est Limoges, qui est située à 46 km au nord-ouest.

 
Situation de la commune de Nedde en Haute-Vienne.

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

Le territoire communal est traversé par la Vienne et par son affluent le ruisseau de la Villedieu.

HistoireModifier

La terre de Nedde fut sous l'Ancien Régime composée de deux seigneuries distinctes :

  • Une seigneurie ecclésiastique, prieuré propriété de l'abbaye de Solignac depuis donation par Charles II le Chauve en 872 de l'église Saint-martin de Nedde[3], avec juridiction maintenue et confirmée par bulle du pape Eugène III de 1174[4] ;
  • Une seigneurie laïque, érigée en baronnie puis un marquisat. Les marquis de Nedde avaient droit de haute et basse justice[5].

D'abord dépendante de la généralité du Poitou sous le nom d'Asnède et rattaché à la baronnie Peyrat-le-Château dont elle fut distraite en 1557 pour former une baronnie distincte, la terre de Nedde fut alors intégrée au Limousin[6]. Elle appartenait alors à la famille de Pierre-Buffière dont les armes[7] figurent encore sur une clef de voûte de l'église Saint-Martin.

  • Louis-Charles de Pierre-Buffière, chevalier, vicomte de Comborn, baron de Pierre-Buffière, de Châteauneuf, et de Peyrat, seigneur de La Villeneuve-au-Comte, de Chabannes-Guerguy, de Beaumont, de Chambouville, du Breuil, de Peltanges, de Genissac et du Mazet, tué au siège d'Angoulème e, 1568, marié le 7 septembre 1523 à Isabeau de Ségur, d'où entre autres :
  • Gabriel de Pierre-Buffière, chevalier, vicomte de Combron, baron de Treignac, de Châteauneuf, de Peyrat, de Lostanges, seigneur, puis baron de Nedde et de Villeneuve, seigneur de Bouch et autres places, comparu à la réforme de la coutume du Poitou le 16 octobre 1559 pour la baronnie de Villeneuve, territoire distrait à la baronnie de Peyrat, par les partages fait entre lui et ses consorts le 2 octobre 1572. Épousa par contrat du 7 juillet 1597, devant le notaire Rousseau, puis religieusement le 10 juillet suivant, Peyronne de La Guiche, dame de Pompadour, Treignac et Laurière, (c'est à ce couple que l'on doit la reconstruction du château), d'où un fil, Léonard, tonsuré en 1618, prieur de Nedde en 1622[8]. et une fille qui suit :
  • Catherine de Pierre de Buffière, dame de Chateauneuf, baronne de Lostanges, de baron de Nedde et de Villeneuve, légat ses biens et titres à son neveu Théophile de Blanchier, à charge de porter le nom et les armes de la famille de Pierre de Buffier :
  • Théophile de Blanchier, chevalier, pris le nom et les armes de la famille de Pierre-Buffière sur demande de sa tante Catherine de Pierre de Buffière dont il était le légataire universel, ce qui fut sanctionné par un arrêts de la cour des Aides du 17 décembre 1639[9], baron de Lostanges, de Villeneuve-au-Comte et de Nedde, créé marquis de La Villeneuve-au-Comte et de Nedde par lettres patentes de novembre 1655, épousa la Réforme et décéda huguenot à l'âge de quarante ans le 10 novembre 1656 à Nedde et fut inhumé dans l'enclos du château selon la coutume protestante d'après les registres d'Aimoutiers[10], trois mois après son retour de Paris, où il avait passé près d'une année pour le procès qu'il avait avec monsieur de Pompadour, lieutenant gouverneur du Limousin. Il fut père de :
  • Jean-Claude de Blanchier de Pierre-Buffière-Châteauneuf, chevalier, marquis de Lostange, de La Villeneuve-au-Comte et de Nedde, seigneur de Biauch et de Falsimagne, maitre de camp et enseigne dans la première compagnie des gardes du Corps du Roi en 1687, commandant de cavalerie du duc de Bouillon en 1676, rendit foi et hommage au roi en 1676, « comme feu mon Père et mes prédécesseurs ont accoutumé de la faire ... pour le marquisat de La Villeneuve-au-Comte et de Nedde, distrait de la baronnie de Peyrat, par les accords et partages faits cy-devant par mes prédécesseurs, avec tous droit de noblesse et toute justice[11] ». Abjura le calvinisme en 1685, en même temps que sa femme et ses enfants, père entre autres de :
  • Claude de Pierre-Buffière, marquis de Lostanges, de La Villeneuve-au-Comte et de Nedde, seigneur de Gioux et de Bouillac, lieutenant des gardes du corps du roi, brigadier des armées et lieutenant général pour Sa Majesté de la province de La Marche, laissa de son mariage avec Marie de Gioux, un fils, Jacques, mort jeune, et une fille et héritière, Jeanne-Blanche de Pierre-Buffière, marquise de Lostanges et de Nedde, dame de Gioux et de Bouillac, qui épousa le 22 février 1694 Jean V comte de Montalembert, seigneur de Monbeau, capitaine de grenadiers au régiment de Normandie, à qui elle apporta toutes ses possessions et titres. D'où, entre autres enfants :
  • Charles marquis de Montalembert[12], de Lostanges et de Nedde, comte de Monbeau et de Gioux, seigneur du Terrail, chevalier de Saint-Louis, capitaine des grenadiers au régiment de Normandie, qui ne contracta pas d'alliance, il vendit en 1746 la marquisat de Nedde à :
  • Laurent-Raymond Garat, écuyer, marquis de La Villeneuve-au-Comte et de Nedde, seigneur de Beauvais, qui reçut le 16 septembre 1746 des lettres du roi lui conférant le droit de porter les titres attachés à sa terre de Nedde, sa descendance prit alors le nom de Garat de Nedde et conserva le château jusqu'à sa vente en 1954[13]. Il avait épousé Marie-Anne Faulte de Vanteaux, d'où entre autres enfants :
  • Raymond Garat, chevalier, marquis de Nedde et de La Villeneuve, capitaine au régiment de Cambraisis, marié en 1761 à Jeanne-Martiale-Galiotte de Turenne, comtesse d'Aubepeyre, dame de Saint-Yrieix, de Salles, de Courbnatiers, du Ponjet et de La Tour de Royère, fille du marquis de Turenne d'Aynac, comte d'Aubepeyre, et d'Elisabeth comtesse de Volonzac, d'où plusieurs enfants.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mars 2001 André Leycure PCF Conseiller général du canton d'Eymoutiers (1967-1998)
mars 2001 mars 2014 Jean-Louis Bataille[15] PCF
mars 2014 en cours Monique Lenoble
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2016, la commune comptait 469 habitants[Note 1], en diminution de 7,68 % par rapport à 2011 (Haute-Vienne : -0,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1801 3841 5701 3241 4301 6311 7321 8161 760
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8151 7701 8441 7631 8871 9821 9812 0502 132
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0221 9371 8361 5461 4321 3631 2671 1651 032
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
953811703665584559537534531
2013 2016 - - - - - - -
481469-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

 
Le « château » de Nedde.
 
L'église vue depuis le village de vacances.
  • La Cité des Insectes, au hameau de Chaud.
  • Le village et ses maisons limousines traditionnelles en granit.
  • L'église Saint-Martin, XIIIe siècle (limite XIVe siècle), XVe siècle et XVIIIe siècle, classée monument historique en 1912[20], ses clefs de voutes portent les armes de Jean de Berry, comte de Poitiers, et de la famille de Pierre-Buffière, les murs portent des litres funéraires aux armes des Garat de Nedde et de leurs épouses [21]. En 1618 une compagnie de pénitents bleu fut créée à Nedde[22].
  • Le château de Nedde : construit sous le règne d'Henri IV sur l'emplacement d'une bâtisse médiévale, il a été très fortement remanié dans les années 1950, période à laquelle une grande partie du décor intérieur a disparu. Il abrite désormais les locaux d'un village de vacances.
  • La forêt domaniale de Chaud, une des deux seules forêts publiques d'État de Haute-Vienne.
  • Le château du Mazeau Nicot, érigé pendant la seconde moitié du 18ème siècle, sur la route de Lauzat.

Personnalités liées à la communeModifier

ManifestationsModifier

S'y déroulent les Rencontres musicales de Nedde, chaque année, fin septembre (musique traditionnelle, gastronomie, conférences, stages, randonnées).

Fête de Nedde le premier week-end d'août (samedi-dimanche-lundi), nombreuses manifestations

S'y déroule la course des Deux-Ponts, le premier samedi du mois d'août chaque année (course pédestre de 9,6 km et 19,2 km).

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 17/07/2008.
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Archives de Cluny, Baluze, livre 6, folio 495 ; cf Études historiques sur les monastères du Limousins et de La Marche, Abbé Roy de Pierrefitte, Guéret, 1857-1863
  4. Privilège d'Eugène III pour l'abbaye de Solignac P. Rigaudie, dans "Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin", tome 39, page 639
  5. Cette justice s'étendait sur les villages de Royère, Verdinas, Roudersas, Hautefaye, Rochas, Arpeix, Rubeyne, Vincent, Lascaud, Arfeuille, Le Cloupn Jansanas, Vergnolas, Jansanetas, Le Mazeau, Le Villards, Les Bordes, Le Chätaignaux, Auchaise, Vaux, Villecros, Masgrangeas, Chassagnas, Vauveix, Beaumont, Saint-Pierre-Château, Rempnat, Saint-Yrieix-la-Montagne, Vallières, Gentioux, Faux, Morterol, La Nouaille, La Celle, Saint-Marc-à-Loubaud, La Feuillade, Tarnac, Treignax, Eymoutier, Felletin, Le Léris. Elle était rendue dans une salle au premier étage du château, la seigneurie avait une geôle à Nedde, et un piloris qui se trouvait sur la place de Royère ou les barons de Nedde rendaient parfois leur justice
  6. Dossier de la DRAC, Inventaire général du patrimoine culturel du Limousin, REF. Mérimée IA00031226
  7. de Pierre-Buffière : D'or au lion de sable, lampassé de gueules.
  8. Nobiliaire du Diocèse et de la Généralité de Limoges, tome III, Abbé Joseph Nadaud, Limoges, 1882
  9. archives départemental de la Gironde, cité par De La Coursière dans L'Intermédiaire des chercheurs et curieux du 20 janvier 1893.
  10. Nobiliaire du Diocèse et de la Généralité de Limoges, tome III, Abbé Joseph Nadaud, Limoges, 1882.
  11. Archives de la maison de Nedde, Cf. M.J. Dubois, Monographie du Canton d'Eymoutiers dans 'Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, tome 49, Limoges, 1900.
  12. de Montalembert : D'argent à la croix ancrée de sable.
  13. La famille GARAT marquis de NEDDE porte : D'azur au lac d'amour d'or accompagné de trois étoiles du même ; au chef d'or chargé d'un croissant d'azur., elle porta aussi : D'azur à trois étoile d'or ; au chef du même chargé d'un croissant de sable
  14. « Les maires de la commune » (consulté le 16 avril 2011)
  15. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. « Église Saint-Martin », notice no PA00100401, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Dont : Laurent-Raymond Garat de Nedde et Raymond Garat de Nedde, Marie-Anne Faulte de Vanteaux:D'azur, au lion d'or sur une terrasse de sinople, passant derrière un arbre du mesme, fourché de deux branches que le lion embrasse de sa queue en devant, et la repasse par derrière, et de Jeanne-Martiale-Galiotte de Turenne : coticé d'or et de gueules. Archives de la maison de Nedde : recherches d'Astrid de Nedde et du prince Odoevsky Maslov sur les litres funéraires et armoiries qui figurent en l'église Saint-Martin de Nedde
  22. Pouillé du diocèse de Limoges, Abbé A. Lecler, Limoges, 1823