Naufrage du 24 novembre 2021 dans la Manche

accident mortel

Naufrage du 24 novembre 2021 dans la Manche
Type Naufrage
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 51° 09′ 27″ nord, 1° 50′ 57″ est
Date
Bilan
Blessés 2
Morts 28

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Naufrage du 24 novembre 2021 dans la Manche

Le naufrage du 24 novembre 2021 dans la Manche est celui d'un canot gonflable transportant des migrants, Kurdes pour la plupart, ayant fait 27 morts, deux blessés et un disparu près de Calais. Les tentatives de franchissement de la Manche en embarcations légères sont devenues très fréquentes après le Brexit, mais cette traversée est la plus meurtrière depuis que l'OIM a commencé à collecter des données en 2014. Le drame se produit peu après la crise frontalière entre la Biélorussie et l'Union européenne, et rappelle la situation dramatique des nombreux migrants qui survivent à Calais avec pour seul espoir de rejoindre l'Angleterre. La France et le Royaume-Uni s'en renvoient la responsabilité, dans un contexte de durcissement de leurs relations diplomatiques marqué par une dispute autour des droits de pêche et la crise des sous-marins australiens. Le drame n’entraîne pas d’inflexion des politiques migratoires sécuritaires qui, selon de nombreux observateurs, en sont pourtant la cause.

ContexteModifier

Entre le début de l'année 2021 et le moment du naufrage, 31 500 migrants ont traversé la Manche depuis la France pour se rendre au Royaume-Uni[1]. Une responsable d'Utopia 56 estime que plus de 300 migrants sont morts sur le littoral depuis 1999[1].

Depuis l'entrée en vigueur en 2004 des accords billatéraux du Touquet, modifiés en 2018 par le traité de Sandhurst, la France est responsable du contrôle des entrées sur le territoire britannique[2],[3]. Cette décision élargit le protocole de Sangatte (2000) pour les gares[4]. De la même façon que les pays limitrophes de l’Union européenne (le Maroc ou la Turquie), la France accepte contre rémunération de bloquer sa frontière vers le Royaume Uni[4]. Ce dernier, bien qu'étant l’un des fondateurs de la convention de Genève sur l’asile de 1951, peut refouler massivement les demandeurs d’asile[5]. En 2010, l’arrangement Besson-Green autorise les services de l’immigration britannique à travailler sur le territoire français[4]. En 2015, l'accord Cazeneuve-May crée un « centre de commandement et de contrôle commun », permettant aux Britanniques de contrôler l’action policière. En contrepartie du démantèlement de la jungle de Calais en 2016, les Britanniques s'engagent à prendre un charge les mineurs isolés justifiant un lien particulier avec le Royaume-Uni, et à respecter les clauses de réunification familiale prévues par l’accord de Dublin, qui permettait à des personnes présentes dans l’UE d'obtenir l'asile en faisant valoir des liens familiaux au Royaume-Uni, mais ne tiennent pas parole[4]. Après le Brexit en 2018, la Grande-Bretagne n’est plus soumise au règlement de Dublin[6]. Le nombre de traversées de la Manche en small boats explose[4],[7]. Paradoxalement, les Français, qui mènent une politique restrictive en matière d’asile, s'ont obligés par les accords du Touquet d'empêcher des migrants de quitter le pays[4].

 
La Jungle de Calais en janvier 2016.

À Calais, le gouvernement interdit par arrêté préfectoral la distribution d'aide alimentaire par les associations[8] et démantèle les camps[9],[10], mais la police peine à empêcher les départs de small boat[11],[12], qui se multiplient pendant l'été[13] et l'automne[14] 2021. Pour les migrants, la traversée, même dangereuse, est considérée comme la seule solution de survie[11],[15],[16]: une responsable du secours catholique explique en effet qu' « à Calais, beaucoup de personnes sont broyées par le système d'asile européen. Des gens désespérés qui sont prêts à tout pour essayer de se construire un avenir »[9]. Des deux côtés de la Manche, des bénévoles se mobilisent pour venir au secours des migrants[17],[18],[15], mais aussi pour déterminer l'identité des victimes des naufrages et ainsi éviter les enterrements sous X[19],[20]. Mi-novembre 2021, trois militants, Anaïs Vogel, Ludovic Holbein et le prêtre jésuite Philippe Demeestère, mènent une grève de la faim de plus d’un mois à Calais pour dénoncer le traitement « inhumain » infligé aux migrants et le démantèlement des camps[21],[22] (voir l'article Jungle de Calais#Grève de la faim en 2021 en soutien aux migrants pour plus de détails).

Au même moment, le rapport de la commission d'enquête parlementaire sur les migrations dirigée par les personnalités LRM Sébastien Nadot et Sonia Krimi[23] est sévère pour l'action du gouvernement et sa « gestion policière » de la situation. Il critique notamment les restrictions d'accès à l'AME instaurées en 2019, la politique de démantèlement des camps menée à Calais et le pilotage de l’immigration par le seul ministère de l’intérieur. Il demande la création de voies légales de migration pour « réduire le pouvoir des mafias de passeurs »[24],[25].

Quelques jours avant le naufrage, les associations sonnent l'alerte[26]. Gérald Darmanin et Priti Patel annoncent avoir convenu de « solutions techniques supplémentaires » basées sur « l’utilisation de nouvelles technologies » pour prévenir les franchissements de la frontière[27],[3]. Pour le ministère français de l’intérieur, la stratégie unique est « structurelle, c’est de casser les réseaux de passeurs »[3]. Boris Johnson a lui envisagé d'installer des machines à vagues sur les côtes anglaises pour repousser les bateaux des migrants[28],[29],[30].

NaufrageModifier

Le 24 novembre 2021, un canot transportant 30 migrants fait naufrage dans la Manche près de Calais et Dunkerque alors qu'il tentait de rejoindre l'Angleterre[1],[31]. Vingt-sept personnes sont retrouvées mortes, tandis que deux autres personnes ont survécu et ont été sauvées et qu'une personnes est portée disparue, ce qui en fait la traversée de la Manche la plus meurtrière depuis que l'Organisation internationale pour les migrations a commencé à collecter des données en 2014[32].

Un Somalien et un Kurde d’Irak sont les seuls rescapés. Ils ont été placés au centre de rétention administrative de Coquelles[33]. Selon l'un d'eux, Mohammed Shekha, 21 ans, la France et le Royaume-Uni ont été contactés par téléphone quand le bateau s'est mis à couler, mais auraient refusé de venir à leur aide[34],[35],[12].

Les victimesModifier

La plupart des victimes étaient Kurdes, originaires d’Irak ou d’Iran[18] et auraient transité par le camp de Grande-Synthe. Les corps des 27 naufragés sont autopsiés par l’Institut médico-légal de Lille[11]. Les proches de personnes disparues ne sont pas autorisés à reconnaître les corps mais sont invités à laisser leur ADN. Les gendarmes utilisent aussi les empreintes digitales et les relevés dentaires des victimes. L’identification formelle est longue, et doit être validée par une commission avant que les permis d’inhumer ne soient délivrés[33],[35],[36],[37].

Une femme enceinte, un adolescent et trois enfants font partie des victimes[38]. La première à être identifiée est Maryam Nuri Mohamed Amin[39] (surnommée "Baran", “pluie” en kurde), une jeune femme kurde de 24 ans originaire du nord de l’Irak, qui tentait de rejoindre son fiancé au Royaume-Uni et n'était pas parvenue à obtenir un visa[40],[41],[42],[43].

Jan Kakar, président de l’association de solidarité et culturelle des Afghans de Paris et ancien interprète pour la police aux frontières de Calais, a centralisé les contacts avec les personnes à la recherche de disparus et identifié une dizaine de victimes[35].

Husain, 24 ans, voyageait avec deux amis, Naeem et Shahwali. Lui et l'un de ses amis étaient retournés quelques mois en Afghanistan pour se marier. Ils voulaient retourner en l’Angleterre, ils y travaillent depuis plusieurs années dans le bâtiment[35]. Ahmad, né en 1994, et Hamdullah, né en 199, font aussi probablement partie des victimes encore non formellement identifiées[35].

Naeem, 40 ans, vivait en Grande-Bretagne depuis 2009 et y avait demandé l'asile. Il revenait d’Afghanistan où il avait rendu visite à sa famille. Dans un de ses derniers appels téléphoniques, il dit qu’ils avaient appelé la police anglaise depuis le bateau sans succès[35].

Shahwali, âgé d’une vingtaine d’années et originaire de Logar en Afghanistan, était arrivé mineur et travaillait dans le bâtiment en Grande-Bretagne. Il était rentré au Pakistan, où sa famille est exilée, pour se marier. Il revenait en Angleterre pour travailler et faire vivre sa famille[35].

Khazal, une femme kurde âgée de 46 ans, originaire de Darbandikhan en Irak, et ses trois enfants, Hadia, 22 ans, Mubin, 16 ans, et Hasti, 7 ans, avaient été expulsés du camp de Grande-Synthe par la police la semaine avant le drame. Ils avaient tout perdu dans l'évacuation, y compris tente et de sacs de couchage. A un journaliste du Times qui l'interrogeait sur une éventuelle traversée en bateau, elle avait répondu : « L’idée que mes enfants et moi allions dans ce bateau m’inquiète à chaque minute. Mais regardez où nous en sommes : nous ne pouvons pas rester ici »[44],[35].

Suites judiciairesModifier

La Juridiction interrégionale spécialisée de Lille est saisie de l'enquête ouverte pour « aide à l'entrée et au séjour irréguliers en bande organisée », « homicide et blessures involontaires » et « association de malfaiteurs ». Cinq passeurs présumés sont arrêtés peu de temps après le naufrage[45]. Début décembre à Boulogne-sur-mer, dans une affaire similaire, trois passeurs écopent d'un an à quatre ans de prison ferme pour avoir commis, « en bande organisée », le délit d’« aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irrégulier en France »[46].

RéactionsModifier

Grande-BretagneModifier

Le Premier ministre britannique Boris Johnson se déclare « choqué, consterné et profondément attristé » par l'incident[1]. Le ministre de l'Intérieur Priti Patel commente l'incident en disant qu'il est le « rappel le plus frappant possible des dangers des traversées de la Manche ».

Un représentant d'une organisation caritative pour les migrants déclare que le Royaume-Uni devrait accepter plus de réfugiés et que « [...] si tout le monde est censé rester en France parce que nous sommes légèrement à l'ouest de la France, alors la France peut dire la même chose chose à l'Italie, puis l'Italie pourra dire la même chose à la Libye, et à la fin, tout le régime international de protection des réfugiés s'effondrera »[47][réf. à confirmer].

Le 26 novembre, le premier ministre britannique publie sur twitter une lettre à la France, dans laquelle il écrit notamment « Je propose que nous mettions en place un accord bilatéral de réadmission pour permettre le retour de tous les migrants illégaux qui traversent la Manche »[48]. Le porte parole du gouvernement français juge cette lettre « indigente sur le fond et totalement déplacée sur la forme », et le ministre de l’intérieur annule l’invitation de son homologue britannique, Priti Patel, à une réunion internationale consacrée à la question migratoire le 28 novembre à Calais[49],[50],[51],[52],[53].

FranceModifier

Emmanuel Macron demande « le renforcement immédiat » de Frontex[54]. Le Premier ministre Jean Castex qualifie l'incident de « tragédie » et les noyés de « victimes de passeurs qui exploitent leur détresse et leurs blessures ». Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin déclare que « c'est une situation épouvantable pour la France, pour l'Europe et pour l'humanité de voir ces personnes périr en mer à cause des passeurs ». La France promet[Quand ?] de lancer une nouvelle opération de recherche pour rechercher d'éventuels survivants[réf. nécessaire].

Le discours sécuritaire sur le renforcement des frontières est vivement critiquée par les associations, pour qui les traversées de la Manche sont le résultat de la sécurisation du port de Calais et du tunnel sous la Manche, qui empêche les passages en camion. Un chargé de mission du Secours catholique explique : « C’est une hypocrisie immonde de dire qu’on va lutter contre les passeurs. Ce sont eux qui les ont fabriqués. J’ai connu au début des années 2010 une période où les gens passaient sans argent. C’est la sécurisation à outrance qui a fait les réseaux »[18].

L'éditorialiste du Monde estime aussi qu'« il serait temps d’admettre la vanité de cette rhétorique. Si les traversées désespérées se multiplient, si les passeurs prolifèrent, c’est qu’il n’existe pratiquement aucune voie légale d’immigration au Royaume-Uni (...) La question fondamentale n’est pas celle des passeurs mais, désormais, celle du partage des demandeurs d’asile entre l’Union européenne »[5]. De même que Gérald Darmanin qui explique que le drame résulte de l'absence de voie d'immigration légale en Grande-Bretagne[55].

Le 1er décembre, Jean Castex écrit à son Boris Johnson, pour « appeler à ce que chaque pays prenne ses responsabilités », et expliquer qu'« une grande partie de la solution » se trouve au Royaume-Uni[6].

Commission européenneModifier

Le 27 novembre, Margaritis Schinas, vice-président de la Commission européenne, rappelant que « le principal slogan de la campagne du référendum [sur le Brexit] était “Nous reprenons le contrôle” », explique que le Royaume Uni ayant quitté l'UE, il « doit à présent décider comment organiser la gestion du contrôle de ses frontières »[56].

Conséquences sécuritairesModifier

 
Une haute clôture surmontée de barbelés qui entoure le port de Calais.

À l'issue de la réunion des Vingt-Sept du 28 novembre 2021 à Calais, dont le but était de renforcer la lutte contre le trafic migratoire, Gérald Darmanin annonce qu'un avion de Frontex survolera jour et nuit la zone, de la France aux Pays-Bas, pour lutter contre le trafic migratoire sur la Manche[57]. Ce recours à Frontex était en réalité déjà acté avant le naufrage[39]. Aucune mesure supplémentaire de secours en mer n’est prévue[39]. Les conditions de vie des exilés n’ont pas été abordées[58].

À Londres, début décembre 2021, Boris Johnson défend le projet de loi « nationalité et frontières » qui est censé lui permettre de reprendre le contrôle des frontières. Cette loi criminalise les traversées de la Manche en embarcations légères, autorise les pushbacks (le renvoi des embarcations vers le large) et prévoit la création de centres pour demandeurs d’asile en dehors du Royaume-Uni [59]. Selon la commission parlementaire aux droits humains britannique, le texte est « incompatible avec les obligations du Royaume-Uni dans le cadre de la convention des Nations unies sur les réfugiés »[59].

Plus de 300 personnes sont mortes en tentant de traverser la manche depuis 1999, et certains universitaires constatent que, comme dans la crise à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, les gouvernements européens se défaussent de leur propre responsabilité dans les conséquences meurtrières de la politique migratoire qu'ils mettent en oeuvre[7],[60]. En effet, selon eux, la stratégie consistant à harceler les migrants augmente leur désir de rejoindre le Royaume-Uni, et la politique sécuritaire accroît le prix demandé par les passeurs qui existent parce que les frontières sont devenues impossibles à traverser légalement[7].

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d « Calais : au moins vingt-sept morts dans le naufrage d’une embarcation », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. « Naufrage de migrants dans la Manche : les accords du Touquet au cœur des critiques », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. a b et c « Migrants dans la Manche : les accords du Touquet au cœur du drame », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. a b c d e et f « « La France est dans une position qu’on pourrait comparer à celle du Maroc ou de la Turquie » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. a et b « Tragédie de Calais : l’asile en question pour Paris et Londres », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. a et b « Migrants dans la Manche : rebond épistolaire entre Paris et Londres », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. a b et c « « Ce sont bien les Etats qui tuent des migrants aux frontières de l’Europe » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. Stéphanie Maurice, « Distribution alimentaire à Calais : «Pourquoi ils interdisent ?» », sur Libération, (consulté le )
  9. a et b Stéphanie Maurice, « Avec la fermeture des camps, la longue errance des migrants », sur Libération (consulté le )
  10. « A Calais, le gouvernement peine à justifier les images de lacération des tentes de migrants », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. a b et c Fabien Leboucq et Elsa de La Roche Saint-André, « Ces policiers français ont-ils laissé des migrants traverser la Manche en bateau ? », sur Libération, (consulté le )
  12. a et b « Migrants à Calais : lacérées ou pas, "les tentes finissent à la benne" », sur www.arretsurimages.net, (consulté le )
  13. « Les traversées de la Manche en « small boats » en nette augmentation », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. « Traversées de la Manche : un migrant mort, un disparu et plus de 400 secourus en mer », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. a et b « Migrants dans la Manche : à Calais, les sauveteurs voudraient que ce drame « éveille les consciences des gouvernants » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. « « Ici, je meurs à petit feu » : depuis cette plage du Nord, des migrants s’élancent dans la mer au péril de leur vie », sur L'Obs, (consulté le )
  17. « Dans le Kent, des volontaires se mobilisent en faveur des migrants », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  18. a b et c « La colère des associations après la mort de 27 migrants dans la Manche : « C’étaient des hommes, des femmes, des enfants, des humains » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
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  55. « Gérald Darmanin appelle le Royaume-Uni à ouvrir « un accès légal à l’immigration » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ) :

    « Aussi, les Britanniques n’ont pas de filière de migration légale, donc tous ceux qui veulent déposer une demande de migration légale tentent la traversée au péril de leurs vies et on voit des drames, c’est ça qu’il faut remettre à plat. »

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  57. « Lutte contre le trafic migratoire dans la Manche : Gérald Darmanin annonce le déploiement d’un avion de Frontex », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
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Articles connexesModifier

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