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La Gateway Arch éclairée en rose pour le National Breast Cancer Awareness Month.

Octobre rose est une campagne annuelle de communication destinée à sensibiliser au dépistage du cancer du sein et à récolter des fonds pour la recherche[1]. Le symbole de cet évènement est le ruban rose. Son équivalent anglo-saxon est le National Breast Cancer Awareness Month. Organisée chaque mois d'octobre, elle a pour but d'accroître la sensibilisation à la maladie et de recueillir des fonds pour la recherche. Elle a été instaurée en 1985.

HistoriqueModifier

Originaire des États-Unis, où elle a lieu pour la première fois en 1985, soutenue par l'American Cancer Society et l'entreprise Imperial Chemical Industries[2], la première campagne a lieu en France en 1994, à l'initiative du groupe Estée Lauder, qui créé l'association Le Cancer du sein, parlons-en ![3], et du magazine Marie-Claire[4].

DescriptionModifier

 
Départ d'une course organisée à l'occasion d'Octobre rose, à Chambéry en 2015.

Octobre rose est destiné à sensibiliser au dépistage du cancer du sein. Durant ce mois, des initiatives comme des courses à pied, des ventes aux enchères, ou des collectes de soutiens-gorge sont organisées[3]. Cette manifestation est organisée afin de rassembler des associations et des professionnels de santé autour de l'information sur le dépistage du cancer du sein[3].

L'évènement est aussi consacré à l'information sur les aides à l'attention des aidants entourant les personnes atteintes d'un cancer du sein[5].

CritiquesModifier

Octobre rose est critiqué pour son message jugé péremptoire et non nuancé[6], voire culpabilisant[4], en faveur du dépistage systématique du cancer du sein, dont la balance bénéfice-risque est scientifiquement controversée[4],[7]. En 2015, un groupe de médecins se forme pour critiquer le message de la campagne, qu'il juge basé sur des injonctions culpabilisantes au lieu d'une information objective[4].

Octobre rose est critiqué pour son pinkwashing[4], consistant à associer de manière très sexiste le rose aux femmes.

De plus, cette campagne invisibilise les cas de cancer du sein chez les hommes (1 % des cas)

Enfin, on observe que ses pratiques connaissent des dérives marketing[8].

RéférencesModifier

  1. « Octobre rose, le mois dédié à la sensibilisation au cancer du sein », sur RTL2, (consulté le 25 février 2018).
  2. Anaïs Lecoq, « Attention au « pinkwashing » : le marketing d'Octobre rose », sur L'Union, (consulté le 25 février 2018).
  3. a b et c AFP, « Octobre rose, uns mois d'initiatives contre le cancer du sein », sur Le Point, (consulté le 25 février 2018).
  4. a b c d et e Anne-Aël Durand, « « Octobre rose » : faut-il un dépistage systématique du cancer du sein ? », sur Les Décodeurs, (consulté le 25 février 2018).
  5. Clémence Gourdon Negrini, « Octobre rose, un mois de mobilisation contre le cancer du sein », sur France Bleu, (consulté le 25 février 2018).
  6. Fabienne Maleysson et Anne-Sophie Stamane, « Octobre rose, des slogans pro-dépistage à nuancer », sur UFC-Que Choisir, (consulté le 25 février 2018).
  7. Dominique Dupagne, « Un pavé dans la mare d'octobre rose », sur France Inter (consulté le 25 février 2018).
  8. Pierre Bienvault, « Octobre rose, santé publique et marketing commercial », sur La Croix, (consulté le 25 février 2018).

AnnexesModifier