Naos

partie d'un édifice religieux

Naos du grec ancien ναός, « temple, sanctuaire », désigne dans le domaine de l'architecture, la partie centrale d'un édifice cultuel, recevant généralement l'effigie d'une divinité.

Ainsi correspond-il à la partie la plus importante d'un temple de la Grèce antique, de l'Égypte antique, au Débir du temple de Jérusalem, ou encore au « Saint des Saints » des églises orthodoxes.


Égypte antiqueModifier

 
Les quatre faces d'un naos égyptien.
Naos
O18
{{{trans}}}
 
On distingue sur la gauche un naos avec le roi Narmer assis à l'intérieur.

Le naos est connu dans sa forme égyptienne depuis le début de l'histoire de l'Égypte antique. Il est représenté par un hiéroglyphe.

Tout pharaon commence sa construction divine par celui-ci, puis achève le reste du monument, car c'est dans cette pièce que repose la Divinité.

Chaque temple abrite un naos, salle ultime de l'élément divin renfermant une statuette à l'image du dieu ou de la déesse. Un seul homme peut entrer en contact avec Dieu, pharaon. Celui-ci ne peut pas se multiplier partout dans le pays alors il se double, cultuellement, en tant que grand prêtre. Le grand prêtre est le seul capable de pénétrer dans la salle sainte.

La statue d'une personne titulaire d'un petit naos, comme la statue du trésorier ramesside Panehsy, est appelé naophorous[1]. Les premiers exemples de ces statues datent de la XVIIIe dynastie[2].

Grèce antique - Rome antiqueModifier

Dans les temples grecs et romains (latin : cella), il renferme aussi la statue du dieu, à laquelle le profane n'accède normalement pas.

NotesModifier

  1. Elizabeth Frood, John Baines, Biographical Texts from Ramessid Egypt, Society of Biblical Literature, 2007, (ISBN 1589832108), p.166.
  2. Jacques Vandier, Manuel d'archéologie égyptienne, A. et J. Picard, 1952, p.68.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • René Ginouvès, Dictionnaire méthodique de l'architecture grecque et romaine, t. III : Espace architecturaux, bâtiments et ensembles, coll. « École française de Rome 84, EFR - EFA », (ISBN 2-7283-0529-3).