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Nans-sous-Sainte-Anne

commune française du département du Doubs

Nans-sous-Sainte-Anne
Nans-sous-Sainte-Anne
L'ancienne taillanderie de Nans-sous-Sainte-Anne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Ornans
Intercommunalité Communauté de communes Loue-Lison
Maire
Mandat
Emmanuel Cretin
2014-2020
Code postal 25330
Code commune 25420
Démographie
Gentilé Nanais
Population
municipale
147 hab. (2016 en diminution de 2,65 % par rapport à 2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 58′ 39″ nord, 5° 59′ 59″ est
Altitude Min. 357 m
Max. 770 m
Superficie 8,86 km2
Localisation

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Nans-sous-Sainte-Anne

Nans-sous-Sainte-Anne est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants se nomment les Nanais et Nanaises.

GéographieModifier

Le village, situé à 365 mètres d’altitude, se trouve à la confluence de sept vallées (celles du Lison amont, du Lison aval, de l’Arcange, du Bief de Vaux, du Bief de Foure, du Verneau et des Prés Prin) qui ont profondément entaillé le plateau qui culmine à 700 m d'altitude.

 
Panorama sur le village depuis Crouzet-Migette.

ToponymieModifier

Nans en 1145 ; Nan en 1315 ; Nant en 1410 ; Nan deçà de l'eau en 1614 ; Nans-sous-Sainte-Agnès au XVIIIe siècle[1].

Situé dans une reculée jurassienne caractéristique, entouré de falaises et à proximité de la source du Lison, peint par Gustave Courbet,[2] le nom de la commune vient du gaulois « nanto » qui désigne une vallée (souvent encaissée), une rivière, ou un torrent[3],[4].

Orthographié nan/nans/nant ou nanc-, ce mot est très présent dans la toponymie[5], notamment dans les régions de relief calcaire, où on le trouve associé aux dépressions plus ou moins étroites et profondes que l'on y rencontre, comme dans le cas de Nant (Aveyron), Nantua (Ain) ou Nancy (Meurthe-et-Moselle) (voir Nancy#Toponymie pour d'autres précisions sur cette racine) et dans le cas présent.

La racine « nanto » est d'ailleurs particulièrement fréquente dans le Jura (cf. Gondenans-les-Moulins, Nans, les Nans, Mournans-Charbonny, Nanc-lès-Saint-Amour, Nance, Nancuise, Nantey). Elle est aussi à la base de noms de famille comme Nantet ou Nantel.

Communes limitrophesModifier

  Saraz Éternoz  
Salins, Saizenay (Jura) N Montmahoux
O    Nans-sous-Sainte-Anne    E
S
Geraise (Jura) Sainte-Anne, Crouzet-Migette

HistoireModifier

Sur le territoire de la commune subsistent quelques vestiges du château de Montrichard. Il était constitué d'une haute tour protégeant un ensemble de bâtiments annexes. Un fossé taillé dans le roc isolait ce petit promontoire du côté ouest.

Bâti au XIIIe siècle pour surveiller le chemin médiéval qui descendait de Montmahoux, il fut totalement ruiné par les troupes de Louis XI vers 1479.

Il abrita dans le courant du XIVe siècle un atelier de fausse monnaie ducale.

Maigres en sont les vestiges de nos jours. Seul un œil averti en distingue quelques éléments...

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2008 Gilbert Carrez PCF  
mars 2008 mars 2014 Daniel Menweg[6] Apparenté PCF  
mars 2014 En cours Emmanuel Cretin SE Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2016, la commune comptait 147 habitants[Note 1], en diminution de 2,65 % par rapport à 2011 (Doubs : +1,79 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
327320328327358366447483450
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
439414378370392366345315299
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
294312289231222195209231201
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
138113128141142125141143145
2013 2016 - - - - - - -
141147-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

Le village, grâce à sa situation à la confluence de plusieurs vallées qui ont profondément entaillé le plateau, est un lieu au paysage exceptionnel et un paradis pour les randonneurs, les pêcheurs, les adeptes de l'escalade ou de la spéléologie. On y trouve :

  • Deux résurgences :
    • le Verneau souterrain : un des réseaux spéléologiques les plus vastes de France dont plusieurs accès se trouvent sur la commune de Déservillers, à 7 kilomètres de là.
    • La source du Lison : une résurgence débouchant dans une grotte et tombant ensuite en une cascade qui ne tarit jamais. À proximité, se trouvent deux « monuments » karstiques : le Creux Billard, gouffre de plus de 80 m de profondeur et la Grotte Sarrazine, arcade de 100 m de hauteur et 30 m de largeur.
  • Une via ferrata, « les Baumes du Verneau ».
  • Des bâtiments remarquables :
    • Le château Mirabeau[11] construit au XVe siècle qui, à la veille de la Révolution, aurait abrité les amours adultérines entre la jeune épouse du marquis de Monnier, propriétaire des lieux, et Mirabeau alors «emprisonné» au Château de joux. Dès lors, il a gardé le nom de cet illustre amant.
    • L'église Saint-Urbain[12] avec son clocher comtois dont la nef principale date du XVe siècle.
    • Une taillanderie (forge fabricant des outils de coupe tels des faux) datant du XIXe siècle, en parfait état de fonctionnement est visitable. Elle appartenait aux frères Philibert.


Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 5, Besançon, Cêtre, 1986(
  2. « Gustave Courbet - The Complete Works - The Source of the Lison - gustavecourbet.org », sur www.gustavecourbet.org (consulté le 31 janvier 2018)
  3. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, , 440 p. (ISBN 978-2-87772-237-7), p. 230.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989, page 488.
  5. Xavier Delamarre, Noms de lieux celtiques de l'Europe ancienne, éditions Errance, , 383 p. (ISBN 978-2-87772-483-8), page 203.
  6. [PDF] Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. http://www.routedescommunes.com/doubs/amancey/nans-sous-sainte-anne
  12. http://clochers.free.fr/base/nans_ssa.html
  13. Louis Pergaud à Nans-sous-Sainte-Anne
  14. La source du Lison est à l'origine de la législation sur la protection de l'environnement sur le Portail Loue Lison furieuse
  15. La source du Lison est à l'origine de la législation sur l'environnement sur gaganans.blogs.com