Néferhétepès (fille de Djédefrê)

Néferhétepès
Image illustrative de l’article Néferhétepès (fille de Djédefrê)
Buste de Néferhétepès trouvé à Abou Rawash et conservé au musée du Louvre
Nom en hiéroglyphe
F35R4
X1 Q3
S29B7
Transcription Nfr-ḥtp=s
Famille
Grand-père paternel Khéops
Père Djédefrê
Mère Khentetenka ?
Hétep-Hérès II ?
Conjoint Ouserkaf
Enfant(s) Sahourê
Fratrie Setka
Baka
Hernet
Nykaou-Djédefrê ?
Hétep-Hérès III

Néferhétepès (nfr htp-s, signifiant « Sa Paix/Grâce est belle ») est une princesse de la IVe dynastie, fille du roi Djédefrê. Cette princesse nous est connue par un fragment de statue trouvé à Abou Rawash, lieu où son père a construit sa pyramide.

Néferhétepès, un princesse de la IVe dynastieModifier

On ne connaît pratiquement rien de la vie de cette princesse. On sait juste qu’elle est l’une des filles du roi Djédefrê. Le nom de sa mère n’est pas connu, il s’agit peut-être de l’une des deux reines connues de ce roi, à savoir Khentetenka et Hétep-Hérès II.

Des membres de la fratrie du prince sont connus. Il a en tant que frères ou demi-frères les princes Setka, Baka, Hernet et peut-être Nykaou-Djédefrê, et en tant que sœur ou demi-sœur la princesse Hétep-Hérès III.

Néferhétepès portait les titres de « Fille du Roi de son Corps » et d’« Épouse du Dieu »[1]. Néferhétepès était également prêtresse d'Hathor, maîtresse du sycomore (hm.(t) ntr Hthr nb.t nht), titre inscrit sur la base d'une statue d'Abou Rawash. Elle est la première prêtresse attestée d'Hathor[2].

Sa sépulture a peut-être été réalisée à Abou Rawash mais, si c’est le cas, on ne l’a pas encore retrouvée[3].

Hypothèse abandonnéeModifier

Jusqu'à récemment, les égyptologues pensaient qu'il était possible que Néferhétepès soit identique à une femme homonyme enterrée dans une petite pyramide à côté de la pyramide d'Ouserkaf, le premier roi de la Ve dynastie. Dans un document mentionnant son culte funéraire, Néferhétepès est mentionnée comme ayant le titre de « Mère du Roi de Haute et Basse-Égypte », mais pas le titre d'« Épouse du Roi ». Certains égyptologues pensaient donc qu’elle était la mère du roi Ouserkaf et également fille du roi Djédefrê.

Or le temple mortuaire de cette pyramide avait été modifié sous le règne de Sahourê[4], deuxième roi de la Ve dynastie et dont le nom fut retrouvé sur un fragment du temple mortuaire. De plus, des reliefs provenant de la chaussée de la pyramide de Sahourê ont montré que la reine Néferhétepès était en réalité la mère du roi Sahourê et l’épouse du roi Ouserkaf[5]. Vu l’écart chronologique entre ces deux homonymes, l’hypothèse qu’elles ne fassent qu’une seule et même personne est très peu probable et est aujourd’hui abandonnée[6],[7].

BibliographieModifier

NotesModifier

  1. Dodson, p. 60
  2. Robyn A. Gillam, Priestesses of Hathor: Their Function, Decline and Disappearance, Journal of the American Research Center in Egypt, Vol. 32 (1995), pp. 211-237
  3. Abou Rawash, site choisit par Djédefrê pour édifier sa pyramide a été conçu comme toute nécropole royale avec, à proximité du complexe funéraire royal, les sépultures des grands du royaume ainsi que de la famille royale. Des fouilles récentes menées conjointement par une équipe franco-suisse et le conseil suprême des Antiquités égyptiennes ont permis de dégager plusieurs tombes à proximité de la pyramide royale. Leur identification est encore en cours, faute de matériel archéologique convaincant pour le moment.
  4. Dodson & Hilton, pp.55, 65
  5. Tarek El Awady: The royal family of sahure. New evidence, in: M.Barta; F. Coppens, J. Krjci (Hrsg.): Abusir and Saqqara in the Year 2005, Prague 2006 (ISBN 80-7308-116-4), p. 192-98
  6. Tarek El Awady: The royal family of sahure. New evidence, in: M.Barta; F. Coppens, J. Krjci (Hrsg.): Abusir and Saqqara in the Year 2005, Prague 2006 (ISBN 80-7308-116-4), p. 197-98
  7. Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien - Vol 2, p. 492