Musée de la Romanité de Nîmes

musée français
Musée de la Romanité
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Le musée de la Romanité[1] de Nîmes est un musée situé face à l'amphithéâtre romain de Nîmes, dans le département du Gard et la région Occitanie. Il a ouvert le 2 juin 2018.

Au cœur de la cité nîmoise, face aux arènes bimillénaires, ce musée archéologique[2] présente les collections de la ville, qui s’animent grâce à 65 dispositifs multimédia (réalité augmentée, technologies audiovisuelles). Les origines de la ville sont évoquées par les vestiges d’un fronton monumental qui orne l’atrium central du Musée. L’escalier à double révolution entraîne le visiteur à l’époque gauloise, puis l’immerge au cœur de la vie quotidienne romaine, à la découverte de la ville et ses habitants il y a près de 2 000 ans. Il traverse ensuite le Moyen Âge, jusqu’à l’époque contemporaine, pour découvrir l’influence de la Romanité au fil des siècles.

Dans son écrin d’architecture contemporaine imané par Elizabeth de Portzamparc, une toge de verre plissée dont les lames de verre évoquent une mosaïque, ce lieu de vie est à la fois musée scientifique et innovant, restaurant, jardin méditerranéen, rooftop à 360° sur les plus lieux emblématiques nîmois.

Naissance du Musée de la RomanitéModifier

2006-2007, des fouilles archéologiques préventives ont lieu dans les allées Jaurès avant des travaux. Lors de ses recherches une domus (maison romaine) et deux mosaïques[3] nommées Achille et Penthée ont été découvertes en excellentes états de conservation. Ces pièces sont qualifiées par les spécialistes de "plus belles pièces après celles de Pompéi". Cette découverte va alors renforcer la volonté de Jean-Paul Fournier, Maire de Nîmes, de créer un nouveau musée contemporain. En effet, il souhaite présenter ces œuvres d'une grande rareté tout en conservant celles conservées dans l'ancien musée archéologique de Nîmes datant du XIXème siècle.

À la suite d'un concours d'architecture confrontant en phase finale trois architectes, Rudy Ricciotti, Elizabeth de Portzamparc et Richard Meier, les trois projets ont été exposés en mai 2012 au Carré d'Art et le jury a choisi le projet d'Elizabeth de Portzamparc[4].

La pierre inaugurale du musée est posée le 11 mai 2015[5].

Le 15 décembre de la même année, des pièces archéologiques monumentales de la collection et autour desquelles le musée est construit, telles que les mosaïques de Bellérophon et des bornes milliaires, jusque-là exposées au musée archéologique du cloître des Jésuites, sont transférées au chantier du musée à l'aide de grues[6],[7].

Le 2 mai 2016 le projet du musée remporte le prix "Future Heritage Award[8]", qui récompense la plus belle création contemporaine créant un futur héritage culturel[9].

Après plus de cinq années d'études et de travaux, le musée ouvre au public le 2 juin 2018.

Historique de la constructionModifier

Date Étape
Lancement du concours international d'architecture[10].
Jury de concours pour l'analyse des 103 dossiers de candidature reçus et choix de 3 équipes.
Jury de concours pour le choix du projet lauréat.
Conseil municipal exceptionnel entérinant le choix du projet lauréat.
début 2013 Dépôt du permis de construire.
Rapport et conclusions du commissaire enquêteur à la suite de l'enquête publique.
Délivrance du permis de construire.
2014 Démolitions et préparation des travaux[11].
Démarrage de la construction et pose de la première pierre.
fin 2016 Livraison du bâtiment et installation des collections.
juin 2018 Ouverture au public[12].

Le parcours permanentModifier

Epoque préromaine (VIIème siècle av. J.C / Ier siècle av. J.C)Modifier

Le musée de la Romanité vous propose de vivre une immersion dans la vie quotidienne des Romains et de découvrir une reconstitution d'une maison gauloise entièrement reconstituée (d'après les découvertes réalisées sur le site de Gailhan). De plus, l'immersion est accentuée par la présence de plusieurs dispositifs multimédias[13].

La période Romaine (Ier siècle av. J.C / IIIème siècle ap. J.C)Modifier

La collection du musée regorge d'une multitude d'objets du quotidien. Vous allez cheminer entre des découvertes sur l'urbanisme, l'habitat, les habitudes journalières mais aussi sur les décors de vie des Romains... Ne ratez pas la mosaïque de Penthée[14] ( "plus belles pièces après celles de Pompéi") ou la reconstitution de la Domus Villa Roma !

La période Médiévale (Xème siècle au XVème siècle ap. J.C)Modifier

Directeurs générauxModifier

  • 2018 : Bernard Reilhac (démissionnaire)[15]

- interim Frederic Escojido : novembre 2018 à juin 2019.

  • depuis 2019 : Fabrice Cavillon

Notes et référencesModifier

  1. « Accueil – Musée de la romanité – Nîmes » (consulté le 22 janvier 2020)
  2. Gilles Renault, « Nîmes, le palais des toges », sur Libération.fr, (consulté le 22 janvier 2020)
  3. GUILLAUME MOLLARET, « Découverte de deux mosaïques gallo-romaines à Nîmes », sur Le Figaro.fr, (consulté le 22 janvier 2020)
  4. (en) « Musée de la Romanité in Nîmes by Elizabeth de Portzamparc », sur dezeen.com
  5. « Nîmes : la pose de la première pierre du musée de la Romanité », sur midilibre.fr,
  6. « Nîmes : d'un musée à l'autre », sur midilibre.fr,
  7. « Nîmes : le délicat transfert de pièces archéologiques d'un musée à l'autre », sur midilibre.fr,
  8. « Le Musée de la Romanité remporte le Prix « Future Heritage Award » à Dubrovnik, Croatie », sur Elizabeth de Portzamparc, (consulté le 22 janvier 2020)
  9. « Le Musée de la Romanité remporte le « Future Heritage award » en Croatie », sur objectifgard.com,
  10. « Musée de la Romanité: le projet architectural fait l'unanimité », sur midilibre.fr
  11. « Musée de la Romanité: le début d'une nouvelle ère », sur midilibre.fr
  12. « Le musée de la Romanité sort de terre », sur objectifgard.com
  13. Ecrit par Mattea Trovato, « A Nîmes, le nouveau Musée de la Romanité parcourt 25 siècles d’Histoire grâce à des dispositifs innovants de médiation », sur Club Innovation & Culture CLIC France, (consulté le 22 janvier 2020)
  14. « Actualité | A Nîmes, restauration d'une mosaïque romaine », sur Inrap, (consulté le 22 janvier 2020)
  15. http://www.objectifgard.com/2018/11/06/nimes-le-directeur-du-musee-de-la-romanite-sur-le-depart/

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Sophie Flouquet, « Nîmes, les nouveaux habits de la romanité », Le Journal des arts no 373, juillet/septembre 2012

Articles connexesModifier

Liens externesModifier