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Musée Claude-Nicolas Ledoux d'Arc-et-Senans

musée français
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Musée Claude-Nicolas Ledoux d'Arc-et-Senans
Musée architecture Ledoux 035.JPG
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Le musée Claude-Nicolas Ledoux d'Arc-et-Senans est un musée d'architecture et d'urbanisme de la saline royale d'Arc-et-Senans (classée au Patrimoine mondial de l'humanité), dans le Doubs en Franche-Comté. Inauguré en 1991, il est consacré à l'architecte urbaniste franc-maçon utopiste visionnaire Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806). Surnommé « l'architecte des Lumières », il est l'un des principaux utopistes et représentants de l'architecture néo-classique au XVIIIe siècle.

HistoriqueModifier

L'œuvre et les projets d'architecture néo-classique, de développement économique et social, et d'utopie sociale de Claude-Nicolas Ledoux, considéré comme un des architectes urbanistes visionnaires les plus importants et prolifiques de son temps, sont inspirés des valeurs humanistes, utopistes et franc-maçonnes du siècle des Lumières, en particulier de celles des physiocrates et du philosophe Jean-Jacques Rousseau.

Considéré à ce jour comme avant précurseur visionnaire du postmodernisme, du cubisme et du surréalisme, il est inspiré par la civilisation gréco-romaine, le palladianisme (architecture vénitienne), la géométrie, l'équilibre, avec pour credo « le bien-être de l’homme dans une organisation saine du travail ».

En tant qu'architecte des Eaux et forêts, architecte urbaniste du Roi, membre de l’Académie royale d'architecture, inspecteur des finances des salines de Lorraine et de Franche-Comté, architecte de la Ferme générale (institution financière chargée de percevoir les impôts royaux), et protégé du roi Louis XV par Madame du Barry, maîtresse et favorite de ce dernier, il élabore durant toute sa vie son projet majeur de « cité idéale de Chaux » consacrée à la production royale de sel du Jura (surnommé l'« or blanc », rapport à la gabelle du sel, impôt royal très lourd et très impopulaire d'alors). Son projet intègre :

Ce musée est fondé en 1991 par la Fondation Claude-Nicolas Ledoux et par le conseil départemental du Doubs, dans l'ancienne tonnellerie de la Saline royale d'Arc-et-Senans (son chef d'œuvre classé Patrimoine mondial de l'humanité en 1982), pour exposer une soixantaine de maquettes et de nombreux croquis de ses principaux projets architecturaux : cité idéale de Chaux, hôtels particuliers, maisons de maître, théâtres, bâtiments d’octroi, mur des Fermiers généraux de Paris, édifices industriel, églises, temple, bains publics, pont, fontaine, bateaux, jardins familiaux, école, prison, hôpital, maison de retraite, cimetière...

Son parti-pris pour la noblesse et le royalisme ainsi que les coûts jugés délirants de ses projets (cité idéale de Chaux partiellement réalisée à la Saline royale d'Arc-et-Senans, mur des Fermiers généraux et barrières de Paris commandés par le fermier général et chimiste Antoine Lavoisier), lui valent la fin de sa carrière à la Révolution française, l'hostilité générale, la disgrâce et l'emprisonnement en 1789. Plus de 100 ans après sa disparition, à partir des années 1920, sa place et son œuvre sont réhabilitées dans l'histoire de France et l'histoire de l'architecture (postérité critique de Claude-Nicolas Ledoux).

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